Presque tout sur le défilé du 14 Juillet 2015

L’édition 2015 du défilé du 14-Juillet à Paris aura pour fil rouge le 70e anniversaire de l’Ordre de la Libération et mettra en avant les forces de réaction aux attentats ainsi que l’opération intérieure Sentinelle, lancée après les événements de janvier. En outre, les forces mexicaines seront mises à l’honneur avec la participation d’un détachement interarmées, laquelle s’inscrit dans le cadre de la visite à Paris du président des États-Unis du Mexique, Enrique Peña Nieto. Les liens militaires entre la France et le Mexique sont anciens et étroits, les deux pays étant liés par un partenariat stratégique.

Cela étant, avec les restructurations passées et le rythme opérationnel intense, tant sur les théâtres extérieurs que sur le territoire national, le format de ce défilé sera réduit assez significativement par rapport aux éditions précédentes, avec une phase motorisée « raccourcie » de 20 à 30%.

On notera la présence du 1er Régiment d’Artillerie de Marine (RAMa) au passé prestigieux ainsi que celle de l’état-major de la 1ère Brigade Mécanisée (BM), malgré leur dissolution le 30 juin dernier (la dissolution administrative sera effective à la fin du mois).

 

Animation d’ouverture – 10H30

Elle rendra hommage à l’Ordre national de la Libération, avec une parade des 13 drapeaux et les deux fanions de 15 (sur 18) unités décorées de l’Ordre de la Libération : la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE), le Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique Nouvelle-Calédonie (représenté par le 3e Régiment d’Infanterie de Marine), le Régiment de Marche du Tchad, le 2e Régiment d’Infanterie de Marine, les 1er et 3e Régiments d’Artillerie de Marine, le 1er Régiment de Spahis, le 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine, le 501e Régiment de Chars de combat, le sous-marin nucléaire d’attaque Rubis, la frégate légère furtive Aconit, l’école des fusiliers marins, l’escadron de chasse 02.005 « Île-de-France », l’escadron de chasse 03.030 « Lorraine » et le Régiment de Chasse 02.030 « Normandie-Niemen ». Cinq jeunes volontaires du service civique porteront les coussins brodés au nom des villes Compagnons de la Libération : Grenoble, l’Île de Sein, Nantes, Paris et Vassieux-en-Vercors.

Le choeur de l’armée française et la musique des équipages de la flotte de Toulon assureront l’animation musicale et interpréteront Rhin et Danube, la marche de la 2e division blindée, le chant des partisans, la Marseillaise (version d’Hector Berlioz) et la marche de la Libération. L’ensemble formera une Croix de Lorraine.

 

Défilé aérien d’ouverture – 10H44

Patrouille de France

Cette année, il n’y aura pas 8 mais 12 Alphajet qui formeront une croix de Lorraine. Les 4 avions supplémentaires seront pilotés par le remplaçant de la PAF 2015, le directeur des équipes de représentations de l’armée de l’Air, son adjoint et le lieutenant-colonel Raphaël Nal, leader de la PAF en 2013

Forces aériennes de la France Libre

1 C-135FR du Groupe de ravitaillement en vol (GRV) 02.091 « Bretagne » de la base aérienne 125 d’Istres suivi par 4 Rafale C du Régiment de Chasse 02.030 Normandie-Niémen de la BA 118 de Mont-de-Marsan et par 4 Mirage 2000 C/B de l’Escadron de Chasse 02.005 Île-de-France de la BA 115 d’Orange.

Le plus : Deux unités prestigieuses manqueront à ce tableau : l’EC 01.030 Alsace, qui, dissous en 2008, a vu passer dans ses rangs des figures des Forces aériennes françaises libres (Mouchotte, Clostermann, Martell, etc…) et l’EC 3/30 Lorraine, basé aux Émirats arabes unis et donc actuellement sollicité pour l’opération Chammal.

Forces aériennes stratégiques

1 C-135 FR du GRV 02.091 Bretagne suivi par 3 Rafale B de l’EC 01.091 Gascogne de la BA 113 de Saint-Dizier et par 3 Mirage 2000N de l’EC 02.004 La Fayette de la BA 125 d’Istres

Projection de puissance

– 4 Mirage 2000D de la 3e Escadre de Chasse de la BA 133 de Nancy-Ochey

Le plus : La 3e Escadre de Chasse est extrêmement sollicitée par les interventions extérieures, avec notamment une participation aux opérations Chammal (6 avions déployés en Jordanie) et Barkhane (3 avions affectés au Niger). Cette unité a été particulièrement par le drame d’Albacete (Espagne), en janvier

Police du ciel

1 E-3F Awacs de l’Escadron de détection et de contrôle aéroportés 00.036 Berry de la BA 702 d’Avord, suivi par 3 Mirage 2000-5 du Groupe de chasse 01.002 « Cigognes » de la BA 116 de Luxeuil

Formation et entraînement

– 2 Alphajet français de l’École de transition opérationnelle (ETO) 02.008 « Nice » de la BA 120 de Cazaux
– 1 Alphajet belge de l’ETO 02.008

Intervention à partir de la mer

– 2 Rafale M de la Flottille 12F de la base aéronautique navale (BAN) de Landivisiau
– 2 Super Étendard Modernisés (SEM) de la Flottille 17F de la BAN de Landivisiau

Patrouille et surveillance maritime

– 1 Atlantique 2
– 1 Falcon 50

Le plus : Un Atlantique 2 est mobilisé en permanence pour les besoins de l’opération Chammal pour mener des missions de renseignement. Un Falcon 50 a été engagé en Pologne, dans le cadre des mesures de réassurance décidées par l’Otan au bénéfice des pays baltes

Projection des forces

– 1 A400M « Atlas » de l’Escadron de Transport (ET) 01.061 Touraine, de la BA 123 d’Orléans-Bricy
– 1 C-130 Hercules de l’ET 02.061 Franche-Comté de la BA 123
– 1 C-130 Hercules espagnol
– 1 C-160 Transall de l’ET 01.064 Béarn de la BA 105 d’Évreux
– 1 CN235 Casa de l’ET 01.62 Vercors de la BA 110 de Creil
– 1 CN235 espagnol

Le plus : L’ET 01.061 Touraine a été reformé le 1er septembre 2014

Sécurité civile

– 1 Beech King Air
– 2 Canadair CL-415 de Marignane

Transport stratégique

– 1 A340 de l’ET 03.060 Estérel de la BA 110 de Creil

 

Défilé des troupes à pied

Général commandant le défilé des troupes à pied – 10H54

Troupes à l’honneur

Forces armées mexicaines

Dans le cadre de la visite d’État en France du président du Mexique, Enrique Peña Nieto, les forces mexicaines seront à l’honneur. Le détachement, commandé par le lieutenant-colonel Victor Hugo Serrano Estrada, sera composé de 6 fauconniers, 27 cadets de l’Heroico colegio Militar (l’école des officiers de l’armée de Terre mexicaine), de 27 marins et de 27 gendarmes.

Le plus : La gendarmerie nationale a participé à la formation de son homologue mexicaine, créée très récemment

Forces de réaction aux attentats

Ayant joué un rôle déterminant lors des attentats commis à Paris en janvier, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), la Brigade de recherche et d’intervention et le RAID sont mis à l’honneur. C’est la première fois que ces unités seront représentées au défilé du 14-Juillet. Défileront les chefs de ces unités, suivis de leur drapeau et de leur garde (21 personnels au total)

Module Sentinelle

2 blocs de 28 militaires du 41e Régiment des Transmissions, encadrant 2 colonnes composées chacune de 7 marins et de 7 aviateurs. Un dernier rang sera composé de 10 militaires provenant de plusieurs autres unités.

École polytechnique : « Pour la Patrie, les sciences et la gloire » – L’X est de moins en moins une grande école militaire dans la mesure où ses élèves choisissent de moins en moins d’exercer leurs talents au sein de la Direction générale de l’armement (DGA) ou des grands corps de l’État. La question de la tutelle du ministère de la Défense finira tôt ou tard par se poser, notamment après les réformes inspirées par le rapport remis récemment par Bernard Attali.

École des officiers de la gendarmerie nationale : « Pour la Patrie, l’honneur et le droit » – Assure la formation initiale et continue des officiers de la gendarmerie. Propose depuis 2014 un enseignement MBA spécialisé en management de la sécurité. Une première pour une école militaire.

École spéciale militaire de Saint-Cyr : « Ils s’instruisent pour vaincre » – La promotion Lieutenants Thomazo défilera sur les Champs-Élysées. Sa particularité est qu’elle rend hommage à des frères jumeaux, Jean et Yves Thomazo, tous deux passés par Saint-Cyr. Le premier a été tué en Indochine en tentant de libérer ses hommes retenus par l’ennemi, le second trouvera la mort en Algérie en portant secours à un camarade lors d’un assaut.

École militaire interarmes : « Le travail pour loi, l’honneur comme guide » – Assure la formation initiale des officiers issus du corps des sous-officiers et des engagés volontaires de l’armée de Terre.

École navale et groupe des écoles du Poulmic : centre de formation initiale de tous les officiers de la marine nationale et le centre de formation professionnelle des officiers de marine, des officiers mariniers et équipages des métiers dits « du marin ».

Le plus : 87 marins ont été décorés de l’Ordre national de la libération par le Général de Gaulle, dont le commandant Honoré d’Estienne d’Orves

École des officiers de l’armée de l’Air : « Faire Face » – Regroupent l’École de l’Air, l’Ecole militaire de l’Air et le Cours spécial de formation des officiers (CSEA). Assurent la formation initiale des officiers de l’air (pilotes et navigateurs), des officiers systèmes aéronautiques (maintenance aéronautique, systèmes d’information et de communication) et des officiers des bases (contrôleurs aériens, renseignement, infrastructure défense sol-air).

Le plus : L’École militaire de l’Air défilera pour la dernière fois. À la rentrée 2015, tous les élèves officiers issus du concours externe et du concours interne formeront une promotion unique de l’École de l’Air (qui fête ses 80 ans cette année)

École des commissaires des armées : héritière des écoles de formation initiale des commissaires et des officiers d’administration des armées et services. A accueilli le 19 août 2013 sa première promotion interarmées.

Écoles du service de santé des armées : Défileront les drapeaux de l’Ecole du Val-de-Grâce (EVDG), de l’École de santé des armées (ESA, 40 élèves), et de l’École du personnel paramédical des armées (EPPA, 20 élèves)

École nationale supérieure des ingénieurs de l’infrastructure : forme les futurs officiers du service d’infrastructure de la défense, en charge de l’adaptation et du soutien du patrimoine immobilier du ministère. Ces derniers exerceront ensuite des fonctions relatives à l’inspection, au contrôle, à l’expertise et à la coordination.

École de gendarmerie de Chaumont : assure la formation initiale des élèves gendarmes adjoints volontaires (agents de police judiciaire adjoints, soutien technique ou administratif ), mais surtout des élèves gendarmes se préparant à devenir sous-officier.

Le plus : la 465e promotion de l’EG de Chaumont prendra le nom de Gendarme Pedotti, membre d’un mouvement local de la Résistance, abattu le 31 août 1944 par les troupes allemandes après avoir transmis des renseignements de premier ordre à la 3e armée américaine stationnée à Commercy

École nationale des sous-officiers d’active : [Saint-Maixent] Maison mère des sous-officiers de l’armée de Terre – Assure la formation générale initiale d’environ 2 400 jeunes sous-officiers d’active et de réserve ainsi que la formation continue de 1.400 sous-officiers d’active par an.

École de maistrance :  [Brest] Forme les officiers mariniers de recrutement direct (niveau bac à bac +3) de la marine nationale afin de les préparer à assumer des fonctions de cadre de premier niveau

École de formation des sous-officiers de l’armée de l’Air : « S’armer pour le futur » – [Rochefort] Assure la formation militaire de l’ensemble des sous-officiers de l’armée de l’Air avant leur orientation vers les écoles de spécialisation ainsi que l’enseignement des spécialités aéronautiques au profit des
trois armées et de la Gendarmerie nationale

1er et 2e régiments d’infanterie de la Garde républicaine : chargés de la protection quotidienne des hauts lieux de la Nation, tels que l’Élysée, Matignon, le Sénat et l’Assemblée nationale. Assurent aussi les services d’honneur au profit des plus hautes autorités de l’État.

État-major de la 1ère brigade mécanisée : Héritière de la 1ère Division Blindée qui débarqua en Provence en août 1944, la 1ère BM n’existera bientôt plus (à moins qu’elle remplace la 7e Brigade Blindée, aux traditions plus récentes), ses régiments devant être réaffectés, à l’exception du 1er Régiment d’artillerie de marine (RAMa), dissous le 30 juin dernier. Défileront : le général Éric Bellot des Minières (ex-commandant de la force Sangaris), 25 cadres de l’état-major ainsi que les drapeaux du 1er RAMa, du 1er Régiment de Tirailleurs, du 1er Régiment d’Infanterie, du 1er Régiment de Spahis et du 3e Régiment du génie. Sans oublier 21 cadres et militaires du rang de chacun de ces régiments.

Détachement Barkhane : Défileront les chefs de détachement, les drapeaux du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (RCP) et du 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) ainsi que 40 parachutistes issus de ces deux formations, accompagnés par 8 militaires de l’ECPAD. Suivront le commandant de la 2e compagnie de combat du 3e RPIMa, qui a formé le groupement tactique désert Est Bruno de l’opération Barkhane.

27e bataillon de chasseurs alpins : unité d’infanterie spécialisée dans le combat en montagne; seul bataillon de chasseurs à détenir encore une fanfare qui, unique en son genre, réalise depuis janvier un spectacle musical original intitulé « Sur la trace des Alpins de la Grande guerre », qui a reçu le label de la mission
du Centenaire

17e Régiment de Génie Parachutiste : Assure des missions d’appui génie au profit de la 11e Brigade parachutiste. Met en oeuvre tous les savoir-faire d’un régiment du génie dans le cadre d’une opération aéroportée, comme la saisie d’installations aéroportuaires, la destruction d’objectifs, le déminage et de franchissement d’assaut, en larguant soldats et engins sur des zones inaccessibles par voie routière. Est aussi en mesure de rétablir ou de créer une piste de pose d’assaut.

28e Groupe géographique : recueille des informations topographiques et analyse le terrain pour fournir un appui géographique au positionnement et au mouvement des forces engagées; Présent sur la totalité des théâtres extérieur, le 28e GG est en train d’acquérir des véhicules d’appui topographiques et des modules cartographiques embarqués qui lui permettront d’améliorer, sur les plans tactique et technique, sa capacité de à appuyer les forces au plus près des opérations

Service de la maintenance industrielle terrestre (SMITer) : se compose de 6 régiments du matériel (RMAT) et de 3 bases de soutien du matériel (BSMAT). Subordonné au chef d’état-major de l’armée de Terre, a pour mission le maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres. Il constitue un outil
réactif, offrant une grande liberté d’action pour la préparation, la montée en puissance et le maintien en condition opérationnelle des unités en opération. Défileront : le chef de détachement, des détachements du 7e RMAT, de la 5e BSMAT et du 3e RMAT, avec leur drapeau et leur garde

Porte-avions Charles de Gaulle : L’équipage du PA Charles-de-Gaulle porte la fourragère de l’Ordre national de la Libération, en mémoire du général de Gaulle, créateur de l’Ordre. A pris part, avec son groupe aéronaval, à l’opération Chammal et a même assuré la permanence aéronavale de la coalition anti-Daesh dans le golfe arabo-persique le temps de la relève du porte-avions américain USS Carl Vinson

Sous-marin nucléaire lanceur d’engins « Le Terrible » : 12e navire de la Marine nationale à porter ce nom et premier SNLE à être équipé des
missiles intercontinentaux à têtes nucléaires M51

Atlantique 2 : Deux détachements des Flottilles 21F et 23F défileront sur les Champs-Elysées. Leur mission principale est d’assurer la sûreté et le soutien de la force océanique stratégique, puis de contribuer à l’action de l’État en mer (recherche, localisation, sauvetage, lutte contre les trafics et la piraterie, protection de la force navale et des approches maritimes, engagement de bâtiments de surface ou de sous-marins). Compte-tenu de leur grande autonomie et de leurs capteur, les ATL2 sont de plus en plus souvent engagés en opérations extérieures pour collecter du renseignement, voire, le cas échéant, pour effectuer des frappes au sol.

Base aérienne 702 d’Avord : Accueille régulièrement des Rafale et des Mirage 2000N des Forces aériennes stratégiques étant donné que des missiles ASMP-A y sont entreprosés. Base des avions AWACS et de l’Escadre sol-air de défense aérienne, elle abrite également l’École de l’aviation de transport 00.319 « Capitaine Jean Dartigues »

Base aérienne 120 de Cazaux : accueille l’École de transition opérationnelle qui forme les pilotes de chasse au tir et au combat aérien, les Alphajet de l’’escadron d’entraînement Côte d’or, l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées’ qui, doté de SA 330 Puma et d’EC725 Caracal, est spécialisé dans la Recherche et le sauvetage au combat (RESCO).

Module Ebola : Dispositif mis en place à Conakry (Guinée) pour lutter contre l’épidémie d’Ebola – Défileront le chef de détachement; le drapeau de l’UIISC n°7 et sa garde ; 80 cadres et militaires du rang (40 sapeurs-sauveteurs de l’Unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (UIISC) n°7; 16 infirmiers, aides-soignants et techniciens du Centre de traitement des soignants (CTS); 16 médecins militaires du Régiment Médical et 16 sapeurs-pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris).

Le plus : Entre janvier et avril 2015, le CTS a pris en charge 43 soignants, dont 22 contaminés par le virus Ebola

Direction générale de la Police nationale

École nationale supérieure de Police

École nationale de Police

École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers

Sapeurs-pompiers territoriaux

Brigade de sapeurs-pompiers de Paris : a pour mission le secours, la défense contre les incendies et la lutte contre les sinistres, catastrophes et risques technologiques et urbains, dont les risques NRBC essentiellement à Paris et dans les trois départements de la petite couronne. En 2015, la BSSP a perdu deux des siens, à savoir le sapeur Florian Dumont et le caporal-chef Aurélie Salel, première femme de cette unité à périr lors d’une intervention

Le plus : Plus grand corps de sapeurs-pompiers d’Europe. (avec plus de 8.000 personnels), la BSSP a reçu, en 2014, 2 124 362 appels, dont 1 sur 4 seulement a donné lieu à une intervention liée à un caractère urgent et avéré.

Pionniers de la Légion étrangère : Avec l’adjudant Stéphane Somny à leur tête, les pionniers illustrent la tradition de soldat bâtisseur du légionnaire. Reconnaissables à leur barbe et à leur tablier de buffle couleur fauve, ils défilent avec la hache à l’épaule. Les pionniers du 1er RE participent également à des opérations extérieures, comme en Afghanistan, où ils ont servi au sein d’équipes de mentoring (Operationnal Mentoring and Liaison Team, OMLT)

Le plus : Le port de la barbe est une tradition héritée des sapeurs de la Grande Armée, la légende disant que les sapeurs firent le serment de ne plus se raser s’ils revenaient en vie des combats

Musique de la Légion étrangère : L’adjudant-chef Jérôme Dumont, le tambour-major, marchera en tête de la musique du 1er RE, qui a conservé l’usage du « chapeau chinois », un instrument de musique qui, comme son nom de l’indique pas, est d’origine ottomane, en l’ornant de queues de cheval, en référence à une coutume musulmane rapportée par les régiments d’Afriques. La raison? Les queue des chevaux tués étaient un signe de courage. Exposées devant la tente du « caïd », elles étaient le symbole du commandement

3e Régiment Étranger d’Infanterie : Composante des Forces armées en Guyane (FAG), on a rarement l’occasion de voir ce régiment défiler à Paris. Il participe à la mission Titan de protection du centre spatial guyanais, contrôlant à
chaque tir une zone de 900 km2 et il est régulièrement engagé en appui des forces de sécurité dans l’opération Harpie, qui vise à lutter l’orpaillage clandestin

Défilé hélicoptères

Attaque et destruction

– 1 Gazelle du 3e Régiment d’hélicoptères de combat (RHC) d’Étain

– 1 Tigre Hélicoptère appui-destruction (HAD) (1er RHC, Phalsbourg)
– 1 Tigre Hélicoptère appui-protection (HAP) (5e RHC, Pau)

Manoeuvre et assaut

– 1 Cougar (5e RHC)
– 2 Caïman (1er RHC)

Extraction immédiate

– 1 Tigre HAD, hélicoptère de manoeuvre et d’assaut (1er RHC)
– 2 Puma (3e RHC)

Actions spéciales

– 1 Tigre HAP, 1 Gazelle et 1 EC 725 Caracal du 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales
(RHFS) de Pau

Héphaïstos

– 1 Gazelle (3e RHC)
– 1 Puma (1er RHC)
– 1 EC 145 (base hélicoptères de Paris)

Mission antiterrorisme

– 2 Puma du 4e RHFS et 1 un autre de l’armée de l’Air

Engagement en République Centrafricaine (Sangaris)

– 1 EC 725 Caracal et 1 Puma de la BA 120 de Cazaux
– 1 Fennec de l’Escadron d’hélicoptères 01.067 « Villacoublay » de la BA 107 de Villacoublay

Soutien à la population

– 1 EC 725 Caracal (BA 120 Cazaux)
– 1 Super Puma (BA 126 Solenzara)
– 1 Fennec (EH 05.067, BA 115 Orange)

Combat aéromaritime et sauvegarde

– 2 Caïman (flottille 33F, Base aéronavale de Lanvéoc-Ploumic)
– 1 Panther (flottille 36F, BAN Hyères)
– 1 Dauphin (flottille 35F, BAN Hyères)

Gendarmerie nationale

– 1 EC 145 (base de Villacoublay)
– 2 EC 135 (bases de Villacoublay et d’Amiens)

 

Défilé des troupes motorisées

Escadron motocycliste du centre national de formation à la sécurité routière

Escadron motocycliste de la Police nationale

Général commandant le défilé des troupes motorisées

État-major de force N°3 : implanté à Marseille, l’État-major de force n° 3 (EMF3) a pour mission la mise sur pied des systèmes de commandement opérationnel d’une division de classe Otan-UE-Onu (20 000 à 30 000 hommes, deux à cinq brigades) dans le cadre d’un engagement multinational. Peut aussi commander une opération impliquant entre 10 000 et 20 000 hommes sur le territoire national, dans le cadre de catastrophes naturelles ou de crises, ou encore de mettre en place des dispositifs spécifiques pour des événements majeurs – VLRA du chef de détachement [général Philippe Pontiès] ; 1 Véhicule blindé léger long (VBLL) ; 4 VBLL
Le plus : l’EMF n°3 est participe aux travaux menés dans le cadre de la montée en puissance de force franco-britannique « Combined Joint Expeditionary Force » (CJEF).

1er Régiment de Tirailleurs : régiment équipé du système FELIN (Fantassin à équipements et liaisons intégrés) et du Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). En 2015, a été engagé dans les opérations Licorne en Côte d’Ivoire et Sangaris en République centrafricaine – Véhicule poste de commandement (VPC) du chef de corps; VBCI porte-drapeau ; 4 VPC ; 12 VBCI

1er Régiment de Hussards Parachutistes : Avec ses Engin roues canon équipé d’un canon de 90 mm (ERC 90) Sagaie et de chars AMX 10 équipé d’un canon de 105 mm, assure des missions de cavalerie légère au profit de la 11e Brigade Parachutiste (reconnaissance au contact ou dans la profondeur, couverture et combat antichar, avec l’aptitude unique pour un régiment blindé de pouvoir être à la fois aéro-largué et aéroporté); A été projeté au Tchad dans le cadre de l’opération Barkhane d’octobre 2014 à juin 2015, et au Liban de septembre 2014 à mars 2015 (opération Daman) – VBLL du chef de corps ; VBLL porte-étendard ; 2 VBLL ; 2VBL ; 3 ERC 90 ; 3 AMX10RC.

Module mixte artillerie, composé par des éléments des 1er, 40e régiment et 61e Régiment d’Artillerie – Met en avant trois composantes majeures de
l’artillerie que sont la contre-batterie avec le 1er RA doté du radar Cobra et du Lance-roquettes unitaire (LRU), l’appui artillerie sol-sol avec le 40e RA doté du canon Caesar et de Véhicules de l’avant blindé (VAB) Atlas, et le renseignement d’origine image avec le 61e RA doté du drone SDTI (Système de drones tactiques intérimaires) – 2 VAB des chefs de corps des 1er et 40e RA ; 2 VAB porte-étendard des 1er et 40e RA ; 4 VAB des 1er et 40e RA ; 2 véhicules Système de transport et de stockage (STS) transportant un drone de type SDTI du 61e RA ; 2 Cobra du 1er RA ; 4 LRU du 1er RA ; 2 VAB Atlas du 40e RA ; 3 Caesar du 40e RA

Module mixte logistique, composé par des éléments du 121e Régiment du Train et du 519e Groupe de transit maritime – met en avant deux composantes de la logistique, à savoir le ravitaillement des forces terrestres par voie routière avec les Porteurs polyvalents logistiques (PPLOG) du 121e RT et la capacité à entrer en premier par voie maritime sur un théâtre d’opération du 519e GTM. – 2 véhicules légers tout terrain de type P4 (VLTT P4) des chefs de corps ; 2 P4 porteétendard ; 2 Petits véhicules protégés (PVP) ; 2 PVP circulation ; 2 VAB sanitaires ; 6 PPLOG

Le plus : le 121e RT est la seul régiment de l’arme du train dont l’Étendard porte la mention « Grande Guerre 1914-1918 » et il le dernier régiment des forces terrestres à être implanté en zone de défense Ile-de-France. Quant au 519e GTM, son seul équivalent en Europe est le 17th Port & Maritime Regiment britannique.

Escadron de défense sol-air 05.950 Barrois : contribue au renforcement de la posture permanente de sûreté et participe aux dispositifs de sûreté aérienne mis en oeuvre localement pour protéger un événement particulier, les installations prioritaires de défense et les points d’intérêts vitaux de la Nation. Met en oeuvre le missile sol-air de moyenne portée Aster 30 Mamba – P4 du commandant d’unité ; P4 porte-drapeau ; 2 Defender ; 1 module d’engagement ; 1 module radar identification ; 1 module génération énergie ; 4 Modules de lancement terrestre (MLT) ; 2 modules de rechargement terrestre ; 2 shelters atelier.

25e Régiment du Génie de l’Air : Unité de l’armée de Terre commandée et employée exclusivement par l’armée de l’Air – En charge des chantiers de construction et du maintien en état des pistes d’aviation, que ce soit en France ou sur un théâtre extérieur – Véhicule d’intervention blindé (VIB) du chef de corps ; Véhicule blindé de reconnaissance (VBR) porte-drapeau ; 1 VBR ; 3 tracteurs routiers lourds IVECO et 3 tracteurs routiers moyens Renault Trucks sur porte-engins ; 3 camions MAN bi-benne 6X6

2e Régiment de Dragons : seule unité de l’armée de Terre spécialisée dans la lutte contre les armes de destruction massive et la prévention des évènements Nucléaire – Radiologique – Biologique – Chimique (NRBC) – P4 du chef de corps ; P4 porte-étendard ; 2 VAB ; 2 VAB RECO NRBC ; 2 VLRA de décontamination ; 2 véhicules du centre de remise en condition du personnel transportés sur camion de type TRM 10 000 ; 4 VLRA NRBC ; 2 véhicules système de décontamination approfondie

Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises

Brigade de sapeurs-pompiers de Paris : VLRA du général ; 2 véhicules sapeurs-pompiers tout terrain ; 4 véhicules électriques (SPVLE) ; 2 véhicules de secours et d’assistance aux victimes ; 2 ambulances de réanimation ; 2 véhicules Premier secours (PS) ; 2 camions citerne ruraux ; 2 échelles pivotantes automatiques encadrant 2 bras élévateurs articulés

Le plus : La BSPP expérimente des véhicules électriques prêtés par des constructeurs, pour des missions de soutien logistique

 

Défilé des troupes montées

Fanfare de cavalerie de la Garde républicaine : escorte à cheval le Président de la République et les hôtes étrangers en visite officielle en France. A pour particularité d’être la seule au monde à jouer au trot enlevé tandis que le reste du régiment défile au trot assis – le trompette-major, chef de la fanfare ; 2 timbaliers ; au 1er rang, les 1res trompettes 1re reprise (7) ; au 2e rang, les 1res trompettes 1re reprise et 2e reprise (7) ; au 3e rang, les 1res trompettes 2e reprise (7) ; au 4e rang, les trompettes cors (5) et trompettes basses (2) ; au 5e rang, les trompettes basses (3) et les contrebasses (4).

Régiment de cavalerie de la Garde républicaine : Dernière unité montée de l’armée française – assure des missions d’honneur au profit des hautes autorités de l’État et des chefs d’État en visite officielle en France ainsi que des missions de sécurité publique à cheval dans Paris, en province ou outre-Mer (10.000 patrouilles à cheval par an) – le chef de détachement ; le commandant en second ; l’étendard et sa garde ; 1er escadron (à 66 sabres, remonté en chevaux alezans) ; 2e escadron (à 66 sabres, remonté en chevaux bais) ; 3e escadron (à 66 sabres, remonté en chevaux bai brun)

 

Animation de clôture

Il s’agira encore d’un hommage à l’Ordre national de la Libération, avec 20 jeunes volontaires du servce civique qui porteront les coussins brodés au nom des unités et communes Compagnons de la Libération. Largués depuis un hélicoptère au-dessus de Paris, 7 parachutistes de l’école des troupes aéroportées de Pau, sportifs de haut niveau dans leur discipline et détenteurs des titres nationaux et internationaux, se poseront sur la place de la Concorde, face à la tribune présidentielle. A l’issue, ils déploieront devant les autorités les drapeaux de la France, du Mexique, de l’Union européenne et un emblème aux couleurs de l’Ordre de la Libération.

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