Trois femmes officiers seront autorisées à embarquer à bord d’un sous-marin

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Après l’Australie, le Canada, le Danemark, la Suède, la Norvège et, plus récemment, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la France va à son tour permettre à des femmes d’embarquer à bord des sous-marins. L’annonce en a été faite ce 15 avril par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, à l’occasion de la remise du rapport sur la prévention des risques de harcèlement sexuel et moral dans les armées.

Dans un premier temps, à titre expérimental, trois femmes officiers (dont un médecin) seront ainsi affectées bord d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE). Si l’expérience est concluante, alors la spécialité de sous-marinier pourrait être entièrement ouverte aux personnels féminins.

« La formation débutera en 2015 pour ces trois officiers, qui devraient pouvoir embarquer en 2017 à bord d’un SNLE », a précisé le ministre.
L’idée d’autoriser des femmes à servir à bord de submersibles devait être reconsidérée à l’occasion de l’entrée en service des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de type Barracuda, lesquels doivent être aménagés à cette fin.

Aussi, l’annonce du ministre est une petite surprise. Jusque-là, et malgré leurs compétences, il n’était pas question d’ouvrir cette filière à des personnels féminins, essentiellement pour « des problèmes évidents de cohabitation en milieu aussi fermé », comme l’avait expliqué, dans les années 1980, le vice-amiral Claude Pieri.

Mais pour l’US Navy, cette promiscuité n’est pas vraiment un problème. Comme l’avait fait valoir Ray Mabus, le secrétaire à la Marine, « la présence de femmes à bord des bâtiments de surface a démontré que la cohabitation entre les deux sexes était possible dans les espaces restreints ». Sauf que les SNLE américains sont plus imposants que ceux en service au sein de la Force océanique stratégique (un Ohio mesure 32 mètres de plus que Le Terrible…).

En 2011, la Marine nationale indiquait compter, sur 46.000 marins, plus de 5.500 femmes, dont 531 officiers. La part des personnels féminins dans le recrutement s’élevait, en 2010, à environ 18%.

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