Ouverture d’une enquête sur un mini-drone armé conçu par un étudiant américain

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Certains usages des nouvelles technologies sont susceptibles de créer quelques soucis dans le domaine de la sécurité. Ainsi, il est maintenant possible de fabriquer une arme grâce à une imprimante 3D.

Un entrepreneur américain, Cody Wilson, en a fait sa spécialité et propose à la vente, pour 1.999 dollars, une machine appelée Ghost Gunner, qui permet de fabriquer un boîtier de culasse d’un fusil d’assaut de type AR-15. Peu après son lancement, en octobre 2014, il avait déjà reçu 40 commandes. Bien évidemment, les armes ainsi fabriquées n’ont pas de numéro de série, ce qui rend impossible leur identification.

Un autre domaine sensible est celui des drones. On a beaucoup parlé de ces appareils qui survolé les installations nucléaires françaises au cours de ces derniers mois. Et, apparemment, le site pétrochimique de LyondellBasell, cible d’un acte « criminel », pour reprendre les mots du ministre de l’Intérieur, la semaine passée, a lui aussi reçu la visite d’engins de ce type « le 8 juillet vers 2H00 du matin, le 16 juillet vers 23h00 et le 21 juillet vers 23h45 », d’après Dominique Moyal, Mme le procureur de la République d’Aix-en-Provence. Pour autant, il n’y aurait, du moins pour le moment, aucune relation de cause à effet.

Ces drones, dont certains modèles disponibles dans le commerce peuvent emporter au moins 800g de charge utile, peuvent être facilement détournés par des individus mal intentionnés. En septembre 2013, un mini-drone s’était écrasé au pied d’une tribune où se tenait Angela Merkel, la chancelière allemande. Le propriétaire de l’engin avait affirmé qu’il souhaitait prendre des photos pour les revendre ensuite à la presse. Mais imaginons que, il y ait eu des explosifs à la place d’un appareil photographique…

D’autant plus que, dans ce domaine, on peut en effet pratiquement tout imaginer. Et quant aux idées, Austin Haughwout, un jeune étudiant en mécanique américain de 18 ans originaire de Clinton, dans le Connecticut, en a eu une qui pourrait inspirer des personnes aux intentions peu pacifiques.

Ainsi, au début du mois, l’étudiant a fait sensation en diffusant via son compte Youtube une vidéo de 14 secondes sur laquelle on pouvait voir un mini-drone armé en action. Et les images en question ont été regardées plus de 2 millions de fois.

L’appareil imaginé par Austin Haughwout est un quadricopter qui, doté d’un pistolet semi-automatique, a ainsi tiré à 4 reprises. Mais comme les images ne montrent pas la cible, il n’est pas possible de savoir si les tirs ont fait mouche.

Quoi qu’il en soit, et plus de deux semaines plus tard après la diffusion de cette vidéo, l’administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) a ouvert une enquête sur ce mini-drone armé pour savoir si ses règlementations « ont été violées ». « La FAA va aussi travailler avec ses partenaires des forces de l’ordre pour déterminer s’il y a eu des violations des lois pénales », a-t-elle aussi précisé, par voie de communiqué.

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