Tensions diplomatiques ou pas, la construction des BPC russes se poursuit

L’on connaîtra en octobre prochain le sort des deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC) commandés en 2011 par la Russie à la France pour 1,2 milliard d’euros.

En pleine crise diplomatique entre les Occidentaux et Moscou, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius avait d’abord parlé d’annuler, puis de suspendre, la livraison des deux navires – le Vladivostok et le Sebastopol – destinés à la marine russe. Une telle décision, avait-il alors expliqué, ferait partie d’un « troisième niveau de sanctions ».

Côté russe, l’on a rappelé les engagements pris par Paris et évoqué d’éventuelles indemnisation si, d’aventure, la commande n’était pas honorée. « La Russie fera valoir ses droits jusqu’au bout en cas de rupture par la France du contrat de livraison de deux navires militaires de type Mistral en raison de la crise ukrainienne, avait réagi Iouri Borissov,  le vice-ministre de la Défense.

En attendant, tout se passe comme si de rien n’était. Le 30 avril, Ouest France a ainsi indiqué que 400 marins russes vont débarquer en juin prochain à Saint-Nazaire, là où est actuellement basé le premier des deux BPC commandés par Moscou, à savoir le Vladivostok’, conçu par le chantier naval STX, en partenariat avec DCNS.

Ces derniers devrait rester en France jusqu’à l’automne prochain pour prendre en main le navire en question. Durant leur séjour, ils seront logés à bord du bateau école « Smolny ».

Dans le même temps, l’on apprenait que la poupe du second BPC destiné à la marine russe, le Sebastopol, avait été mise à l’eau par le chantier naval Baltiïski Zavod, à Saint-Petersbourg. Elle doit être prochainement remorquée à destination de Saint-Nazaire.

Le Sébastopol devrait être livré en 2015. Il est prévu de l’affecter à la Flotte russe de la mer Noire, dont le quartier général est situé dans le port de Crimée dont ce navire portera le nom.

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