L’appareil hybride V-22 Osprey augmente sa puissance de feu

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Grâce à ses deux rotors basculants, le V-22 Osprey, fruit d’un partenariat entre Boeing et Bell Helicopter, est un appareil pouvant se comporter comme un hélicoptère ou un avion de transport selon les phases de vol. Après un premier vol en 1989 et une campagne d’essais menacée par les accidents et les restrictions budgétaires, il est entré en service au sein des forces américaines en 2005 avant de connaître, deux ans plus tard, son premier déploiement sur un théâtre extérieur.

Cet appareil, qui peut emporter entre 24 et 32 soldats selon les configurations, est faiblement armé.  Pour sa protection, il peut emporter une mitrailleuse (une de 7,62 mm ou une autre de 12,7 mm) placée sur la rampe de chargement quand cette dernière est baissée.

Alors que ses missions relève du transport, de l’évacuation sanitaire ou du sauvetage (Search and Rescue), il est ainsi question d’améliorer son armement. En 2012, un contrat a été attribué à BAE Systems pour développer l’IDWS (Interim Defensive Weapon System), c’est à dire une tourelle télécommandée fixée sous l’appareil et dotée d’un canon de 7,62 mm pouvant tirer 3.000 coups par minute. Seulement, ce système n’a pas entièrement donné satisfaction, en raison de sa masse trop importante qui réduit les capacités d’emport du V22.

Mais Bell Helicopter a sans doute trouvé une solution pour accroître la puissance de feu de l’Osprey. Une campagne d’essais a été menée en novembre àYuma, en Arizona, a ainsi permis, selon le constructeur, de valider une capacité de « tir vers l’avant » de l’appareil. Sur les photographies qu’il a diffusées, l’on voit une nacelle de roquettes fixée sur le côté gauche du cockpit.

« Nous avons montré que le V-22 peut être armé et tirer vers l’avant des munitions variées et qu’il peut atteindre ses cibles avec une degré élevé de fiabilité », a expliqué Vince Tobin, vice-président de Bell Boeing  et gestionnaire du programme Osprey.  »

« L’intégration d’une capacité de tir vers l’avant permettra au V-22 d’élargir son panel de missions », a-t-il ajouté.

En tout cas, cette capacité nouvelle le rendra moins dépendant des hélicoptères d’attaque ou des avions de combat qui l’accompagnent dans ses missions d’évacuation on d’infiltration/exfiltration de forces spéciales. Du moins est-ce l’argument avancé par Bell Helicopter.

Par ailleurs, l’an passé, des essais ont été menés pour donner un V22 une capacité de ravitaillement en vol.

Jusqu’à présent, 286 V-22 Osprey ont été livré aux forces américaines, dont 242 à l’US Marine Corps (USMC) et 44 au Special Operations Command Air Force (AFSOC). Le Japon entend en commander 17 exemplaires.

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