La Finlande n’a pas pu déterminer l’origine de l’activité sous-marine suspecte détectée en avril

Le 28 avril dernier, la marine finlandaise annonçait que deux de ses patrouilleurs – les FNS Uusimaa et Hanko – venaient d’effectuer des tirs de semonce après la détection, dans le golfe d’Helsinki, d’une activité sous-marine suspecte d’origine inconnue. Et, un mois plus tard, le mystère demeure.

En effet, l’enquête menée sur cet incident par la marine et le corps des garde-côtes finlandais a fait chou blanc. Le communiqué publié pour faire part des conclusions de ces investigations évoque cependant « plusieurs sons sous-marins qui n’étaient pas conformes à la situation en surface dans les eaux territoriales finlandaises ».

Mais faute d’informations supplémentaires et de moyens devant permettre d’identifier l’origine de ces sons et de prouver qu’ils émanaient bien d’un sous-marin, l’enquête est close, sauf élément nouveau. « Une activité sous-marine ou au fond de l’eau ne peut cependant pas être complètement exclue », précise le communiqué.

La conclusion de cette enquête est plus prudente que celle menée par la marine suédoise à l’issue d’une traque, là encore, d’une activité sous-marine suspecte dans les eaux de l’archipel de Stokholm, en octobre 2014. « L’opération de recherche confirme qu’une puissance étrangère a violé l’intégrité territoriale suédoise », avait affirmé, un mois plus tard, le chef d’état-major des forces armées suédoises. Un rapport définitif sur cette affaire devait être rendu au printemps.

Cela étant, ces incidents ont eu lieu alors que la Russie a intensifié ses opérations dans la Baltique. Dans ce contexte, les pays nordiques ont annoncé leur intention de renforcer leur coopération militaire.

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