Environ 3.000 soldats irakiens formés par la coalition sont engagés dans la reconquête de Ramadi

La stratégie de la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh) emmenée par les États-Unis repose notamment sur l’appui aérien au profit des forces terrestres locales au contact des jihadistes et sur la formation d’unités de l’armée irakienne et de rebelles syriens non affiliés à des organisations radicales.

Ce plan ne manque pas de susciter des critiques dans la mesure où elle n’a pas empêcher l’EI de faire, en mai, la conquête de Ramadi en Irak et de Palmyre en Syrie. En outre, seulement 60 rebelles modérés ont pu recevoir, à ce jour, une instruction militaire.

Aussi, cette stratégie va passer un test important avec les opérations lancées il y a maintenant quelques semaines pour reprendre aux jihadistes la province d’Al-Anbar, dont Ramadi est la capitale provinciale.

En effet, à l’occasion d’une visite d’Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense, à Bagdad, l’on appris, le 23 juillet, qu’environ 3.000 soldats irakiens formés et équipés par la coalition ont été mobilisés dans ces opérations.

« C’est un développement que nous sommes très satisfaits d’apprendre », a commenté le colonel Steven Warren, membre de la délégation d’Ashton Carter, rapporte l’AFP. Au total, 9.000 soldats irakiens ont été formés par des instructeurs de la coalition, dont 1.000 par les détachements d’instruction opérationnelle français.

En outre, « 500 combattants des tribus sunnites participent également à l’opération pour reprendre Ramadi », a indiqué, le même jour, le Pentagone.

La présence de ces combattants est d’autant plus importante que les troupes chargées de reconquérir la province d’Al-Anbar, majoritairement sunnite, compte des milices chiites soutenues par Téhéran, dont certaines ont commis des exactions lors de la reprise de Tikrit, en mars dernier.

Pour le moment, d’après le Pentagone, les opérations visant à reconquérir Ramadi sont encore dans une phase préliminaire « d’encerclement ». Une autre offensive est également en cours à Falloujah, conquise par ce qui allait devenir l’EI en janvier 2014. Elle mobilise des milices chiites et des unités de l’armée régulière.

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