Un militaire français légèrement blessé lors d’un accrochage à Bangui

Une section de la force Sangaris a été prise à partie, le 16 mars, alors qu’elle patrouillait dans le quartier de Boy Rabe (4e arrondissement de Bangui) par un groupe d’individus dotés d’armes légères et de grenades.

Les militaires français ont immédiatement riposté avant de recevoir le renfort de casques bleus de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) et des forces de sécurité intérieure centrafricaine (FSI).

Les échanges de tirs – intermittents – ont duré plus de 4 heures. Au cours de ces affrontements, un militaire français a été légèrement blessé et pris en charge par l’antenne médicale (rôle 2) installée sur l’aéroport M’Poko de Bangui. Un des agresseurs a été tué et un autre blessé.

Le quartier de Boy Rabe est connu pour être le repaire de bandes criminelles qui se livrent quotidiennement à des braquages de véhicules. Comme l’explique l’État-major des armées (EMA), la patrouille française a semble-t-il surpris les trafics de l’une d’entre-elles.

« La violence de leur réaction est symptomatique de l’attitude des malfrats qui s’opposent au retour de l’Etat de droit dans la capitale centrafricaine, particulièrement dans le 4ème arrondissement. C’est d’ailleurs dans cet arrondissement que les FSI ont récemment appréhendé plusieurs d’entre eux dont un criminel notoire », souligne l’EMA, dans un communiqué.

Actuellement, 1.700 militaires français sont présents en Centrafrique. Le Groupement tactique interarmes (GTIA) Turco, principalement armé par le 1er Régiment de Tirailleurs (RTir) d’Epinal est partiellement déployé à Bangui.

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