AQMI revendique l’embuscade meurtrière qui a coûté la vie à 6 casques bleus, près de Tombouctou

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À nouveau, les casques bleus de la Mission Multidimentionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) ont été la cible d’une attaque meurtrière, le 2 juillet. Cette fois, un détachement burkinabé a été pris dans une embuscade tendue à 45 km au nord de Tombouctou. Cette attaque a fait 6 tués et 5 blessés. En outre, deux véhicules ont été détruits.

Dans la foulée, la MINUSMA a dépêché des renforts terrestres vers le lieu de l’embuscade et déployé des hélicoptères d’attaque pour éventuellement fournir un appui aérien.

« Les terroristes étaient apparemment bien informés sur le passage de notre convoi. Ils ont donc attaqué le convoi. C’est terrible », a commenté, auprès de l’AFP, une source placée au sein de la MINUSMA.

Et ces terroristes étaient tout aussi bien informés le 28 mai dernier, quand ils posèrent des engins explosifs improvisés sur le parcours d’un convoi de la mission des Nations unies dans lequel se trouvait le général danois Michael Lollesgaard, le chef de la force militaire de cette dernière. Et cela alors que les « vérifications sécuritaires » du trajet avaient été faites juste avant.

« Je condamne avec vigueur cette nouvelle attaque terroriste contre nos Casques Bleus. Les responsables de ce crime ignoble doivent être identifiés et traduits en justice dans les meilleurs délais », a réagi Mongi Hamdi, chef de la MINUSMA et Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies.

Les auteurs de cette embuscade appartiennent à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui l’a en effet revendiquée quelques heures plus tard. Cette attaque est la troisième en quelques jours : deux autres ont été menées dans l’ouest et le sud du Mali par le groupe jihadiste Ansar Dine.

Cette mission des Nations unies, dont le mandat vient d’être renouvelé jusqu’au 30 juin 2016,  est la plus dangereuse depuis celle conduite en Somalie dans les années 1990. La dernière attaque porte à 49 le nombre de casques bleus ayant perdu la vie au Mali depuis le 1er juillet 2013, date officielle de son lancement.

Le 17 juin, le général Lollesgaard avait déploré, devant le Conseil de sécurité, le manque de moyens dans les domaines de la logistique et du renseignement, ce qui rend les troupes de la MINUSMA « extrêmement vulnérables ».

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