Les forces spéciales américaines ont tué un haut responsable de l’État islamique en Syrie

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Malgré l’appui de la coalition internationale emmenée par les États-Unis, les forces irakiennes sont à la peine face aux combattants de l’État islamique (EI ou Daesh) à Ramadi, dans la province d’Al-Anbar. Ces derniers ont récemment lancé une nouvelle offensive sur la stratégique raffinerie de Baïji, située à 200 km au nord de Bagdad. En Syrie, ils approchent de la cité antique de Palmyre. Le pouvoir syrien y a envoyé des renforts et son aviation (ou ce qu’il en reste) pour arrêter les colonnes jihadistes… Mais ce sursaut arrive sans doute trop tard.

Ces avancées de l’EI sur le terrain viennent après la diffusion, cette semaine, d’un message de son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, dont la rumeur indiquait qu’il avait été gravement blessé par un raid aérien américain.

L’une des solutions pour contrer l’EI passe par l’identification et l’élimination de ses hommes clés, c’est à dire ceux qui sont indispensables à son financement et à la planification de ses opérations militaires tout en étant très discrets. C’est ainsi que les forces spéciales américaines ont mené un raid en Syrie afin de capturer un certain Abou Sayyaf, qui, connu également sous le nom de Mohammed Shalabi, aurait joué un rôle important dans le trafic de pétrole, par lequel l’organisation jihadiste tire la plus grande part de ses revenus.

Seulement, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a indiqué, ce 16 mai, que cet Abou Sayyaf a été tué « lors d’échanges » de tirs avec les forces américaines, au cours d’une opération, menée à al-Amr, dans l’est de la Syrie. L’épouse de ce responsable de l’EI a été capturée et se trouve désormais en détention en Irak. En outre, une jeune femme yézidie, qui servait visiblement d’esclave au couple, a été libérée.

L’opération « a eu lieu dès que nous avons obtenu suffisamment de renseignements et avons eu bon espoir qu’elle puisse réussir », a, de son côté, expliqué Bernadette Meehan, la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC). Et elle a été menée « avec l’entier consentement des autorités irakiennes » et « dans le respect du droit national et international », a-t-elle assurée. En revanche, le régime syrien n’a pas été informé de cette intervention à al-Amr.

Ce n’est pas la première fois que les forces spéciales américaines agissent en territoire syrien. L’an passé, des hélicoptères BlackHawk modifiés du 160th Special Operations Aviation Regiment de l’US Army, des commandos de la Delta Force et des Navy SEALs avaient tenté de libérer plusieurs otages retenus par l’EI, dont James Foley et Steven Sotloff. L’opération se solda par un échec et les deux hommes furent assassinés quelques semaines plus tard.

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