La frégate anti-aérienne Jean Bart quitte l’opération Chammal

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Le 21 octobre 2014, la frégate anti-aérienne était engagée dans l’opération Chammal, qui est le nom de la participation française à la coalition internationale emmenée par les États-Unis pour combattre l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak et en Syrie.

Pour rappel, l’opération française vise avant tout à assurer un soutien aérien aux troupes irakiennes, en première ligne contre l’EI alors que les forces américaines interviennent à la fois en Irak et en Syrie.

Ce déploiement de la frégate Jean Bart avait été décidé dans le cadre d’un renforcement des moyens français dans la région. Il s’agissait alors de « disposer d’un moyen naval capable de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l’ensemble des moyens présents sur zone « .

Pendant trois mois, le navire français a été intégré au sein du Carrier Strike Group One et a ainsi escorté le porte-avions américain USS Carl Vinson dont il assuré à la fois la défense aérienne et la surveillance maritime avec son hélicoptère Panther, en collaboration avec les MH-60 de l’US Navy.

Outre ces missions, la frégate Jean Bart a surtout eu la charge d’effectuer le contrôle d’une zone de défense aérienne au profit du Combined Air Operations Center (CAOC ou centre inter-alliés des opérations aériennes) installé au Qatar.

Ce déploiement a donc permis de valider l’interopérabilité des moyens français avec ceux mis en oeuvre par la marine américaine, dans le cadre d’exercice conjoint (recherches d’explosifs, treuillages, soutien, etc).

« Soutien indéniable au dispositif de la coalition, le Jean Bart a ainsi apporté une plus grande flexibilité à la TF 50 assurant une fois encore l’amiral commandant la 5ème flotte américaine de la capacité de la marine française à réaliser des missions de haut niveau technique », a commenté l’État-major des armées.

La frégate Jean Bart sera prochainement remplacée dans cette région par le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle. Grâce à ce dernier, avait affirmé le président Hollande, lors de ses voeux aux armées, « nous disposerons d’informations précieuses, de renseignements. Nous pourrons si nécessaire mener des opérations en Irak avec encore plus d’intensité et d’efficacité » et « il nous donnera tous les moyens d’une projection à tout moment en cas de tension supplémentaire ».

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