L’armée de l’Air lance sa première « smart base » à Évreux

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En janvier, l’on apprenait qu’une réflexion était en cours afin de transformer la base aérienne 105 d’Évreux-Fauville en « Smart Base ». Il s’agissait alors de voir comment les nouvelles technologies et les dernières innovations, notamment celles liées aux objets connectés, pouvaient améliorer la capacité opérationnelle d’une base tout en l’ouvrant davantage vers l’extérieur, c’est à dire le monde civil, pour renforcer le « lien citoyen » et établir des partenariat « gagnant-gagnant ».

Depuis, le projet a mûri… Et, ce 29 juin, l’armée de l’Air va donc inaugurer, à titre expérimentale, sa première « smart base » (ou « base intelligente ») à Évreux-Fauville, avec la Chambre de commerce et d’industrie de l’Eure (CCI) pour partenaire. Ainsi, en présence du général Denis Mercier, le chef d’état-major une pépinière numérique d’entreprises sera inaugurée dans l’enceinte de la base. Plus précisément, elle sera colocalisée auprès du Groupement tactique des systèmes d’information et de communication aéronautiques (GT SIC Aéro) 10.805, lequel formera, en août prochain, avec  l’Escadron de détection et contrôle mobile 90.538, l’Escadre aérienne de commandement et de conduite projetable.

Les jeunes entreprises admises au sein de cet incubateur pourront disposer de bureaux pendant 48 mois et auront droit à des tarifs compétitifs en matière de location, de service en accès partagé et de prestations d’accompagnement. En échange de ses conseils et de son savoir-faire, GT SIC Aéro bénéficiera en retour de la « capacité d’innovation » et d’une veille technologiques assurées par ces « jeunes pousses ».

Dans le même temps, deux innovations seront lancées : l’application Aviactor qui, une fois téléchargée sur leurs téléphones portables, permettra aux aviateurs d’avois un accès à des informations utiles concernant la base (et même d’en proposer, comme par exemple signaler une intrusion) et le projet Auxilium, qui vise à interconnecter un groupe de combat en association géolocalisation et transmission de données chiffrées sur une appareil « durci ». À noter que cette technologie a été mise au point par un lieutenant de l’armée de Terre, qui a reçu le prix de l’Audace en 2011.

« Connecter les aviateurs, c’est les replacer au coeur du fonctionnement de la base », explique le Sirpa Air, dans un dossier de presse. Et d’ajouter : « Ils sont ainsi plus facilement mis en alerte, deviennent acteurs de la protection de leur base, ou ont un accès direct à des guichets uniques ou des portails multiservices. C’est aussi une manière de faciliter leur mobilité et d’améliorer leurs conditions de vie. Cette participation directe du personnel dépasse le périmètre même du site militaire en l’engageant résolument dans l’environnement socio-économique local par l’intermédiaire de partenariats et d’initiatives telles que les cadets de la défense ou la dispense des brevets d’initiations aéronautiques ».

Par ailleurs, en janvier, il était question de l’ouverture d’une crèche et de l’installation de commerces de proximité non seulement pour les 2.500 personnels de la base mais aussi pour les civils. Et aussi d’ouvrir la piste de la base au fret civil, avec tout ce que cela suppose en matière de sécurité. Pour le moment, on n’en est pas encore là… Ou du moins, ces projets n’ont pas été évoqués à l’occasion de l’inauguration de ce jour.

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