La coalition anti-Daesh enverra 1.500 soldats en Irak

Dans le cadre de leur opération Inherent Resolve, les États-Unis comptent plus de 3.000 soldats en Irak, dont 800 assurent la sécurité des emprises diplomatiques américaines, notamment à Bagdad. Les autres ont pour mission de conseiller les forces armées irakiennes ainsi que les combattants kurdes (peshmergas) afin de leur permettre de regagner le terrain perdu face aux jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh).

D’autres pays ont envoyé des forces spéciales dans le nord de l’Irak. S’il n’y a pas de communication officielle à ce sujet, c’est le cas de la France, qui a envoyé des éléments auprès des peshmergas. Le Royaume-Uni en a fait autant. Et il se dit même que les SAS britanniques font plus que conseiller les troupes irakiennes. Récemment, l’édition dominicale du Daily Mail a révélé qu’ils sont en train de mener des raids ciblés contre les axes de communication et d’approvisionnement de Daesh au moyen d’hélicoptères Chinook, de quads et de tireurs d’élite. Au moins 200 jihadistes auraient été neutralisés

« Nos tactiques infligent la peur de Dieu chez les combattants de l’État islamique car ils ne savent pas où on va frapper et ne peuvent pas faire grand-chose pour nous arrêter. Nous dégradons leur moral. Ils peuvent fuir et se cacher quand ils voient des avions dans le ciel, mais ils ne peuvent pas nous voir ni nous entendre. Utiliser tant de snipers à la fois renforce la peur, les terroristes ne savent pas ce qui leur arrive. Ils voient juste leurs collègues morts gisant sur le sable », a expliqué un SAS au journal britannique. Bien évidemment, ces informations n’ont pas été officiellement confirmées.

Cela étant, et d’après le général James Terry, qui commande la Combined Joint Task Force-Operation Inherent Resolve (CJTF-OIR), installée à Koweït, les 60 pays de la coalition formée pour lutter contre Daesh ont convenu, au début du mois, d’envoyer 1.500 soldats en Irak pour entraîner les troupes irakiennes.

« Nous sommes encore en train de travailler aux détails des contributions », a indiqué, le 8 décembre, le général Terry, qui n’a pas été en mesure de préciser les pays qui fourniront des conseillers miltaires. Toutefois, au cours de ces dernières semaines, la Norvège a annoncé son intention d’envoyer 120 militaires en Irak. De même que l’Australie, qui a conclu un accord avec Bagdad en octobre pour le déploiement de 200 membres de ses forces spéciales. A priori, ces derniers ne feraient pas partie des renforts évoqués étant donné qu’ils sont déjà présents sur le théâtre irakien.

En attendant, les frappes aériennes se poursuivent, avec 31 effectuées au cours des dernières 72 heures, notamment près de Kirkouk, Sinjar et Mossoul. Au total, et depuis le 8 août, date du début des opérations américaines en Irak, 1.200 raids ont été réalisés en Irak et en Syrie.

Pour le général Terry, l’État islamique « commence avoir des difficultés en termes de mouvement, de communication ». Et les jihadistes sont désormais sur la défensive, a-t-il estimé. « Le soutien, notamment aérien, de la coalition a permis aux forces de sécurité irakiennes de regagner du terrain », a, pour sa part, estimé Chuck Hagel, le secrétaire américain à la Défense sortant, de passage à Koweït avant de se rendre à Bagdad.

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