Irak : La 150e frappe française a détruit un poste de combat du groupe État islamique

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Depuis août 2014 et le début de l’intervention de l’aviation américaine en Irak pour stopper l’avancée de l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak, plus de 4.000 frappes aériennes ont été effectuées par la coalition internationale emmenée par les États-Unis contre les positions tenues par les jihadistes.

Dans ce total, 150 ont été réalisées par l’aviation française (armée de l’Air et aéronautique naval) depuis le 19 septembre 2014, date du lancement de l’opération chammal, qui est la participation française à la coalition.

La 150e frappe a été effectuée le 12 juin dernier par une patrouille de deux Mirage 2000D ayant décollé de Jordanie, au cours d’un vol de reconnaissance armée. Cette dernière a permis de détruire trois positions de combat de Daesh dans la région de Tall Afar, au moyen de 3 bombes guidées laser, dont 2 GBU-12 et 1 GBU-49. Au total, cette mission des deux avions de la 3e Escadre de chasse a duré 5 heures et demandé 2 ravitaillements en vol assurés par un C-135 de la coalition.

D’une manière générale, 75% des sorties aériennes ne donnent pas lieu à des frappes. Ancien candidat à la Maison Blanche en 2008 et actuellement président du comité des Forces armées au Sénat, John McCain s’est récemment appuyé sur cette statistique pour justifier sa demande d’envoyer des contrôleurs aériens avancés auprès des forces irakiennes pour identifier des cibles potentielles.

En effet, les règles d’engagement sont strictes : il n’est en effet pas question de causer des dommages collatéraux, lesquels seraient susceptibles de servir la propagande de l’EI. Les jihadistes en profitent en se fondant dans la population. En outre, ils se sont également adaptés en limitant les déplacements massifs, facilement repérables. « La décision ultime (de larguer une bombe) revient au pilote en fonction de ce qu’il voit », assurait récemment, à la RTBF, un pilote de F-16 du détachement belge, déployé en Jordanie.

Par ailleurs, l’activité aérienne des forces françaises est moindre en Irak qu’au Sahel. Ainsi, la semaine passée, avec deux fois plus d’avions de combat (6 Mirage 2000D en Jordanie et autant de Rafale basés aux Émirats arabes unis), la force Chammal n’a réalisé que 15 missions au total alors que les aviateurs de Barkhane en ont assuré 96, dont 30 sorties « chasse », le reste ayant été dévolu au transport, au ravitallement, à la surveillance et au renseignement.

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