Retour en usine pour les Petits Véhicules Protégés (PVP)?

pvp-20140618En 2013, l’on apprenait que le taux de disponibilité des PVP (Petit véhicule protégé), dont 1.183 étaient alors en dotation au sein de l’armée, n’était que de 50% alors que leur mise en service était très récente.

Très mobile et doté d’un haut niveau de protection balistique, le PVP est un véhicule 4×4 de liaison pouvant transporter 4 passager. Décliné en deux versions (« commandement » et « rang »), il estaérostransportable. Il dispose d’une arme d’autoprotection de 7,62mm peut également  ecevoir des équipements de transmission, de guerre électronique et d’artillerie.

Pour expliquer cette situation, le ministre de la Défense avait mis en avant, à l’époque, des « défauts de conceptions mineurs, mais fortement répétitifs, de pièces mécaniques (pédales, bielles de direction, cardans, tuyauterie….) ».

Aussi, pouvait-on comprendre, l’indisponibilité des PVP était simplement due à un manque de pièces de rechange. Qu’en est-il maintenant? Député-maire de Saint-Dizier et membre de la commission des Finances, François-Cornut Gentille, toujours très au fait des affaires militaires, a posé la question au ministère de la Défense. La réponse vient d’être publiée au Journal Officiel.

« La procédure du soutien du PVP a été définié et mise en oeuvre par la Direction générale de l’armement (DGA), puis par la Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT), maîtres d’ouvrages délégués s’agissant de cet équipement », commence par rappeler le ministère de la Défense.

Le maintenance des PVP est donc assurée en régie, « par les moyens de l’Etat », à laquelle s’ajoute un « contrat de livraison de pièces détachées conclu avec l’industriel », qui est, en l’occurrence, Panhard, filiale de Renault Trucks Defense. « La DGA maintient par ailleurs un marché de maîtrise technique » afin d’assurer la surveillance et la « résorption des obsolescences et faits techniques majeurs », précise le ministère, lequel fait état de « défauts de conception caractérisant certaines pièces mécaniques », comme les pédales, les bielles de direction, la tuyauterie ou bien encore les cardans.

Du coup, la DGA a « été conduite à demander des évolutions de la définition du PVP » et, à ce jour, « une quinzaine » de défauts ont été corrigés ou sont en passe de l’être. Et cela pourrait demander un retour des véhicules chez le constructeur pour qu’ils soient modifiés.

« Conscient de sa responsabilité, le maître d’oeuvre industriel a pour sa part proposé le principe d’un retour en usine de la totalité des véhicules pour réaménagement », explique en effet le ministère de la Défense. « La DGA, la SIMMT et l’industriel examinent en conséquence actuellement les modalités d’une planification de cette opération », poursuit-il.

En attendant, pour que les PVP puissent rouler, il faut répondre, à court terme, au besoin en piéces de rechange. « Dans l’attente de l’entière prise d’effet des modifications contractuelles apportées dans ce but, des commandes additionnelles, correspondant à un montant total de 6,2 M€, ont été notifiées par la SIMMT à la fin de l’année 2013 dans le cadre d’un plan d’action spécifique. Les dernières livraisons correspondantes devraient intervenir au mois de juin 2014 », a-t-il été répondu au député.

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