L’Otan prolonge l’opération de lutte contre la piraterie « Ocean Shield »

Lancée en août 2009 par l’Otan, l’opération de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes et dans l’océan Indien sera prolongée jusqu’à la fin 2016. Ainsi en ont décidé les ministres de la Défense des pays membres, réunis cette semaine à Bruxelles.

Depuis quelques années maintenant, et après avoir atteint des sommets, le phénomène de la piraterie matirime tend à s’estomper dans cette partie du monde. En janvier dernier, le Bureau Maritime International  indiquait en effet que l’activité des pirates somaliens avait atteint son plus bas niveau, avec seulement 15 attaques de navires en 2013.

Toutefois, le BMI avait estimé qu’il était « impératif de poursuivre les efforts internationaux contre la piraterie en Somalie » car « tout relâchement » dans cette lutte « pourrait relancer l’activité des pirates ». D’où la décision de l’Otan et celle que prendra l’Union européenne au sujet de la mission Atalanta, déjà prolongée il y a deux ans jusqu’en décembre 2014.

« En dépit de ces bons résultats, la piraterie reste une menace. L’Otan considère que les pirates cherchent toujours à attaquer des navires et qu’ils en restent capables. Ses navires continuent de détecter des tentatives de capture de bâtiments par des pirates. Par ailleurs, à l’intérieur de la Somalie, les causes premières de la piraterie subsistent », explique l’organisation.

Actuellement, l’Espagne, l’Italie et la Turquie fournissent actuellement les navires engagés dans l’opération Ocean Shield. Ces derniers opèrent dans une zone « comprise entre le golfe Arabique au nord, les Seychelles au sud, le golfe d’Aden à l’ouest et les Maldives à l’est, sur environ six millions de kilomètres carrés, soit la superficie de l’Europe occidentale ».

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