La France et l’Arabie Saoudite ont signé le contrat portant sur la livraison d’équipements militaires au Liban

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Négocié depuis décembre 2013, le contrat portant sur la livraison d’équipements militaires aux forces armées libanaises pour un montant total de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) a enfin été signé ce 4 novembre par le ministre saoudien des Finances, Ibrahim al-Assaf, et Édouard Guillaud, l’ancien chef d’état-major des armées (CEMA), aujourd’hui à la tête de l’Odas, une société publique chargée de l’exportation du matériel de défense pour le compte du gouvernement français.

La finalisation de ce contrat d’aide à l’armée libanaise (Donas) était impatiemment attendu par Beyrouth. Et cela d’autant plus que la situation sécuritaire du pays du Cèdre, impliqué bien malgré lui dans la guerre civile syrienne, se dégrade. Le Liban a ainsi connu plusieurs incidents frontaliers et subi des attentats commis par la mouvance jihadiste contre la milice chiite du Hezbollah, qui combat aux côtés des foces de Bachar el-Assad. En outre, il accueille plusieurs milliers de réfugiés ayant fui les combats en Syrie.

En août, le général Jean Kahwahji, le chef d’état-major de l’armée libanaise, n’avait pas caché son impatience. « Nous avons besoin, dans la bataille actuelle, d’équipements, de matériel et de technologies. (…)  Il est nécessaire d’accélérer la fourniture d’aides militaires à travers la finalisation des listes des armes demandées à la France dans le cadre de l’accord de financement saoudien et de la conférence de Rome », avait-il affirmé.

Le mois dernier, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait laissé entendre, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, que la signature de ce contrat d’armement était imminente.

« Ce projet a été validé par la France, avec les forces armées libanaises, en prenant en compte les différentes demandes qui ont été exprimées, en particulier par le chef d’état-major des FAL. Comme il s’agissait d’un projet complexe, associant plusieurs entreprises françaises, nous avons également construit un schéma contractuel qui vient d’être validé par les autorités saoudiennes. Par conséquent, tous les travaux sont terminés et le président de la République a indiqué (…) que les conditions étaient désormais réunies pour la finalisation de ce projet », avait-il expliqué, le 8 octobre.

Parmi les équipements qui seront livrés aux forces libanaises (les premiers sont attendus d’ici un mois, selon le quotidien saoudien al-Hayat), il est question de VAB modernisés et de VBL (RTD), de radars (Thale), d’hélicoptères Gazelle d’occasion armés de missiles HOT, de 3 patrouilleurs FS 56 conçus par CMN (dont l’actionnaire majoritaire est Iskandar Safa, un homme d’affaires franco-libanais).

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