Le Premier ministre annonce une augmentation du nombre de patrouilles dans le cadre du plan Vigipirate

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Après l’attaque du commissariat de Joué-lès-Tours et les deux cas où des personnes ont été fauchées par des véhicules (à Dijon et à Nantes) par des individus présentés comme étant des « déséquilibrés », le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé, ce 23 décembre, un renforcement de la sécurité des lieux publics avec une augmentation des patrouilles assurées par les militaires dans le cadre du plan Vigipirate.

« Nous voulons protéger et rassurer les Français, et leur dire que tous les services de l’Etat sont mobilisés », a ainsi déclaré le chef du gouvernement, à l’issue d’une réunion de crise avec les ministres concernés par les questions de sécurité.

« Il faut mobiliser l’ensemble des services de sécurité et de justice. Pour ce faire, 200 à 300 militaires supplémentaires seront déployés dans les heures qui viennent dans les rues et le nombre des patrouilles sera augmenté pendant la période des fêtes de fin d’année », a ensuite annoncé M. Valls. « Ils s’ajouteront aux 780 gendarmes et militaires mobilisés par le plan Vigipirate », a-t-il poursuivi.

L’État-major des armées avait-il anticipé cette annonce? A-t-elle été déjà décidée il y a déjà quelques jours? Le Premier ministre s’est-il trompé dans les chiffres? En effet, le 22 décembre, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, est allé à la rencontre de militaires du 48e Régiment de Transmissions (RT) engagés dans le cadre du plan Vigipirate à Paris, plus précisément à la gare Montparnasse.

Et le communiqué diffusé à cette occasion par l’EMA précise que « près de 1.000 militaires des trois armées, dont 500 en Île-de-France, sont déployés en permanence sur le territoire français dans le cadre du plan Vigipirate, en complément des forces de gendarmerie et de police. (…) À Paris, les missions qui leur sont confiées par la préfecture de police sont réévaluées régulièrement en fonction de l’appréciation de la menace. Depuis le 18 décembre, à la demande du Premier ministre, le dispositif est renforcé en raison de la sensibilité particulière de la période des fêtes de fin d’année ».

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