Une batterie antimissile allemande Patriot cible d’une cyber-attaque en Turquie?

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Lors de la dernière édition de l’exercice de cyberdéfense « Defnet », un scénario simulait l’attaque informatique du système de contrôle automatisé (SCADA) des Bâtiments de projection et de commandement « Mistral » et « Tonnerre ». Désormais, l’éventualité d’une cyberattaque contre des système d’armes n’est plus une vue de l’esprit, d’autant plus que ce ces derniers fonctionnent maintenant en réseau.

Une telle mésaventure est-elle arrivée à l’une des deux batteries antimissiles Patriot déployées par la Bundeswehr en Turquie dans le cadre de l’opération Active Fence, lancée par l’Otan en décembre 2012?

D’après le magazine Behörden Spiegel, pendant un bref moment, cette batterie Patriot aurait effectué des « commandes inexpliquées » dont la nature n’a pas été précisée. Et la publication de conclure qu’il s’agit propablement d’une attaque informatique.

Cette dernière aurait visé le système de contrôle de la batterie, via un capteur appelé SSI (Sensor-Shooter-Interoperability) et/ou sur une puce électronique qui sert à guider les missiles.

Cependant, selon le quotidien Die Welt, un porte-parole du ministère allemand de la Défense a catégoriquement démenti tout piratage de ladite batterie Patriot. « Il n’y a aucune preuve » et une telle attaque est « hautement improbable », a-t-il assuré.

Le fait est, pirater un tel système requiert des capacités, des compétences et des informations précises qui ne sont pas à la portée du premier pirate informatique venu. Il faut en effet bien connaître et maîtriser le fonctionnement d’une batterie Patriot puis arriver à « casser » les codes des liaisons de données et les réseaux de communication de l’Otan.

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