Un bâtiment d’une caserne russe s’effondre : au moins 23 militaires tués

Dans la nuit du 12 au 13 juillet, une partie d’un bâtiment abritant le dortoir d’un camp d’entraînement des forces aéroportées russes s’est effondré à Omsk, à 2.200 km à l’est de Moscou, en Sibérie.

Plus de 60 recrues ont été ensevelies sous les gravats. Et si 42 d’entre elles ont pu être extirpés des décombres, au moins 23 y ont laissé la vie, malgré l’intervention rapide de 350 sauveteurs et l’envoi, sur place, d’un avion chargé d’équipements médicaux.

« Les débris ont été dégagés à moitié pour le moment », a précisé le général Nikolaï Ignatov, commandant par intérim des troupes aéroportées russes. Aussi, il est à craindre que le bilan soit encore plus lourd.

Dans un communiqué du Kremlin, le président russe, Vladimir Poutine, a présenté ses condoléances aux familles des recrues et dit avoir ordonné « d’apporter toute l’assistance médicale nécessaire aux blessés ».

« Le toit du bâtiment a été recouvert d’une épaisse couche de béton mousse – environ un demi-mètre », a indiqué un officier russe, qui a souhaité rester anonyme.

Le béton mousse est un mélange de ciment, d’eau et de bulles de savon (c’est à dire de l’air), ce qui lui donne un degré d’isolation plus élevé.

Le bâtiment en question, construit en 1975, avait été rénové il y a à peine deux ans. Une enquête a été ouverte pour éclaircir les causes de son effondrement. Ce type d’incident n’est pas rare en Russie, où, la corruption aidant, les normes en matière de construction ne sont pas toujours appliquées à la la lettre.

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