Quelle a été la plus-value opérationnelle du porte-avions Charles de Gaulle lors de son engagement en Irak?

cdg-20150223

Au début du mois, le député François Cornut-Gentille a provoqué une petite polémique au sujet du coût de la participation du groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle à l’opération Chammal et donc à la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh) emmené par les États-Unis.

En réponse à une question écrite posée en mars dernier par le député sur ce point précis , le ministère de la Défense a ainsi indiqué que ce coût avait été de 43,6 millions d’euros pour 8 semaines d’engagement.

« Les surcoûts associés à l’engagement du GAN durant ces 8 semaines ont été évalués à 24,6 M€, hors munitions, auxquels se sont ajoutés 11 M€ au titre des dépenses de personnel (soit un montant hebdomadaire moyen d’environ 4,5 M€), directement imputés au budget opérationnel de programme ‘Opérations extérieures’. Au cours de cette période, le coût des munitions consommées s’est élevé à près de 8 M€ », a ainsi détaillé le ministère de la Défense.

Mais « pour quelle valeur ajoutée opérationnelle? », avait alors demandé, via son blog,  M. Cornut-Gentille, étant donné que l’opération Chammal est encore en cours… Et sans porte-avions.

En août 2011, et alors que le Charles-de-Gaulle avait été engagé dans l’opération Harmattan, en Libye, la même question avait été posée par le journaliste Jean Guisnel. « L’envoi du porte-avions Charles de Gaulle au large de la Libye, quelques jours après le début des engagements, n’a jamais constitué un impératif opérationnel », avait-il écrit, en soulignant que le dispositif français reposait alors sur la base aérienne de Solenzara, ainsi que sur celles déployées à Sigonella (Sicile) et à La Sude (Crète), deux îles proches de la Libye.

Quoi qu’il en soit, un porte-avions est fait pour des opérations lointaines… Comme celle en cours dans le nord de l’Irak. Et, dans une seconde question écrite posée par M. Cornut-Gentille, le ministère de la Défense a souligné la plus-value opérationelle apportée par le GAN lors de son déploiement de 8 semaines dans le golfe arabo-persique.

En premier lieu, la mission du Charles-de-Gaulle au sein de la coalition  a été un signe fort censé souligné la détermination de la France à lutter contre l’État islamique.

« Cet engagement fort, reconnu et salué par nos alliés au sein de la coalition, a contribué à développer et à consolider des axes de coopération politique et stratégique majeurs, notamment avec les États-Unis d’Amérique », a ainsi fait valoir le ministère de la Défense.

En outre, poursuit-il, il a eu pour « effet de hisser la France au deuxième rang des contributeurs de la coalition dans le domaine de l’aviation de chasse, sans qu’il soit nécessaire d’aménager des infrastructures au sol ».

Cet argument n’est pas une suprise : un porte-avions est en effet à la fois un outil de projection de puissance et un instrument politique. « C’est 100.000 tonnes de diplomatie », disait Henry Kissinger. (42.500 tonnes pour le Charles de Gaulle).

Sur le plan strictement opérationnel, l’apport du GAN a permis de faire souffler les 9 Rafale de l’armée de l’Air basés aux Émirats arabes unis, qui étaient sollicités depuis 5 mois au moment de son arrivée dans le golfe. Ce qui a bien dû permettre de réaliser quelques économies

Ensuite, l’envoi quotidien d’une patrouille de deux Rafale M pour des missions de reconnaissance a « abouti à la constitution de 1.173 dossiers images en une quarantaine de jours, améliorant considérablement la capacité d’appréciation autonome de la situation par la France et facilitant la connaissance de la zone par les forces de la coalition », indique le ministère de la Défense.

Un autre argument avancé est que, avec la présence de deux officiers américains au sein du GAN, « la fusion du renseignement recueilli par les capteurs français et par ceux de la coalition a permis l’ouverture de nouveaux canaux d’échanges concernant prioritairement la situation terrestre en Irak ».

Enfin, conclut le ministère de la Défense, les « missions de surveillance et de contrôle » du théâtre des opérations, effectuées quotidiennement par l’unique avion de guet E2C Hawkeye ont « complété celles accomplies à partir des bâtiments américains et du centre spécifique implanté au Koweït ». Ainsi, elles « ont largement contribué à assurer la permanence d’une fonction indispensable pour la conduite efficade des opérations aériennes ».

Et cela d’autant plus, mais la réponse donnée au député ne le dit pas, le GAN a assuré la permanence des capacités aéronavales de la coalition pendant la relève du porte-avions USS Carl Vinson par l’USS Theodore Roosevelt.

169 commentaires sur “Quelle a été la plus-value opérationnelle du porte-avions Charles de Gaulle lors de son engagement en Irak?”

      1. Ou pas, les barbus ont peut être un semblant de moyens au sol mais avant que ces abrutis lance une voiture piégée dans le un GAN on a le temps …. (D’ailleurs sans trop m’avancer les limites de la physique doivent rendre cette opération impossible ….) quand dans le pire des cas ils arriveraient à faire décoller un avions (russe hors d’âge armé d’on ne sait quel arme pourave) avant qu’il s’en sorte avec tout ce qu’il y a dans ciel irakien ces temps où en arrivant face à une fda… Là encore on a le temps .. Donc non un GAN dans cette situation face à ces blaireaux ce point ne semble pas vraiment discutable

      2. Ca dépend de la menace. Mais contre les attentats à la voiture piégé façon EI, c’est quand même pas trop mal, pour peu qu’il reste un peu loin des côtes

      3. Et pourtant… C’est une évidence! Si l’on parle de l’ubiquité des P.A., ce n’est pas pour rien… Elle s’est parfaitement confirmée devant la Lybie. Que Jean Guisnel, pas toujours inspiré dans ses articles, relaie sans réflexion ni confrontation certains arguments toxiques de l’AA, cela ne m’étonne pas. Pourtant, lorsque l’on parle avec la plupart des pilotes de l’AA, particulièrement ceux qui ont été affectés en flottilles aéro embarquées, il n’ont plus le moindre doute sur la valeur ajoutée de cette plate forme, et/ou sa vulnérabilité supposée.
        Je rappelle par ailleurs que l’AA n’a disposé de bases à Sigonella et La Sude, durant Harmattan, que très tardivement, et après avoir fait l’expérience que les unités basées à Solenzara perdaient beaucoup de valeur opérationnelle du fait de leur éloignement de la zone, et des délais de ralliement… Tout en consommant beaucoup de potentiels et de pétrole.

        1. Vous oubliez surtout que les premiers temps , ils ne disposaient même pas de Solenzara . Les avions faisaient leurs raids depuis leur base de saint dizier et nancy . ça a duré une dizaine de jours quand même ! là , on a bouffé du potentiel avion avec des missions de 6/7h.

          1. Oui, vous avez raison. Mais je ne voulais pas enfoncer nos amis de l’AA… En effet, Solenzara, base Otan, donc à même de réagir normalement immédiatement à toute sollicitation avait ses cuves vides… Elle a été ravitaillée par un PR de la Marine, avant de pouvoir recevoir des avions. Bon! Reconnaissons que pour la Corse… 10 jours? C’est pas mal! 🙂 🙂 🙂

          2. Oui, vous avez raison. Mais je ne voulais pas enfoncer nos amis de l’AA… En effet, Solenzara, base Otan, donc à même de réagir normalement immédiatement à toute sollicitation avait ses cuves vides… Elle a été ravitaillée par un PR de la Marine, avant de pouvoir recevoir des avions. Bon! Reconnaissons que pour la Corse… 10 jours? C’est pas mal! 🙂 🙂 🙂

          3. Je suis d’active dans l’AA 🙂
            Au moins , nous avons été les premiers à y aller , le PA venait de rentrer d’une longue mission et ne devait pas repartir dans l’immédiat. Le pauvre était reparti sans sa couche de peinture propre en pissant la rouille 🙂 . Normal pour un bâtiment qui rentrait de 4 ou 6 mois de mer ceci dit.
            Je me rappelle que les missions ont été déclenchées assez rapidement . Si je me souviens bien , on nous a prévenu le vendredi pour emmener les premiers avions le samedi matin.
            .
            Pour Solenzara , je ne savais pas pour le carburant , on nous avait parlé des munitions .

          4. @ Marcus – Zara les cuvée vides alors qu’elle est tout au long de l’année sollicitée par des escadrons français et étrangers pour des campagnes de tirs ?
            Zara base OTAN ? Vous avez pris au premier degré la définition héraldique de son insigne. Zara est sur une ile. La Corse, et elle est toujours ravitaillée depuis la Mer thyreneenne !!!

      1. C’est discutable en fait.
        Car cela va dépendre de l’adversaire en face: Contre un pays c’est déjà un argument (cf la Libye !, le GAN n’a pas essuyer d’attaque, « si » des forces étaient aller au sol, je doute du fait qu’il ne se serais rien passé). Mais il y a des possibilités.

        Contre une organisation terroriste sans marine NI aviation, mais employant l’attaque suicide comme des petits pains. Je pense que cette assertion n’est pas dénué de fondements.

        Bien cordialement

    1. Très discutable ! Un PA peut être attaque par les airs, comme une BA, mais est plus sensible à une attaque maritime qu’une BA à une attaque terrestre. De plus, il peut être attaque par des sous marins alors qu’une BA ne craint pas d’attaque souterraine. Et je ne parle pas de la concentration des avions sur un PA alors que sur une BA ils peuvent être dispersés et\ou mis sous hangarette !

      1. l’EI ne dispose pas de sous-marins. Quand bien même, il serait reçu « à bras ouvert » par les frégates de la Royale.

      2. Plu sensible à une attaque maritime qu’une BA à une attaque terrestre?
        Cela se discute davantage que cela en s’affirme. Car pour l’attaquer, il faut déjà l’avoir trouvé.

        1. Un PA craint une attaque aérienne, une attaque maritime et une attaque sous-marine. Cela en fait au moins une de plus par rapport à une base aérienne. De plus, présentant une surface moins importante qu’une BA les dégâts en personnel et en matériels seraient plus importants !

      3. L’attaque de Camp Bastion de 2012 ça vous parle ?
        C’est plus difficile de cibler une (petite) cible mobile comme un porte-avions en mer qu’une (grosse) cible fixe au sol comme une base.

        1. Il est impossible de détruire une base aérienne au sol surtout de la taille de Camp Bastion, au pire on peut la rendre indisponible le temps des réparations mais l’attaque de Camp Bastion n’a même pas arrêté son activité.
          Il suffit d’un seul missile naval (dont la précision et la prolifération augmentent) ou une seule torpille pour rendre indisponible un porte-avion comme durant la WW2 et s’il coule il devient impossible de récupérer quoi que ce soit. Par ailleurs un PA est vulnérable lorsque qu’il fait escale à l’étranger et lorsqu’il transite par le canal de Suez ou de Panama par exemple.
          Sans compter qu’un problème technique (et le CdG en a eu plusieurs) peut le rendre indisponible au pire moment. Ce qui ne peut pas arriver à une base aérienne terrestre.

    2. La base Libyenne au Tchad de Ouadi- Doum a été attaqué par 8 Jaguar et a été remise opérationnelle 48 heures après
      avec 8 bombes sur le pont le CDG aurait sans doute coulé….aussi bien qu’un Japonais à Midway

    3. Euh… Sérieusement ? Parce qu’il me semble qu’un navire est quelque chose de très vulnérable, qu’en on pense qu’il suffit d’un missile anti navire pour que la fête soit finie…

    4. Un PAN, accompagné de son GAN, est une base MOBILE (extrêmement mobile même, c’est là un de ces principaux intérêts, mais pas seulement) (sur mer en effet, certains on déjà noté cela !), donc il faut déjà la repérer et la localiser, et à un instant précis. Ensuite il y a tout un environnement chargé de sa protection, plus sans doute que pour une base au sol même. Et y compris contre les missiles anti-navire, qui pour l’instant ne sont pas à la portée de n’importe quel Etat, et d’autres part il faudrait que plusieurs atteignent, ce qui n’est déjà pas évident même pour un seul, le CDG.
      Décidemment, toujours rappeler les fondamentaux, même les plus basiques (en effet cela ressemble plus à un relais de certains arguments récurrents, sans grande réflexion et sans guère plus de connaissance, mêmes élémentaires de certains sujets !)

    5. Sur un porte avions, les aéronefs sont plus concentrés et moins à l’abri que sur une base aérienne. Les PA peuvent faire l’objet d’attaques sous-marines alors qu’une base aérienne ne peut pas faire l’objet d’attaques souterraines.

      En ce qui concerne le personnel, on est quand même plus à l’abri sur une base aérienne que sur un porte avions !

      1. Que vous dites! L’attaque d’un PA par un soum? Ce n’est pas si facile… Et certainement pas un sport de masse. Qui plus est, il est assez facile à un P.A., qui est toujours escorté de moyens ASM puissants de dérober rapidement. Qu’un sous-marin piste assez facilement un P.A. et son groupe, Ok. Qu’il puisse prononcer une attaque, pour laquelle il faut des conditions assez particulières pour ne pas se faire remarquer et être immédiatement coulé, c’est autre chose… Je rappelle qu’un GAN est toujours escorté par un SNA, qui chasse très bien l’attaquant…

      2. On sait ce qu’il advient de plusieurs kilomètres de grillage passif……
        .
        Un GAN doit de plus être à un niveau d’alerte plus élevé qu’une base aérienne je suppose ?

        1. La seule base aérienne qui ait été attaquée est celle de Solenzara il y a au moins 20 ans et c’était le fait d’un militaire nationaliste de cette base qui a agi de l’intérieur !!!

    6. Sachant les capacités navales de l’EI, je pense qu’on s’en fou un peu en l’occurrence !

  1. Eternelle question de la pertinence , pour un pays comme la France , de mettre en oeuvre un voire deux porte-avions , pour des opérations qui peuvent être traitées avec efficacité par l’Armée de l’Air .
    On a quand même parfois l’impression qu’on cherche à caresser nos amiraux dans le sens du poil , même si le professionnalisme de nos marins pilotes est indéniable . Mais à quel coût ! ne vaudrait-il pas mieux quelques frégates supplémentaires , qui font actuellement défaut , quant on voit l’âge moyen de ces bâtiments , ou des avisos ? Ou une aviation de patrouille maritime plus étoffée , dont l’utilité , là , est incontestable ? La question vaut pour nos voisins , notamment italiens ou espagnols , dont les porte-aéronefs ne servent , allez disons le , à rien du tout , sauf à flatter l’ego national …

    1. +1
      Il n’en demeure pas moins, comme vous le soulignez, que notre porte-avion est un remarquable concentré de talents et de savoir-faire technologiques et humains.

    2. « On a quand même parfois l’impression qu’on cherche à caresser nos amiraux dans le sens du poil »
      Pas du tout. On se donne les moyens d’intervenir dans quelque zone que ce soit…sans avoir à attendre le feu vert du pays où sont basés les avions de l’AdlA …
      Que ferons-nous si d’aventure les EAU souhaitent ne plus s’en prendre à l’EI, ou souhaitent rester neutres face à l’IRAN? On reste chez nous?
      Pas plus compliqué que ça

      1. …. »ou souhaitent rester neutres face à l’IRAN? »…
        L’Iran ne devrait pas être forcément considérée comme une ennemie.
        Même si j’imagine qu’il faut bien travailler sur des scénarios militaires aussi divers que variés.

    3. l envoie d un PA au niveau diplomatique est un signal fort, néanmoins comme il a été dit il n’a servi qu’ à allégé les rafales basés aux émirats et faire la transition entre les PA US. Maintenant pour un pays qui a son siège au conseil de sécurité de l’ONU, il serait bien que nos chers têtes pensantes (payés une fortune) réfléchissent à se donner les moyens. Pour la marine, un 2 ème PA ne serait pas un luxe, surtout qu il va rentrer en IPER pour près de 2 ans. Mais effectivement aussi de patrouilleurs, de frégates qui doivent protéger nos côtes métropolitaine comme celle d’outre mer où se concentre des réserves sous marine qui seront piller si nous ne les surveillons pas.
      Cela va aussi pour la Terre et l Air.
      Maintenant et sans polémiques, on préfère donner de l’argent à un pays qui ne remboursera pas (et on le sait ) plutôt que de donner à nos hommes les moyens de faire leur boulot

      1. Je ne vois rien de diplomatique dans le fait d’avoir à quelques encablures de ses côtes un groupe maritime avec une trentaine d’avions de combat et 2000 hommes et femmes formés pour les faire voler et défendre leur bâtiment !!!

        Je vois juste là une menace forte, un peu comme si on avait une base aérienne ennemi sur son propre sol !!!

    4. @philbeau Si l’on peut avoir libre accès à des bases au sol amies, équipées et situées à une distance raisonnable des zones de combat, un PA ne sert effectivement pas à grand chose. Mais si l’on doit intervenir dans une région où ces bases proches font défaut, pour des raisons matérielles ou politiques, un PA est irremplaçable.
      Son immense avantage c’est qu’il transporte non seulement des avions mais aussi toute la logistique qui va avec, depuis les munitions jusqu’aux pièces de rechange en passant par le logement et l’alimentation du personnel, les moyens de communication et les radars. Toutes choses qu’il faut convoyer à grands frais sur les bases terrestres.

    5. Sans PA, c’est le déclassement international assumé, et un signal envoyé à certaines puissances (USA, Australie, Brésil, voire Chine) qui lorgnent sur certains de nos DOM-TOM.

      Quant à l' »égo national », ce n’est pas un argument objectif, car à ce moment-là, tout devient marque d’orgueil et il n’y a plus de limite à envisager: pourquoi construire des avions de chasse alors que nous pourrions acheter des avions américains pour moins cher ? Pourquoi construire des centrales nucléaires ? Et ainsi de suite. On trouvera toujours des « logiques » budgétaires et néolibérales pour justifier le démantèlement de nos industries et de notre défense.
      Par ailleurs, l’entretien de « l’égo national » n’est pas forcément une mauvaise chose, c’est l’excès ou l’insuffisance d’ego qui sont problématiques. Il s’agit toujours de mettre en adéquation les nécessités et les moyens.
      Est-il raisonnable de dire qu’un porte-avion ne sert à rien d’autre qu’à flatter l’égo national ?

      Au passage, je ne vois pas pourquoi le mot « national » devrait prendre systématiquement une connotation péjorative associée à une fierté excessive ou déplacée. Après tout on pourrait en dire tout autant de l’idéologie « d’extrême-centre » qui sévit actuellement au sein de nos élites, avec son obsession gestionnaire et « économiciste » pour reprendre le beau néologisme de Régis Debray.

      Curieusement, on trouve beaucoup moins de députés français pour lancer des enquêtes sur les « surcoûts » liés à la protection sociale, à la politique culturelle, à la fonction publique territoriale, et j’en passe. Par contre, il y en a toujours pour vouloir casser le peu d’industrie de pointe qu’il nous reste dans ce pays, c’est une manière bien curieuse de défendre nos intérêts et nos emplois dans un contexte international difficile à l’heure où tant de nations essaient de se doter d’un complexe militaro-industriel.
      Nous sommes probablement à l’heure actuelle avec les USA et peut-être l’Angleterre le seul pays capable de produire en domestique un PA comme le CDG, est-il vraiment raisonnable et justifié de renoncer à cette capacité alors même que nous possédons – encore – la deuxième ZEE au niveau mondial ?

    6. A quel cout ? !
      La cout de fonctionnement courant annuel du CDG est à peu prêt équivalent à ceux du fonctionnement de la seule base d’Abou d’Abbie, avec ses 6 Rafales à prés de 2000 km, à l’aller et au retour (encore une fois !) de leur zone d’intervention (bonjours la consommation du potentiel des cellules des Rafale !) (le CDG permet quand même de réduire de moitié les délais). Contre jusqu’à une trentaine de Rafale (si on les avaient, ce qui permettrait de voir à nouveau le vrai potentiel et apport de la France, 5e puissance mondiale, et à son rang naturel), et ainsi que leurs Hawkeyes, de deux PAN qui se relayeraient (un seul, par intermittence est toujours en effet aussi stupide (et presque même ridicule)) sur zone.

    7. Pour ce qui est de la capacité de l’Armée de l’Air à « traiter » un objectif avec rapidité et efficacité, encore faut-il disposer de bases suffisamment proches et disposant d’accord quant à l’emploi de celle-ci :
      dans les exemples cités dans cet article : Sigonella et La Sude, leur emploi a nécessité de longues semaines (longs mois) avant de voir un avion de chasse français pouvoir l’utiliser.
      La Patmar qui était en place à Sigonella dès le lendemain du déclenchement de l’opération, a ainsi été le témoin au cours du mois de juin 2011 de longues allées et venues pédestres d’un colonel de l’AA sur « son » parking, et ceci alors que le 1er Rafale à se poser devait arriver plus de 6 semaines après.
      Et c’est précisément dans ces cas que le PA(N) prend tout son sens, avec un appareillage sous 48h, il a permis d’assurer les missions avec un volume suffisant d’aéronefs, opérant au plus près des côtes, tout en permettant à l’AA de préparer son déploiement longue durée sur les bases sus-nommées. Durant ces 1ères semaines d’opération, l’AA a également fourni des moyens au départ de Solenzara, mais disons que pour le coup, c’était plus pour satisfaire les généraux de l’AA que par réel intérêt tactique…

  2. Faut bien se dire qu’au rythme qu’on lui impose il va vieillir un peu plus vite …On ne parle pas de sa relêve…

  3. Le problème de l’armée de l’air c’est qu’il lui faut des bases à terre. Avec une belle piste, des infrastructures confortables, une belle soute à munitions, des fusiliers pour essayer de sécuriser l’ensemble… etc. Des conditions qui ne sont pas réunies dans plusieurs parties du monde cf l’installation des M2000D en Asie Centrale en 2002.
    Le porte-avions est un complément incontournable, qui plus est pour un pays comme la France qui possède la 2e ZEE au monde.
    Dommage que le budget de la défense français ne soit pas à la hauteur…

    1. Et le problème du porte avion est qu’il lui faut un conflit se déroulant à proximité d’une façade maritime et des eaux non contestées… L’autre problème du porte avions c’est qu’il ne sait pas faire voler ses avions tous les jours ni durer dans le temps. Pour ça il faudrait en avoir 3 et avec eux les avions et escorteurs en nombre suffisant sans oublier le personnel. Bref on peut oublier et reconnaître que notre PA est un bel outil diplomatique hors de prix et un moyen d’intervenir en premier mais pas plus

      1. « Et le problème du porte avion est qu’il lui faut un conflit se déroulant à proximité d’une façade maritime et des eaux non contestées… »

        Cela tombe bien, tous nos ennemis potentiels sont dans des territoires répondant à ces critères.

        1. Mais bien sur!! La BSS en fait c’est juste une grande plage c’est ça?
          Et en Afghanistan le PA a certes pu intervenir mais pas sans les tanker de l’air force. Les avions n’auraient pas dépassé le Pakistan sinon… En Irak c’est pareil d’ailleurs vu que les zones de combat sont à au moins 400NM du golfe persique! Les chasseurs de prince hassan sont 2 fois plus près

          1. WSO, les avions de l’AA ont aussi été déployer grâce aux ravitailleurs US, de Turquie notamment, et ont en eut tout autant besoin en Afghanistan.
            En Irak c’est pareil, vu que les Rafale sont deux fois … plus loin.

          2. @Anonymous
            Non, sérieusement? Merci pour l’inutilité de votre commentaire. Personne n’a jamais dit que l’armée de l’air savait faire sans les US et surement pas moi d’ailleurs. J’en ai juste plein le fondement de voir des gens venir faire de la com et nous expliquer que le porte avion c’est génial ça sait tout faire tout seul, partout et sans la moindre aide, ce qui est juste scandaleusement faux.
            Je ne remets pas en cause les compétences des marins je dis juste que la réalité est loin d’être aussi rose que les âneries servies ici.

          3. Eh oui WSO, cela peut vous surprendre et vous étonnez, et même susciter votre incrédulité, mais le GAN sait faire sans les américains. La preuve c’est qu’ils ont même assuré l’intérim entre deux PA américains.
            Le reste étant, qu’étant en général au plus prêt des cotes et des zones d’intervention, un PAN peut se passer en grande partie de ravitailleurs spécifiques (les Rafale pouvant aussi assurer ponctuellement cette fonction). Ce qui permettrait aussi d’être tout juste adapté au format actuel et au nombre de ravitailleurs français. Si on voulait que cela soit aussi le cas avec une AA, un tant soit peu autonome (là aussi il y aurait toute une réflexion à faire !), et dans les conditions et contraintes rappelées par de nombreux intervenants ici, il en faudrait presque 10 fois plus, ou en tous cas plusieurs dizaines de ravitailleur A330 MRTT. Ce qui est vous l’aurez, j’espère, compris, est complètement hors des capacités budgétaires actuelles de nos armées (et en plus pour de si faibles rendements !)

          4. J’avais encore un doute, mais plus maintenant. Vous n’avez jamais mis les pieds ni sur le Charles De Gaulle, ni dans un chasseur ni participé à la moindre opération aérienne. Le fanboy typique!
            Merci de vos commentaires, j’en rigole encore…

      2. Donc tout le monde à des problèmes. Ce qui prouve bien que les 2 sont complémentaires.
        Pour ce qui est de la proximité, l’Afghanistan est venu prouver qu’ils pouvaient aussi intervenir loin des côtes et puis comme on dit souvent : 90% de la population mondiale est à moins de 500 km d’un littoral. Au passage, en 2001 le PA était sur zone à la mi décembre (et encore, parce qu’il n’y en a qu’un il n’était pas prêt, sinon ça aurait été en octobre en même temps que les PA US), et les premiers avions armés de l’AA sont arrivés en mars 02. Complémentarité !
        Eaux non contestées: d’accord, il faut le prendre en compte, il n’y a pas de risque zéro, mais depuis probablement les 30 dernières années, toutes les opérations menées par les PA français ont été faites dans des eaux non contestées ou maîtrisées
        Voler tous les jours : 6 jours sur 7 (hors escales qui sont rares en opérations), c’est pas si mal, je trouve.
        Durer : 2 exemples 7 mois en 2002, 10 mois en 2011 avec opérations en Afghanistan et en Lybie. Pas si mal non plus.
        Bref, c’est effectivement un outil diplomatique, largement reconnu par Kissinger cité par Lagneau, mais loin d’être hors de prix compte tenu de notre rôle dans le monde (en tout cas celui qu’on veut se donner). Et en fin, je trouve qu’il a largement prouvé qu’il faisait plus que son rôle d’intervention en premier. Au passage, si la plupart des pays émergents (qui sont plus que ça maintenant) veulent se doter de cet outil, ça n’est pas simplement pour montrer qu’ils en ont une plus grosse que leur voisin…(je parlais de la Marine bien sûr).

    2. Et tout cela, pour une base à terre, d’autant plus à potentiel équivalent, et si on a les autorisations nécessaires, en temps et en heure voire tout court (cas du survol extra-ordinaire de l’Algérie pour Serval) (bonjours le cout diplomatico-politique, en plus) est beaucoup, beaucoup plus cher, et à tout niveaux (même les anglais ont fait leurs comptes !).
      Rappelons, encore, que 75 % de la population vivra à moins de 100 km d’une cote en 2035, et plus de 90 % vit à moins de 500 km d’une cote aujourd’hui, c’est à dire où est situé l’essentiel des structures économiques utiles. Le reste est constitué des rares pays complètement enclavés, en général peu peuplé, l’Afghanistan constituant une des rares exception. Mais là encore on est assez loin des 2000 km de distance d’une cote (1000 à 1500 pour l’Afghanistan) pour intervenir, comme c’est pourtant bien actuellement le cas pour Abou d’Abbie, mais encore pour Serval au Mali avec les 2000 km séparant les zones d’opération de la base d’Ndjamena d’où partait les Rafale pour la moindre opération. Un PAN au large de la Cote d’Ivoire ou de Benin aurait même été un peu plus près des zones d’intervention, et avec un tout autre potentiel : Là aussi la question du cout, permanent d’une base à terre peut se poser, devrait se poser même dans le contexte budgétaire de plus en plus tendu actuel, Ndjamena, revenant pour le coup même assez largement plus cher que le cout annuel de fonctionnement d’un porte-avions.

      1. C’est sur que si on avait fermé N’Djamena comme le voulait le gouvernement précédent , on aurait fait de sacré économie !Sérieusement comment pouvez vous comparez avec de pseudo cout de revient annuel qui sont indicatif et souvent loin de la réalité un système de combat comme le PA est une plateforme stratégique pour notre armée en plein cœur de l’ Afrique ?en tout cas ce n’est pas là que vous auriez trouvé les économies nécessaire à un sistership du Charles de Gaulle ,mais je pense que vous le savez bien .

        1. Le cout de fonctionnement normal du CDG est de quelques dizaines de millions d’euros par ans (environ et suivant les estimation entre 60 et 70 millions, ce n’est pas non plus des milliards), sans le cout de fonctionnement des Rafales, qui comme ceux de l’AA ont leur propre cout de MCO.
          Oui il y aurait à s’interroger sur le fait de maintenir et de multiplier les, petites, bases permanentes un peu partout et en particulier en Afrique, et de leur intérêt et de leur apport réel. Pour N’Djamena au cœur du Tchad, aujourd’hui j’avoue à avoir du mal à voir son intérêt (à part conforter un des régimes les moins démocratique de la planète en plus).
          Et à part une base avancée principale au sahel, au Niger par exemple où nous avons nos principaux intérêts stratégiques, et une ou deux bases relais, l’intervention d’un groupe aéronaval ou/et de déploiement amphibie, quand le besoin s’en fait sentir, serait en effet beaucoup moins onéreux, et même plus profitable politiquement en tant que démonstration de capacités d’invention, que le maintien d’une myriade de bases à la papa, bien couteuses, jamais remises en question, non seulement budgétairement (on est pas loin du milliard dépensé chaque année au total, dans ce genre de déploiement permanent), mais aussi politiquement (cela enlèverait à certains le prétexte de parler d’occupation post coloniale par exemple), ou encore militairement, en employant ces moyens et ces budgets à d’autres besoins qui sont loin de ne pas manquer actuellement dans nos armées.

          1. Désolé,mais pas d’accord ,N’djamena plus qu’au cœur du Tchad et surtout au cœur de l’ Afrique ;après c’est vrai que si on y mêle des raisons politiques ,là on ne va plus soutenir grand monde (même avec le gan).Pour les couts je ne comprends toujours pas vos chiffres ,car un GAN complet c’est surement plus que ça et sans les capacités d’une plateforme aeroterrestre comme est devenu N’Djamena;car vous qui parlez des bases « à papa » mais par contre évoqué de pseudo « base relai »,je peux vous dires que la base que j’ai revu il y a trois ans n’a plus rien a voir avec celle que j’avais fréquenté 13 ans avant ,méfié vous des poncifs les choses changent vite .Encore une fois je trouve inutile de mettre en opposition ces moyens .Quand au fait que nos opex nous coutes plus que le milliard ,je vous dirais que c’est pas cher payé par rapport à nos déploiement et que si on n’est pas foutu de dépenser ça pour être présent dans le monde (après à chacun de juger si politiquement c’est utile),alors plutôt que de mettre le pognon économisé dans le matériel il suffit de réduire nos trois armes de moitié ,cela suffira bien pour rester en caserne et faire le casque bleu.

          2. Je parle bien du cout de fonctionnement normal du CDG, qui est d’environ et suivant les estimation entre 60 et 70 millions, sans le cout de fonctionnement des Rafales notamment (qui comme ceux de l’AA ont leur propre cout de MCO), ni du de l’escorte, non exclusive du GAN : voir ci dessous.
            Pour les bases relais, il s’agit bien évident de bases aéronavales relais facilitatrices et utiles à un plus facile déploiement de nos forces (une sur chaque façade géographique en Afrique, Djibouti et Dakar par exemple, voir une autre, aéroterrestre au Sahel, qui serait sans doute plus approprié au Niger, et basta !), et qui peuvent être armées assez singulièrement par ailleurs (rien à voir par exemple avec des décennies de présence au Tchad, par exemple).

      2. Non mais en fait vous vivez dans un rêve?
        Expliquez moi comment une machine de 4 milliard d’euros plus son escorte de deux frégate un SNA et un PR et les 3000 hommes en solde OPEX qui mettent en oeuvre le tout peuvent couter moins que Ndjamena, qui est d’ailleurs armée de terre aux 4/5 èmes?
        Votre chiffres bidons de 75% de la population à moins de 100km des cotes c’est comme le reste de vos affirmations : de la com sans le moindre fondement. Et vous remarquerez d’ailleurs que les 10% de la population qui n’habitent pas à moins de 500km des cotes comme en afghanistan, au sahel en centrafrique ou en irak mettent un point d’honneur à démontrer la vanité de votre pseudo argument en concentrant 90% des interventions des forces françaises…

        1. WSO, déjà au départ vos affirmations, elles, sont complètement bidon (inutile d’essayer d’affubler les autres de vos propre tares, au passage !) : 4 milliards d’euros cela ne correspond à rien ( le cout d’acquisition du CDG est de 2 milliards, plus 1 milliard de R&D, même pas rentabilisé avec un deuxième pourtant plus qu’indispensable, et pour être précis), le cout de fonctionnement annuel est précisé ci dessus.
          Pour l’escorte, c’est un système de systèmes intégrés de combat, chacun s’appuyant mutuellement et renforçant les autres, et qui sont, de toute façon bien nécessaire pour beaucoup d’autres missions (à moins que vous ne vouliez dissoudre toute notre marine nationale au point où vous en étés de votre niveau réflexion et d’argumentation (si l’on peut dire !)), et qui peuvent également être nuancé suivant les besoins propres à chaque missions. Même le moindre BPC, presque complètement désarmé, a besoin (voir encore plus) d’une telle escorte.
          Pour le reste, tout est assez facilement vérifiable, si tant est que l’on s’en donne encore la peine et que l’on face l’effort intellectuel de chercher à comprendre, ce qui manifestement ne semble pas être votre fort.

  4. « « Les surcoûts associés à l’engagement du GAN durant ces 8 semaines ont été évalués à 24,6 M€, hors munitions, auxquels se sont ajoutés 11 M€ au titre des dépenses de personnel »

    Quelqu’un pourrait m’expliquer ce qui inclut dans ce 24,6+11M€ ? Des primes d’engagement ? Du carburant non planifié ? Des pièces détachées ?

    1. les différentes primes, les pièces de rechange pour les bateaux et avions et le carburant qui va avec
      en clair tout ce qui n’aurait pas été payé à quai à Toulon

    2. Ca parait en effet, un peu, surévalué, pour des seuls « surcouts » (pour 8 semaines, cela ressemble plus à des couts totaux !). N’aurait t’on pas la aussi, un peu, manipuler et interpréter les chiffres, pour leur faire dire ce que l’on avait envie d’entendre ?
      De plus amples informations ne seraient en effet pas de trop !

    3. Et le plus « bizarre », c’est que l’on évoque nullement les couts de ceux intervenants à partir d’Abou d’Abbie, ou de Jordanie, bizarrement, très bizarrement !
      Une comparaison CDG / Abou d’Abbie, au contraire, serait très intéressante, et surement très instructive !

  5. Quelque opinion qu’on puisse avoir sur Cornut-Gentille et sur ses prises de position, il y a au moins un député à l’Assemblée nationale qui s’intéresse de près à l’armée et qui pose des questions précises qui permettent d’avoir des réponses précises.

    1. Sur un porte avions, les aéronefs sont plus concentrés et moins à l’abri que sur une base aérienne. Les PA peuvent faire l’objet d’attaques sous-marines alors qu’une base aérienne ne peut pas faire l’objet d’attaques souterraines.

      En ce qui concerne le personnel, on est quand même plus à l’abri sur une base aérienne que sur un porte avions !

      1. Une base aérienne ne peut pas se cacher et peut faire l’objet d’infiltrations, ce contre quoi un porte-avion est à l’abri.

        Bon, et sinon, à part des poncifs vous nous sortez quoi?

        1. Parce qu’un porte avions peut se cacher … il est amphibie le CDG ? Première nouvelle !!!

          1. Arrêtez d’être tout le temps de mauvaise foi , un GAN en plein océan ou mer , n’est pas repérable comme le nez au milieu de la figure comme le sont nos bases aériennes avec des beaux panneaux de signalisation pour indiquer leurs emplacements !
            De plus un GAN est toujours en mouvement , on ne catapulte pas des avions en étant au mouillage.

          2. Vous ne saviez pas que le Charles De Gaulle est tellement furtif qu’il est invisible aux radars, aux navires civils qu’ils croisent, aux satellites et aux sous-marins étrangers qui le suivent en permanence ?
            🙂

          3. @Lagaffe
            Des moyens à la portée de tout le monde bien entendu.
            Cela reste toujours plus discret et moins atteignable qu’une base.

          4. @ Vroom

            Quun sous-marin soit indécelable, je veux bien mais un GAN. Comme le dit Lagaffe, c’est vrai qu’il n’y a pas de satellites et d’avions d’observation etc …

      2. Une base aérienne peut faire l’objet d’attaques par des missiles de croisière ; l’éparpillement des infrastructures fait que le strike peut se faire sur les réserves à coco ou sur les avions ou sur la base vie de nuit où tout le monde dort. Alors que sur un PA c’est concentré donc facilement défendable.

        1. Parce que les aviateurs français dorment sur leur base aérienne !!! Faut arrêter de lire Tanguy et Laverdue ou, pire, Buck Danny !!!

          1. A vous entendre , une base est déserte la nuit……
            Les gens de permanence , ça vous parle ? ou alors vous n’en avez pas pris souvent. Même sur ma petite base du nord-est , la nuit , il y avait du pompier , fusco , le service de permanence commandement , mécanos , contrôleurs/opérateurs , et ce n’était pas une base avion ! Et je passerai sur les logements cadres où l’on retrouve pas mal de jeunes , de célibataires géo.

          2. @ Vroom

            1400 personnels en effectifs = une centaine de permanents dont certains peuvent même être d’astreinte à domicile !!!

            Un porte avion, sur le CDG, à poste ou en récupération ou au repos, il y a toujours 2000 personnes !!!

          3. Pas la peine de me sortir vos chiffres d’Orange , apparemment , vous ne connaissez que ça .
            Comme d’habitude , vous partez en live sans réfléchir .
            Lisez votre réponse à Pierrot , puis la mienne.
            Vous laissez entendre qu’il n’ y a personne sur une base la nuit. C’est faux , et vous me sortez vos chiffres en passant sous silence les gens qui vivent sur base , on est bien loin de votre centaine de personne , permanence et astreinte comprises.

    2. On se demande pourquoi il ne n’est pas posé les bonnes questions en en faisant profiter ses 576 collègues quand Sarkozy par sa LPM et ses autres réformes a commencé à dépecer les armées tant au plan du personnel que du matériel !

      Les politiques posent sans doute les bonnes questions, mais jamais au bon moment !

  6. Et pourquoi ci et pourquoi ça ,que c’est fatiguant et pour finir par quoi sur « une guéguerre » entre armée ; nous avons un PA point barre ,faut il le mettre à la poubelle ,je ne pense pas ,donc il faut l’employé ,trop facile de trouver à redire sur ce déploiement ,même si une partie tient lieu d’entrainement .Une armée doit conserver de l’expérience si elle veut être prête et donc ne pas rester cantonner en métropole ou elle dépérira complétement.

    1. La France des éternels râleurs ! On râle quand les choses ne sont pas transparentes et on râle quand on cherche à savoir. Les députés sont dans leur rôle quand ils posent ce genre de question. Ensuite chacun tire ses propres conclusions des réponses, sur des faits quantifiés et pas sur des impressions subjectives. Poser des questions sur la pertinence de l’utilisation du CDG pour telle ou telle opération n’implique pas nécessairement la remise en cause de son existence.
      Par contre, une bonne question est la logique qui sous-tend le fait d’avoir un seul porte avion, sachant que le CDG va être inutilisable pendant un an et demi à partir de la fin de l’année prochaine. Un seul PA, si ce n’est pas trop c’est forcément pas assez. Avant d’être un problème de budget c’est un problème de cohérence. En 2018 il faudra un bon moment avant que l’aéronavale soit revenue au top des ses performances.

      1. Soit mais la défense est pratiquement le seul secteur à faire le frais de ces remises en question permanente. Par ailleurs, je trouve le billet de François Cornut-Gentille très léger sur le fond et inutilement polémique sur la forme. Il est toujours facile de balancer des millions d’euro de fonctionnement à la figure du contribuable, en sous-entendant « est-ce que c’est bien normal ? ».
        On aimerait voir aussi les députés se saisir fermement d’autres questions plus urgentes: la lancinante question paysanne, par exemple, ou la réforme de Pôle Emploi, organisme inutile, et de la formation professionnelle qui voit chaque année plusieurs milliards d’euro s’évaporer dans les circuits des administrations et des syndicats, de la réforme des collectivités territoriales, etc… les sujets sont pléthores.
        Si l’on compare à ce qui se passe ailleurs (USA, Angleterre) on ne peut pas vraiment dire que la défense française soit en proie à des incohérences budgétaires majeures: les incohérences stratégiques relevées par ces rapports successifs résultent avant tout des restrictions budgétaires excessives que doivent supporter les forces militaires depuis de nombreux années.
        En outre, il est toujours dangereux de se réfugier systématiquement derrière l’argument des « rationalisations » et autres « mises en cohérence » quand on ne fait pas face à des menaces essentielles.

      2. Désolé mais ce genre de question est ridicule ,presque aussi désolant que le fameux tableaux sur les dispos aéronefs avec des indicateurs bidons qui sont loin de refléter la situation ;mais bon si cela suffit à ce député . Quand au fait d’avoir un seul PA ,c’est fait un point c’est tout ,donc il faut faire avec ,et pas avec les guéguerre inter armée ridicule que l’on peut lire dans certains commentaires .la cohérence c’est faire avec ce que l’on a ,le reste c’est de la prospective ,qui doit tenir compte normalement des erreurs passé ,mais bon c’est pas gagné .

        1. Les indicateurs sérieux existent, encore faut il savoir les lire et ce n’est pas à l’ENA ou dans les grandes écoles formant des théoriciens qu’on apprend à le faire !

        2. @Mich
          Vous avez bien raison , ils sont si nombreux à se gargariser devant leurs tableaux excel et leurs beaux cammenberts qui ne servent à rien.
          Bizarrement , ces gens là sont toujours très loin de l’ops et des réalités.

    2. « nous avons un PA point barre » :
      C’est avec ce genre de réflexion que l’on est pas prêt d’avancer.
      A la limite même le fait d’avoir qu’un seul PAN est tellement idiot et tellement aberrant, que dans ces conditions on aurait mieux fait d’économiser les 13 ou 14 milliards (au total et avec en particulier son aviation) que nous a couté ma mise en place de ce système, de ce demi système !

      1. Oui nous avons actuellement un PA et un seul,alors on fait avec? On verra bien si il y a une évolution ,mais elle ne se fera pas avant une dizaine d’année au rythme actuel ,après nous n’avons pas une boule de cristal !

        1. La construction d’un CDG modernisée et améliorée (on ne refait pas tout, mais on s’inspire au contraire de l’expérience acquise (environ et seulement 2,5 milliards d’euros, sur 4 ou 5 ans !)) pourrait se faire justement, en 4 ou 5 ans, c’est à dire pour la prochaine IPER de 2024 ou 2025 (pour la toute prochaine de 2017, c’est malheureusement plus que tard : soit des capacités d’intervention de la France réduites à une demi douzaine d’aéronefs, et sous extrêmes conditions, pendant plus de deux années !).
          Après comme vous dites, d’ici là « nous n’avons pas une boule de cristal », on ne sait jamais un brusque retour de lucidité, ou un subit évènement qui aura fait que …

          1. 4 ou 5 ans ,j’ai quand même des doutes (comme sur les chiffres ,je me refait pas et les autres programmes ne me rassurent pas ).C’est quand même un système particulièrement complexe ,une construction complète remonte à quelques temps et comme d’hab je ne crois pas que la marine se contenterait d’une presque « copie »(déjà quand serait il de la propulsion ?).

          2. 5 ans c’est le temps qu’on mit les britanniques à construire leur nouveau porte-avions. C’était pour dire surtout que c’est encore extrêmement faisable, pour 2024 (mais faudrait pas non plus encore trop tarder et tergiverser, décision en 2017, par exemple ?!) !
            .
            Ici il s’agirait en l’occurrence de s’inspirer du CDG, et de ses expériences (bonnes et moins bonnes !), pour changer et améliorer ce qu’il y a à changer et à moderniser l’ensemble. C’est à dire ne pas tout reprendre et refaire, comme pour un nouveau bâtiment, mais avoir un deuxième porte-avions (à propulsion nucléaire, bien évidemment) avec, au contraire et bien qu’amélioré (un peu rallongé et alourdi, de 43 à 50 000 tonnes pour des catapultes de 90 m par exemple), un maximum de communalités avec son prédécesseur (on peut par exemple penser à avoir un équipage, un peu renforcé, pour le roulement des effectifs (quoi que moins nombreux sur le 2e PAN, 1500 au lieu des 2000 actuel), pour avoir ainsi un GAN (idem les frégates sont en nombre suffisant, quoique limite, pour cela : UN groupe aéronaval) à disposition effective et opérationnelle en permanence.

  7. Vous êtes des charlots, qui gaspillez le peu de fond qui pourraient être utile.
    Vous claquez du francs pour détruire la Libye et après?
    Les sous il en faut pour une armée de terre nombreuse et s »inspirer des « algériens », la valise ou de cercueil.
    Le reste c’est pisser dans un violon.

  8. Dans le cas de la Libye comme dans celui de l’EI, l’usage d’un porte-avion est juste un « luxe » qui a plus un justificatif politique que opérationnel!

    L’usage d’un porte-avion peut avoir tout son sens, fournir un vrai plus opérationnel, mais ce n’est pas du tout le cas dans ces 2 exemples: Il y a à disposition des pistes au sol qui permettent parfaitement de mener les missions à un moindre coût.

    Dans ces 2 cas, la France n’a pas engagé son porte-avion pour des raisons opérationnelles mais uniquement pour des raisons politiques: Il s’agit pour le maréchal Hollande 1er de montrer que la France est encore une « puissance mondiale » qui compte.

    Reste à savoir si le timing est judicieux alors que la France est en feu avec ses taxis, ses paysans et ses buralistes qui crèvent de faim… La question est ouvert…

    1. Vous vous trompez l’Helvète….
      Le porte-avions permet de suppléer à l’absence de base aérienne à proximité.
      Faire une mission de dix heures pour larguer une malheureuse bombe n’est pas rentable sur le plan matériel et humain voilà pourquoi on l’a utilisé .
      Parfois il vient en redondance avec des moyens au sol mais on fait aussi un peu de marketinggrâce à lui, chose qu’il n’est pas nécessaire de faire quand on ne vend que des fusils d’assaut ….

      1. 1. Aussi bien pour la Libye que pour l’Irak, il était facile pour la France de disposer de bases terrestres en territoire « ami » proche de la zone d’opération sans avoir à faire appel au PA. Encore fallait-il demander!!!

        2. Que l’on décolle d’un PA ou d’une base terrestre, la rentabilité est de toute manière pas atteinte: On utilise des outils qui coûtent des millions d’euro pour écraser des pick-up Toyota achetés 200 dollars…

        3. L’argument marketing ne tient pas la route: La France ne vend pas des porte-avions mais des Rafale!!! Un Rafale décollant d’une piste en dur a tout autant d’effet « marketing »

        1. On fait la guerre pour tuer des humains, pas pour écraser des pick-up, il faut que tout le monde le comprenne, plutôt que de faire des comparaisons financière.

        2. Territoire « ami » proche de la Libye? l’Égypte des Frères Musulmans (à l’époque)? la Tunisie où c’était le foutoir? l’Algé… cancel my last… La Sicile? cf Sigonella, on a mis du temps avant de pouvoir y aller. Le Tchad? et on le ravitaille comment?

        3. Vous croyez que l’utilisation des bases aériennes s’obtient en claquant des doigts, que les « alliés » vous satisfont pour vos beaux yeux et qu’ils sont enchantés de voir des bombes manipulées sur leur sol….
          La rentabilité c’est aussi le pétrole et les heures de vol !
          Il y a des pays qui sont intéressés par l’aviation qui pourrait être embarquée sur leurs navires et il y en a qui ont visiblement besoin de savoir que la marine française c’est aussi du savoir faire en frégates et sous-marins et en tactique navale
          mais je comprends que vous soyez un peu largué si vous habitez sur les rives de Neuchâtel où on rencontre rarement de GAN .

        4. C’est vrais quoi. Les francais auraient pus décoller d’un baizodrome Suisse pour se venger de l’humiliation que Kadaffi a fait subir au gouvernemnt fédérale Suisse.
          C’était une erreur majeur de notre gouvernement pour cette intervention en Libye.
          @+

    2. Assurer l’interim pendant la relève des PA américains , ce n’est pas opérationnel pour vous ? ce n’est pas mon avis.

      1. @Vroom: C’est avant tout « politique »!!! L’aspect « opérationnel » n’est qu’un effet de bord (attention, je ne dis pas que le PA français n’a servi à rien mais qu’il n’était pas indispensable dans le cadre des opérations anti-EI). Cela permet de montrer au grand frère Obama que la France peut apporter quelque chose aux USA… Sans l’interim français, les USA aurait très bien pu organiser la relève de leur PA d’une autre manière voir même tout simplement ne pas avoir de vols partant de PA pendant la période en question…

        1. Le PA est le centre opération , je ne pense pas que les ricains allaient tout laisser en plan comme ça , et leur PAN était en fin de potentiel apparemment.
          Comme je vous l’ai dit , c’est votre avis . Je ne le partage pas , c’est tout.

    3. Il est vrai que la Suisse ne connaît pas tous ces problèmes occupée qu’elle est à abriter dans ses coffres tout l’argent sale du monde entier.

      Elle n’est même pas capable d’assurer sa sécurité aérienne en dehors des heures ouvrables, c’est pour dire, elle compte pour cela sur ses voisins et les Français en particulier !

  9. Stérile débat: j’ai deux bâtons identiques, au moment de fracasser la tête du cambrioleur lambda, dois-je m’interroger sur la couleur du bâton à employer?
    Maintenant que le député en question joue un rôle de lobbyiste pro AA, ça reste dans l’ordre des choses pour un élu de St Dizier. Pour son obédience, je n’ai pas d’éléments.

  10. Mais n’est ce pas lui qui nous a pondu un rapport sur la réforme de l’X ?.
    Il voit loin, grand ami d’Éric Woerth, président du club la boussole, il saura nous guider. Misère …

  11. Il n’y a rien de choquant à évaluer la pertinence et le coût d’un système d’armes aussi important et structurant dans le budget de l’armée.
    Quand on en vient à dire « ben maintenant qu’on l’a, il faut bien l’utiliser à quelque chose », c’est qu’il y a un problème, une inadéquation entre les besoins réels et les moyens déployés.
    Le problème d’un GAN c’est qu’il ne peut rester longtemps sur zone, que son entretien est coûteux avec des périodes d’indisponibilité longues, qu’il nécessite une armada pour le ravitailler et une armée de marins et de navires pour le mettre en oeuvre et le protéger… pour une poignée d’appareils monoplaces, là ou une base à terre nécessite moins de moyens et peut bénéficier des infrastructures existantes dans le pays, peut accueillir un nombre non limité (et variable selon le besoin réel) d’appareils de tout type, de l’hélico à l’A400M en passant par le drone, sans limitation de durée. Les moyens déployés sur une base terrestre s’adaptent en quantité à la menace (et aux besoins politiques voire économiques), là ou un GAN constitue un ensemble de moyens dédiés fixes.
    Actuellement, plus de 95 % de nos opérations aériennes à l’étranger sont effectuées à partir de bases terrestres, le tout en parfaite sécurité. Les 5 % restantes nécessitent-elles le coût abyssal de mise en oeuvre, formation et entretien du GAN ?

    1. Vu la proximité de la frontière irakienne et syrienne, la sécurité de la base jordanienne se pose, tout comme sa pérennité qui est liée au maintien de la position du roi qui a voulu faire partie de la coalition (la disponibilité d’un base avancée est ainsi illustrée par l’ouverture récente d’Incirlik par la Turquie membre de l’OTAN qui vient de changer sa politique vis à vis de DAECH). Quant au ratio H5 env 300 pax pour 6 avions ce n’est pas formidable.
      Le prix du GAN est le prix de l’indépendance nationale face au besoin d’opérer au loin sans empreinte terrestre à négocier politiquement et à coup de M€ (ex les bases à négocier dans les pays limitrophes de l’Afghanistan de sinistre mémoire).

      Quant au surcoût des 24.6M€ il n’existe pas vraiment car il s’agit de la part MCO des avions et bâtiments participants déjà payée sur BOP 178.

    2. Pour « le cout abyssal » (à peine partisan ça, comme les 95 % : Harmattan c’est la moitié des vols, et en bien plus efficace puisqu’au plus près des zones d’intervention, comme d’ailleurs la plupart des opérations aériennes majeures antérieures !), voir plus haut.
      Pour le reste, on en revient encore et toujours au même problème : il en faut deux !
      Et un GAN, plus encore un PANucléaire n’est pas aussi limité sur zone que vous le prétendez (en toute bonne foi !) : les missions de plusieurs mois en mer sont même habituelles et assez communes. Encore une fois et toujours, et encore (!) : il en faut deux, minimum.
      La disponibilité réelle, et avérée du CDG étant de plus de 60 % (tout le monde ne peut pas en dire autant !).

      1. « Harmattan c’est la moitié des vols ». On ne peut mettre en rapport une intervention ponctuelle limitée et l’activité aérienne quotidienne. Pour Sangaris le PA c’est 0 % des vols.
        Le PA a peut-être représenté 50 % des vols quelques mois en 2011 mais la bonne question est : son absence aurait-elle empêché Harmattan ?
        Au quotidien, depuis sa mise en service, il ne représente qu’approximativement moins de 5 % des vols. Ce qui est logique compte tenu du faible nombre d’appareils embarqués, de l’absence de drones embarqués, de son incapacité à mettre en oeuvre des appareils de transports pour larguer des parachutistes.
        On peut ergoter sur les chiffres et les statistiques mais il n’empêche que l’activité aérienne du CdG est extrêmement limité et que son absence de polyvalence et sa disponibilité le limite à des opérations ponctuelles pour un coût que peu de pays acceptent de payer.

        1. « son absence aurait-elle empêché Harmattan ? » :
          Non mais elle aurait réduite notre efficacité, plus que, de moitié. Comme l’on dit certains on aurait fait comme les anglais, où à peine mieux vu que l’ont était pour ce cas spécifique à seulement 1500 km de nos propres cotes.
          Ici je voulais parler, bien évidemment des opérations majeures auxquelles la France a eut à faire ces dernières décennies : la Bosnie, le Kosovo, la Lybie, et là on est même très largement au delà de 50 % des capacités aériennes fournies par la France en cas d’affaire sérieuse (effectivement s’il s’agit seulement de déployer une demi douzaine de chasseurs pour faire la chasse aux pickup ! Parait même que notre si cher chère AA serait actuellement « à bout de souffle » suite à son intervention en Irak), et quand on compare les potentiels, et les budgets respectifs de chacun … !
          (parait même qu’ils auraient du mal, systématiquement, à assurer la permanence de la patrouille opérationnelle en France, sans devoir faire régulièrement appel à l’aéronavale : on va finir par se demander comment c’est géré tout ça)

    3. « « ben maintenant qu’on l’a, il faut bien l’utiliser à quelque chose » » :rien a voir ,un système d’arme comme un PA cela doit s’entretenir et pas seulement avec des exercices au large de Toulon et cet état de fait est valable pour toutes nos armes ,donc oui je trouve pour la cohérence de cette force qu’il soit déployé régulièrement en opération ,c’est là qu’on peut vraiment juger .Mettre en porte à faux le gan est une base aéroterrestre n’a aucun sens .

    4. vous n’avez pas compris grand chose à la géostratégie, il y a de bons auteurs comme Labayle Couhat, entre autres que vous devriez lire ce pourrait-être instructif pour vous !
      mais voytre pseudo vous va comme un gant !

  12. La question est censée en tout cas.
    Quel combat mène t’on ?
    allez buter des combattants de l’EI là bas quand on connait notre « allégeance » vis à vis d’islamistes chez nous, on se demande qui fait quoi.Et à quoi ça sert. On a beau nous dire qu’il faut tuer le problème dans l’oeuf, je pense qu’on joue un fois de plus aux supplétifs d’une autre puissance.
    Je pense qu’on doit réellement s’occuper du problème chez nous, il faut se battre chez nous : on est en guérilla ici, et de plus en plus demain avec tous les retours de musulmans de Syrie ( > 2000).

  13. « Et cela d’autant plus, mais la réponse donnée au député ne le dit pas, le GAN a assuré la permanence des capacités aéronavales de la coalition pendant la relève du porte-avions USS Carl Vinson par l’USS Theodore Roosevelt. »
    Je pense même que c’est l’acquis le plus important de l’opération, vu le respect gagné auprès des partenaires et notamment des Américains qui ont constaté sans ambigüité ce « savoir-faire » français.

  14. D’un autre côté, les américains n’ont pas beaucoup de partenaires ayant un GAN !

  15. Ce qu’a voulu dire J Guisnel, est qu’il était pas judicieux de galvauder le GAN dans une guerre barbare, de vol en réunion du pétrole libyen, menant à un chaos sans nom, qui nous amène clandestin, arme en liberté, famine, manque de médicament, repère de djihadiste, pas de perspective, annihilation de l’armée libyenne sans cas de conscience de notre « intelligentia ». Il va falloir bien comprendre, que si on est un homme digne de ce nom, on ne tue pas si on est pas attaqué, cela s’appelle la légitime défense, pilier de notre état de droit, qui si il n’est pas respecté, alors plus rien n’est respectable. La guerre en Libye est une honte, qui n’est occulté que par les salauds. Pantin de bois ou citoyen responsable, il n’y a qu’un pas vers l’asservissement. Et sachez-le, l’argent du pétrole libyen n’est pas pour nous français, mais pour eux, les intriguant intouchable. Eux-même s’appellent les sages…Et moi je m’appelles science infuse……….

  16. Alors qu il faudrait un deuxième porte avion ce député ce demande quelle ait la plus value ? est bien il y a gain de temps ( les avion ne sont pas obligé de voler pendant 6 heure) , d argent ( car un avion qui vole moins s’ essouffle moins ) et de santé ( les pilote on plus de temps pour ce reposer ) .

    Ensuite le gain stratégique , les anglais pendants la guerre des malouines aurait aimer avoir quelque porte avion de plus , hors le France doit protéger c’ est intérêt d outre-mer , sans oublier qu’ avec un porte avion pas besoin de survoler tel ou tel pays pour bombarder .

    Le dernier point , la deuxième guerre mondiale , les japonais avait réussi a prendre beaucoup de base au sol qui était bien protéger et sans porte avion les usa n aurait pus contre attaqué .

  17. La vraie question n’est pas celle du coût car cette approche est fondamentalement antinomique de la logique d’emploi de la force décidée par l’autorité politique, laquelle est, rappelons –le, la seule légitime pour décider de l’emploi de la force armée.
    Dire que cela coute cher est bien dans l’esprit général ambiant qui veut qu’on veut faire une guerre canada dry. Donc pas de troupes au sol, pas de force déployée et la seule manière d’en apprécier les effets, c’est de compter le nombre de sorties aériennes, le coût du déploiement du PA, etc. (On ne s’est jamais posé la question du nombre de bombes (donc leur coût) larguées par la coalition en Irak par rapport au nombre d’ennemis DAECH tués. A ce petit jeu, on est en faillite !
    Soit on fait la guerre et on ne compte pas (je ne dis pas d’en faire plus mais si on le fait, on ne compte pas). Mr cornu gentile est-il pour ou contre l’engagement de la France en Irak ? c’est la seule vraie question. Si oui, il ne peut aborder ce sujet par la seule dimension éco.
    Il doit l’aborder sous l’angle uniquement politique ou militaire
    Le porte-avions est-il utile à la conduite des opérations en Irak ? Plusieurs réponses :
    Sa zone de déploiement est exigue ? Est-il pertinent de déployer un groupe aérien au fond du détroit d’Ormuz avec un voisin iranien qui nous montre de réelles capacités antiforces ? que ferions-nous si le détroit d’Ormuz était fermé (on n’en fut pas loin lors des premiers jours de la cirse au Yemen)
    Quelle plus-value militaire au déploiement d’une vingtaine d’avions de combat à plus de 1000 km de la zone des opérations alors que nous déployons des avions en jordanie ? si l’armée de l’air ne peut faire plus et qu’il faut participer encore plus à l’effort de guerre, alors oui , le PA est la solution
    Le porte-avions est-il utile dans un rayon de 4000 km autour du territoire national alors qu’on dispose des bases d’ABUDHABI ou de DJIBOUTI. La réponse est oui, si on ne sait pas déployer des ravitailleurs en nombre suffisant. On peut d’ailleurs se poser la question annexe : dans un rayon de 4 à 5000 km autour du territoire national, ne vaut-il pas mieux avoir 25 ravitailleurs qu’un porte-avions ? cette question ne se pose plus au-delà.
    Maintenant au plan diplomatique, car l’emploi de la force est une question diplomatique, le déploiement du PA est indéniablement un atout dans la manche de l’autorité politique. Il permet de montrer un effort, certes ponctuel mais pas nul. Il donne des gages de détermination à la coalition, et notamment au partenaire US lequel n’est pas à compter les 20 avions d’armes en plus (on doit ainsi passer de 4 à 7-8% du volume des frappes) mais se contente du symbole fort dans la coalition. Ce qui nous donne ainsi le droit de « l’ouvrir » un peu plus…

    1. On peut aussi poser vos mêmes question à propos d’Abou d’Abbie :
      Est-il pertinent de déployer ne demi douzaine de Rafale si prêt d’un voisin iranien turbulent qui nous montre de réelles capacités antiforces (à part se prendre des coups à tout instant, et pas seulement le temps d’une intervention, et nous engager possiblement où nous ne voudrions absolument pas aller) ?
      Quelle plus-value militaire au déploiement d’une demi douzaine d’avions de combat à plus de 2000 km de la zone des opérations alors que nous avons dut déployer des avions en Jordanie ?
      Dans ces circonstances, la base statique d’Abou d’Abbie a telle opérationnellement une quelconque utilité. La réponse est non, étant donnée que l’on a même pas de ravitailleurs en nombre suffisant (dont peut se passer en grande partie un porte-avions en étant en général au plus prêts des zones d’intervention.
      Pour le reste, on en revient, encore à la même question il en un en permanence, donc deux !

      1. La base aux EAU n’est pas moins utile que Djibouti en 2015.Il n’y a pas de rafale déployés en plus qu’il y en avait avant l’opération.Il y avait un petit renfort de 3 appareils, puis après l’arrivée de CDG, ils sont rentrés.Il y avait toujours 6 rafale aux EAU et moi je m’interroge bien plus sur l’utilité de maintenir Djibouti (detair) alors que nous sommes plus du tout seul a garantir la sécurité de ce petit pays.
        On s’en est servit au début de Chammal (EAU), par ce qu’on avait que ça, comme les américains, les Canadiens et d’autres.Aujourd’hui l’essentiel des missions se font via les mirage 2000, les rafale se reposent plus qu’ils ne travaillent.

        1. On n’a jamais été à Djibouti pour défendre ce pays mais pour surveiller l’entrée de la Mer rouge où transitent 90% du trafic des pétroliers !!!

          1. On le surveille quand même un peu ,la PO n’est pas toujours là que pour la forme et les voisins sont parfois agités !

        2. Jian si vous n’avez encore compris que Al Dhafra est juste une base de démonstration commerciale (offerte si gentiment par notre précèdent président pour faire plaisir à ses grands amis des milles et unes nuits), et qui opérationnellement et stratégiquement ne sert absolument à rien, à part nous mettre à tout instants la gorge sous un couteau iranien …
          Djibouti est plus une indispensable, vu sa position géostratégique en plus et qui n’aura échappé à personne (beaucoup veulent s’y installer), base relais et d’intervention, pour notre marine nationale et nos forces de projection, et pour l’influence de la France en général.

          1. Al Dhafra est une base avancée comme n’importe quelle autre.
            Elle fait partie d’un accord d’assistance mutuelle entre nos deux pays (s’attaquer aux EAU, c’est s’attaquer a la France).Ce sont les émiriens qui ont tout payés pour qu’on viennent.Dans cette région on cherche le soutien des puissances occidentales et si vous méprisez l’importance de la France a l’internationale, c’est que vous n’avez rien compris a la géopolitique et a l’importance des alliances.La France, c’est l’Europe, c’est l’Otan et elle peut envoyer des moyens.Ce n’est pas juste 6 avions qui vont affronter l’Iran! c’est un ensemble de pays et la base d’al dhafra peut vite accueillir des renforts, c’est sa vocation.Imaginez l’Iran qui bloque le détroit d’Ormuz, pensez vous que cette base ne servirait a rien? nous n’utilisons pas cette base par ce qu’on a envisagé d’attaquer il y a plusieurs années l’état islamique.Elle a d’autant d’importance que Djibouti pour contrôler l’entrée en mer rouge.C’est nous qui avons le couteau sous la gorge de l’Iran et non l’inverse, quand je dis « nous », comprenez l’ensemble des pays de la région et de leurs alliés, dont nous faisons partis.
            L’Iran n’a rien d’une puissance militaire phénoménale qui a les moyens de raser cette base, très bien protégé par des systèmes Patriot.
            On peut s’en servir en temps normal, pour exposer et s’entraîner avec les locaux, mais elle n’a pas été ouverte « juste » pour ça!

          2. Parce que vous croyez que l’on va rester encore longtemps à Djibouti ? Vous êtes un doux rêveur !!! D’où l’utilité de la base aux EAU !!!

          3. Bé oui mon pauvre « s’attaquer aux EAU, c’est s’attaquer a la France », c’est bien là le problème, et pas des moindres !
            Outre les hommes tués (par un raid saturant de missile par exemple, ou autre attaque kamikaze (ah pas forcément identifiable celle là), cela nous entrainerait, la France, dans une guerre automatique et un conflit de grande ampleur, sans que nous ne l’ayons aucunement décidé, et sans en maitriser, quoi que ce soit, avec toutes les conséquences, excusez « du peu » !
            PS : le plus terrible c’est que certains ont désormais un esprit tellement inféodé qu’il en finissent par trouver cela plus que normal.
            Seriez pas parent avec Jian ?
            .
            @ VLT2L, des info sur « notre départ de Djibouti » ?

          4. @ Anonymous

            A une époque nous étions la seule nation a y être stationnée. Maintenant, il y a les Ricains et qui dit Ricains dit dollars ce qu’aime bien le gouvernement djiboutien comme le prouve e racket auquel il se livre sur les militaires français qui y sont affectés !!!

            Seulement, les Ricains ne font pas vivre un territoire comme le font les Français et quand ils seront les seuls sur le territoire ils feront venir tout ce dont ils ont besoin des USA !!!

          5. Comme quoi Djibouti est vraiment une base, vu sa situation, d’intérêt stratégique. Base que nous aurions le grand tord d’abandonner (presque si il ne doit nous en resté qu’une, c’est bien celle là).

      2. pardon votre honneur, il existe une différence de fond entre une base parmi tant d’autres sur un territoire défini (national ou étranger) et LE porte-avions.
        attaquer la base d’abu dhabi (de manière symétrique, j’entends) est un acte de guerre caractérisé qui ne souffrira d’aucune interprétation. attaquez le PA dans les eaux internationales peut-être toujours sujet à interprétation. je me place dans un contexte de guerre hybride où tous les modes d’action sont bons.
        au plan politique, détruire une base FR serait dommageable. attaquer – et couler ???- le porte -avions serait autrement plus grave. je parie qu’on préfèrerait perdre six rafale alignés sur un tarmac n’importe où dans le monde, que de prendre une bordée de six missiles mer-mer et de voir le PA neutralisé.
        par ailleurs, attaquer le PA serait certes un acte de guerre condamné de tous mais ne supposerait pas automatiquement une réponse solidaire de la communauté internationale.
        attaquer la base d’ABUDHABI revient seulement à attaquer deux pays. l’extra territorialité du PA joue ici à son détriment. ce qui n’enlève pas son intérêt opérationnel.
        une fois encore, le vrai débat est ailleurs et tant qu’on ne le tranchera pas, on en restera à des circonvolutions politiciennes pour chercher à déstabiliser l’autre (ma remarque est valable dans les deux sens, peu importe qui gouverne).
        la vraie question est : on y va ? si oui dans quel but ? en en assumant le prix.
        ou bien on y va pas et le PA reste à la maison…

        1. Objection retenue !
          Mais reste à savoir ce que l’on fait quand même avec une base à Abbou d’Abbie, en particulier si c’est seulement pour éventuellement se prendre des coups, voire nous mettre en porte à faux.

  18. « Quelle a été la plus-value opérationnelle du porte-avions Charles de Gaulle lors de son engagement en Irak ? »
    Cette question est tronquée. il manque : et quelle aurait été la plus plus-value opérationnelle de ne pas le faire ?

  19. Allez parler de l’inutilité d’un PA aux anglais , ainsi que de la couverture de l’armée de l’air. 7 ravitaillement en vol avec 11 ravitailleurs pour permettre à 2 victors de lâcher 2 bombes sur l’aéroport de port Stanley.
    Ou aux batteries druzes bombardées et mise hors d’état par les super étendard du fosh en 82 … Elle etait ou l’armée de l’air ?
    Un PA est une arme de projection capable d’aller là où les autres ne peuvent pas. Aujourd’hui , une vingtaine d’appareils c’est une armée de l’air ! C’est un format superieur a nombre des AA des pays de l’OTAN, sans parler des autres.
    La PA est une arme de diplomatie , certes .. De même que l’armée de l’air , qu’un régiment de char ou que tout autre élément de force armée
    Enfin, vis à vis du débat sur la vulnérabilité d’un pa face à une attaque aérienne ou sous marine , c’est vrais ! Mais les rares pays capables de mener une telle attaque sont également capable de raser une base terrestre , qui, elle, ne se déplace pas.
    L’aviation vietnamienne n’a jamais réussi à mener un raid aerien sur un PA américain !

    1. complètement d’accord avec vous mais il faut être précis et ne pas rester dans les généralités. la finalité d’un GAN s’applique dans le temps et dans l’espace par rapport à des objectifs clairs.
      dire que c’est une capacité de projection de force, ok , mais où ??? pas à 4000 km du territoire national si on a des bases aériennes disponibles (et si on a des ravitailleurs bien sur…)
      les falklands étaient à 10000 km et aucune base aérienne à distance de combat. appliqué à la france : dans quelle zone le PA est-il nécessaire ? au milieu du pacifique ou pour défendre l’antarctique (reste à savoir contre quoi)
      en revanche, le PA comme outil politique, peut avoir sa justification (ne serait-ce que parce qu’il porte l’arme nucléaire)
      je ne crois pas qu’il faille comparer LE PA CDG dans ses modalités d’emploi avec les GAN de l’US NAVY…
      je ne nie pas l’utilité du PA dans l’absolu mais son utilité dans le cas présent me semble être majoritairement diplo dans le cadre du dialogue avec les USA, rien de plus…

    2. peut être que tout simplement si les falklands ,avait eu un détachement air (solution actuel ) ,il n’y aurait pas eu d’attaque du tout (bien sur ,un SNA déployé un peu plus tôt dans le secteur aurait très bien fait l’affaire !);déployé en permanence un GAN dans l’ atlantique sud c’est pas vraiment l ‘ideal !après je ne dis pas qu’un detachement sol doit forcement être de l’ AA et dans ce cas l’emport de missile air mer était plutôt recommandé !De plus comme certains autres ,je remarque que les avions du CDG ont aussi recours aux ravitailleurs de l’ AA comme quoi ,les guerres de chapelles sont bien ridicules !
      Au passage ,intéressant reportage sur les exocets sur la 3 cette semaine .

      1. Certes mais, pour faire face à l’Argentine, vous mobiliser combien de chasseurs, et toute leur logistique et tout ce qui va avec. Et à multiplier sur tout les territoires où les britanniques (plus encore nous) ont quelque intérêt. Sachant que l’attaque des Malouines, et ce genre d’attaque en général, n’a pas fait l’objet d’ un préavis ! 🙂
        Et toute ces capacités étant à retirer d’un déjà assez faible pouvoir d’intervention = bravo vous avez définitivement immobilisé nos forces armées, ou ce qu’il en reste.

        1. Là je vous retourne un peu votre argument ,car il faudrait combien de GAN (et les équipages qui vont avec pour les relèves),pour empêcher un débarquement sur nos territoires ?Encore une fois ,autant l’exemple du Liban est un parfait exemple d’appui du fourni par un GAN ,autant contre l’Argentine un seul sous marin en maraude aurait suffit !

          1. Un GAN, en permanence, ça serait déjà pas mal (pour les équipages, et le reste, voir réponse plus haut !).
            Pour les Malouines on parle évidemment de reconquête, à défaut de dissuasion, et contre 30 chasseurs polyvalents parmi les plus modernes, et deux Hawkeyes, il y a pas mal de nations qui y regarderait à deux fois justement.
            Pae contre on a du mal à imaginer ce que pourrait faire l’AA dans un cas comme ça ? !

          2. Ah je vous le remet, car c’est, beaucoup plus haut :
            Ici il s’agirait en l’occurrence de s’inspirer du CDG, et de ses expériences (bonnes et moins bonnes !), pour changer et améliorer ce qu’il y a à changer et à moderniser l’ensemble. C’est à dire ne pas tout reprendre et refaire, comme pour un nouveau bâtiment, mais avoir un deuxième porte-avions (à propulsion nucléaire, bien évidemment) avec, au contraire et bien qu’amélioré (un peu rallongé et alourdi, de 43 à 50 000 tonnes pour des catapultes de 90 m par exemple), un maximum de communalités avec son prédécesseur (on peut par exemple penser à avoir un équipage, un peu renforcé, pour le roulement des effectifs (quoi que moins nombreux sur le 2e PAN, 1500 au lieu des 2000 actuel), pour avoir ainsi un GAN (idem les frégates sont en nombre suffisant, quoique limite, pour cela : UN groupe aéronaval) à disposition effective et opérationnelle en permanence.
            On en revient toujours au même problème du deuxième PA !

          3. Pour comparer il faut rester à la même époque ,et si les malouines avaient été française ,les argentins n’ aurait pas plus réfléchit et quand même attaqué (surtout que l’on avait peut être pas tout a fait la log anglaise);et si on revient dans le monde actuel ,je ne vois pas lequel de nos territoires est sous une menace comparable en proportion avec l’époque .Les argentins ont surtout échoué car ils n’avaient pas prévu une défense efficace ,ils ont fait le pari de la résignation des anglais ,et ont fait la même erreur que ceux ci.

  20. Question: Quelle est la plus value opérationnelle d’un gros tas de députés, sénateurs, conseillers régionaux, départementaux, municipaux et j’en passe pour arriver à la situation financière actuelle du pays ?
    Vous avez 4 heures.

    1. C’est notre réserve opérationnelle secrète. Il suffit de fournir un fusil à tous ces inutiles et hop on a la plus grande armée du monde ! 🙂

  21. Ce qui me hérisse dans la rodomontade ministèrielle c’est l’oubli que cet outil indispensable l’est à mi- temps,il serait honnête de préciser le besoin urgent de son alter-ego,mais y a t-il compatibilité entre honnêteté et politique?

  22. J’aime bien M Cornut Gentille, au moins un député qui s’intéresse à la Défense et pas seulement aux ronds-points à construire dans sa circonscription. Mais il abaisse trop le débat au niveau des seules questions de coût. On finit par perdre de vue la stratégie. Avec des questions comme ça, on pourrait aussi répondre : ça coûterait moins cher d’envoyer un seul Rafale depuis la France aller larguer une bombe nucléaire sur l’Irak. Le ratio coût / efficacité opérationnelle est bien meilleur.

  23. Ce qui surprend un peu c’est que la France alliée des USA et membre de l’Alliance atlantiqueet de l’OTAN n’ait qu’un seul porte-avion et n’aie pas la possibilité d’en » louer « un autre à nos » amis US « comme auparavant avec le Lafayette ou le BoisBellau ! … Comment fera-t-on quand le CDG sera à bout de souffle et devra être remplacé?
    Je veux bien croire qu’on soit fauchés mais comment faisait on auparavant?…

    1. louer un porte-avions US? depuis le désarmement du Kitty Hawk il y a quelque chose comme 6 ans, c’est peine perdue, ils ne nous loueront pas de porte-avions nucléaire que nous ne pourrions de toutes façons pas conduire (pas la ressource de mettre 5000+ personnes sur ces bateaux). Comment faisait-on avant? on en avait 2. En 1990 pour la guerre du Koweit, un PA avait été déployé en tant que PA, l’autre avait servi de porte-hélicoptères et transport de troupes et de véhicules dans un premier temps. Ça parait bête mais ça fait moins de monde sur le deuxième et ça économise du potentiel.

  24. Un PA est vulnérable de l’intérieur. Un membre de l’équipage terroriste et le désastre peut être total. C’est une vulnérabilité nouvelle et réelle.

  25. Un porte-avion est certainement vulnérable, en définitive, contre un adversaire possédant des avions de combat, des sous-marins, des missiles anti-navires. Mais en définitive la Royal Navy avait été bien contente d’en disposer, alors qu’elle allait les envoyer à la ferraille, pendant la guerre des Malouines.
    Et puis, comme d’habitude, une fois la paix revenue ( ?) , les leçons de cette guerre ont été vite oubliées chez nos voisins.

    1. La seule erreur majeur des britanniques et de s’être laissé surprendre ,rien a voir avec les moyens dont ils disposaient (et l’ Argentine ,ce n’était pas l’URSS).

      1. « rien a voir avec les moyens dont ils disposaient  »
        Faux.
        Le UK, sans l’appui de ses 2 porte-aéronefs (pourtant pas bien lourds) aux Malouines auraient eu infiniment plus de mal à arriver à ses fins.
        .
        La guerre des Malouines est d’ailleurs une très claire illustration de l’intérêt de disposer, soi seul en tant que pays, d’un GAN puissant, pour des pays comme la France et le UK qui disposent des nombreux territoires outre-mer, en même temps que de nombreux intérêts (économiques, politiques et sociaux = expatriés) dans de très nombreux pays.
        Le GAN puissant force le respect du potentiel adversaire et indirectement, il garantit la paix, d’abord par son aspect dissuasif.
        .
        Ensuite, pour agir loin sur un conflit type Malouines, s’assurer la domination du ciel est immédiatement un facteur décisif … or même un nombre conséquent de frégates Anti-Aérienne n’atteindra jamais un tel objectif.

        1. Faux en quoi ? bien sur que les brits ont eu besoin de leur PA ,mais les principales leçon de cette guerre ce n’est pas de savoir qui a le PA le plus gros (la menace d’un SNA aurait largement bloqué un débarquement);Donc les leçons pour défendre un territoire lointain c’est déjà de ne pas trop dépendre de la métropole et donc de se préparer un minimum et aussi ,en cas d’intervention ,d’avoir une logistique solide est une route sure (rôle des frégates et autre) ,mais bon je ne vais pas vous apprendre qu’un PA seul ça ne vaut rien comme tout système d’arme .

          1. Les britanniques ont dut faire intervenir leur Vulcan à partir de l’ile de l’Ascension, à 6000 km de là.
            Sinon le rôle des Harrier (sur porte-aéronef) a été déterminent et indispensable pour la réussite de l’opération, qui sans cela n’aurait probablement pas eut lieu.

    1. Pour ne pas passer pour des supplétifs et montrer que nous sommes là, individuellement dans une action collective.
      Vous savez, ici en France, collaborer avec des alliés c’est vu comme une soumission, une perte d’indépendance.
      « un pour tous et tous pour un »

  26. C’est une Base aérienne complète, totalement autonome. Une plate-forme qui se déplace de près de 1000 kms en 24h00! Un porte-avion c’est la garantie d’une activité aérienne soutenue avec un groupe aérien complet, avion(s) radar, ravitailleurs, une banque d’images du théâtre d’opérations à la mise à jour instantanée. Un concentré de technologies, une centrale nucléaire mobile, des moyens électroniques de communication et d’écoutes de pointe. Ses soutes peuvent recevoir le missile ASMP A. Certes, son groupe aéronaval d’accompagnement n’a pas la même autonomie mais quel formidable outil d’indépendance au service du politique qui, hélas, ne sait pas s’en servir. Lorsque nous n’aurons plus de Porte-avions, tout le monde, unanimement, le regrettera.

  27. Mon post où je rappelle que ce monsieur est maire de Saint Dizier semble avoir du mal à passer. Conflit d’intérêt s comme on dit.

  28. Jamais la France n’a disposé d’un groupe aéronaval aussi puissant, efficace et endurant que celui d’aujourd’hui.
    Et pour ceux qui savent regarder le choses objectivement, et qui se sont renseigné a minima, l’intervention du GAN lors d’Harmattan a été une pleine illustration de ses excellentes capacités
    … mais aussi de sa pleine complémentarité avec l’AA … chacun sachant faire une bonne part de ce que l’autre ne peut pas forcément apporter.
    .
    De plus, ce groupe aéronaval est en constante montée en puissance.
    Après l’IPER, la config 100% Rafale M décuplera encore (très significativement) les capacités du GAE.
    Avec l’arrivée des Fremm et Caïman, la capacité ASM va également faire un gros bond.
    Avec celle du SNA Barracuda … idem.
    .
    Jamais la France n’a disposé d’un outil de souveraineté aussi « puissant, efficace et endurant », de sorte que la visite officielle à son bord du Chef d’Etat Major US, lors du déploiement du PAN CDG au large de l’Irak, est tout sauf anecdotique.
    Les US reconnaissent désormais ouvertement toute la valeur et l’efficacité de notre GAN.
    Et c’est bien la 1ère fois.
    Ceci est le résultat d’un très long cheminement qui a duré plusieurs dizaines d’années (démarré dans les années 80).
    .
    Côté diplomatique, c’est L’OUTIL par excellence.
    Exemple : les médias étrangers n’ont jamais bcp parlé de l’intervention de l’AA durant l’opération Chammal.
    Par contre, dès que le PA CDG s’est présenté face aux côtes Irakiennes, cela a été partout un festival d’articles et de reportages dans la Presse internationale
    … et qui peut encore douter qu’une guerre se joue AUSSI sur le front médiatique !?
    .
    Autant dire que les critiques d’un député obnubilé par la (non moins magnifique) base de St-Dizier n’ont d’intérêt que pour ceux qui se passionnent pour le manque récurrent d’objectivité de nos chers politicards … des villes comme des champs !!!…
    Merci Mr Cornut pour votre petite blague 😉
    … Quelle sera donc la prochaine question imbécile de nos chers élus ?
    Les FAS qui ne servent à rien ? Non, ça c’est déjà fait … Bon, pas d’inquiétude, ils trouveront forcément autre chose.

    1. Et malheureusement, tout, cela va être réduit à zéro l’année prochaine et pendant plus de deux ans.
      Là notre sérieux, à ne pas prévoir un pourtant indispensable (le CDG n’étant disponible que 60 % de son temps de vie) sister-ship pour assurer une cohérence minimale de ce système d’arme au combien irremplaçable, va encore en prendre un coup, on commence à en avoir l’habitude malheureusement.

    2. Et malheureusement, tout, cela va être réduit à zéro l’année prochaine et pendant plus de deux ans.
      Là notre sérieux, à ne pas prévoir un pourtant indispensable (le CDG n’étant disponible que 60 % de son temps de vie) sister-ship pour assurer une cohérence minimale de ce système d’arme au combien irremplaçable, va encore en prendre un coup, on commence à en avoir l’habitude malheureusement

  29. +1… Si la marine veut montrer ce qu’elle sait faire, et si cela rentre dans sa ligne de budget (qui sont toujours assortis de rallonges), c’est son droit.

    Mais ne perdons pas de vue que le golfe était sur le chemin du G.A.N qui s’en allait en Inde participer à un exercice bilatéral avec la marine indienne… qui a récemment émis des spécification proche du C.d.G, même si les anglais sont aussi bien placés que les français pour fournir le futur navire.

    il semblerait aussi qu’entre la France de Hollande et l’Amérique d’Obama, les relations se réchauffent et de nouvelles promesses de collaboration militaire ont fleuries il y a quelques semaines. Donc la coalition anti E.I. permet tout de même de resserrer les liens franco-Américains, mis à mal par l’intervention américaine en Irak.

    Il est déplorable que derrière le billet de Mr Cornut-Gentille, il n’y a rien d’autre qu’une visée politique dépourvue d’envergure, la même que celle qui plongea les « vainqueurs » de Kadhaffi à regarder la montée des milices islamistes les mains dans les poches.

  30. Tous ces posts pour un article sur un surcoût de 43,6 millions d’euros…. j’imagine qu’on va battre des records en 2016 lorsque le CdG sera arrêté pour une « rénovation à mi-vie » qui va le rendre indisponible 18 mois et qui coûtera 1,3 milliards d’euros aux contribuables !
    Il s’agit de recharger les deux cœurs nucléaires du bateau, de vérifier des centaines d’équipements et de moderniser les armements…

  31. @ mich (plus haut),
    Ils ne s’agit pas justement de guéguerre de chapelle (bien ridicule en effet), mais au contraire de voir quel est l’intérêt supérieur de la France, d’avoir les meilleurs outils de défense et d’intervention. Sachant vu les budgets et nécessités actuelles, certains choix (qui n’ont jamais réellement été fait) doivent être, ou devrait depuis assez longtemps maintenant avoir été fait : on est plus au temps de la guerre froide (il y a 25 ans !), où le principal ennemis était à 300 km de nos frontières et nécessitait une armée de l’air nombreuse, mais aujourd’hui à une armée voulue de projection, et donc avec les meilleurs instruments, et les plus appropriés pour cela.
    Il serait temps d’en prendre conscience, et en effet de mettre au moins un bémol aux, on ne peut plus ridicules (je n’en finirais pas d’en convenir, surtout n’étant ni aviateur, ni, encore moins, marin)  » guerres de chapelles » (un de nos gros défauts franco-français malheureusement).

    1. Ça ,on verra bien dans quelques année le résultat des décisions actuelles ,qui ,je trouve,ont au moins le mérite d’un peu plus de réalisme et de pragmatisme par rapport aux décennies précédentes ;le seul bémol c’est que c ‘est un peu fait par la force des choses et que pour l’instant on est peut être encore un peu dans la « méthode Coué »,on verra .

      1. Ah bon, moi je trouve au contraire, ce qui nous distingue sans doute le plus, que l’on est dans la parfaite continuité, malheureuse, des dividendes de la paix (pour certains uniquement) des deux précédentes décennies, voire même allant en empirant (suffit de voir l’amenuisement des budgets, et plus encore à quoi ils sont consacrés).
        A quand la prise de véritables prises de décisions, et donc de véritables choix stratégiques d’adaptation (qui ne plairont pas forcément à tout le monde, et à tout nos particularismes exacerbés en particulier, mais l’efficacité et la renommée des armes de la France est à ce prix)

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