La Croix de la Valeur Militaire pour plusieurs Centres médicaux des armées

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En 2013, environ 2.000 personnels (médecins, paramédicaux et périmédicaux) du Service de santé des armées (SSA) ont été projetés sur un théâtre d’opérations extérieurs, dont bien évidemment celui du Nord-Mali, dans le cadre de Serval. Ils ont ainsi effectué plus de 70.000 consultations (dont 60.000 de rôle 1), 2.000 interventions chirurgicales et plus de 900 évacualtion médicales.

Pour leur action au Mali, 12 établissements du SSA se verront remettre une citation le 11 décembre prochain, lors d’une cérémonie organisée dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides, à Paris.

Ainsi, les Centres médicaux des armées (CMA) d’Angers-Le-Mans-Saumur, de Bordeaux-Mérignac, de Brest-Lorient, de Pau-Bayonne-Tarbes et de Toulouse-Castres-Pamiers recevront, des mains du médecin général des armées Jean-Marc Debonne, directeur central du SSA, la Croix de la Valeur Militaire.

De même que l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Sainte Anne (Toulon), qui engagé au sein de la 3e antenne chirurgicale aérotransportable, a « permis de limiter les pertes humaines au sein des forces françaises et alliées grâce aux interventions majeures de ses équipes chirurgicales dans des conditions périlleuses : 197 consultations médicales et 22 interventions chirurgicales ».

D’autres établissements seront également distingués et recevront une citation (sans attribution de la CVM). Ce sera le cas des HIA Bégin et Laveran (Marseille), du CMA de Villacoublay, des établissements de ravitaillement sanitaires de Marolles et de Marseille et du centre de transfusion sanguine de Clamart.

« Chaque CMA a projeté plusieurs dizaines de médecins, infirmiers et auxiliaires sanitaires en 2013. Tous ont démontré leurs capacités opérationnelles et la valeur de leur engagement au sein des unités combattantes particulièrement exposées. Ils se sont illustrés avec professionnalisme, en préservant la vie de nombreux militaires français, alliés et civils », a précisé le SSA, dans un communiqué.

Lors d’une mission, par exemple d’un sous-groupement tactique, un médecin, un infirmer et deux auxiliaires sanitaires sont systématiquement sollicités avec leur VAB SAN (véhicule de l’avant-blindé sanitaire) pour donner, si besoin, les premiers soins (arrêt des hémorragies, pose de perfusions, traitement des douleurs, etc..). Le cas échéant, une évacuation du blessé peut être demandée par le chef du détachement via un message « 9 lines » qui rassemble toutes les informations nécessaires pour une telle opération.

Généralement, les évacuations se font par hélicoptères, à bord desquels prennent place un médecin et un infirmier. Leur rôle est de stabiliser le blessé jusqu’à son arrivée à l’hopital de campagne de rôle 2 (situé à Gao pour le Mali). Ensuite, si l’état du blessé l’exige, il est pris en charge par une Unité Médicale de Transit (UMT) qui le rapatriera en France, où il sera admis dans un HIA de la région parisienne.

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