L’armée italienne devra se serrer le ceinturon d’encore un cran

Le nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi, est jeune, ambitieux et, dit-on, plein d’idées pour mettre son pays sur les bons rails. Seulement, comme il a besoin de beaucoup d’argent pour financer le plan de relance qu’il a présenté la semaine passée, il lui faut tailler dans les dépenses publiques. Chose plus facile à dire qu’à faire, sachant que les conservatismes sont nombreux en Italie.

Aussi, M. Renzi n’a pas fait preuve d’une très grande originalité… Alors que le contexte international n’est franchement pas à la détente, il a annoncé, le 16 mars, à l’antenne de la chaîne Canale 5, une coupe de 3 milliards d’euros, sur 3 ans, dans le budget des forces armées italiennes. Et cela, deux ans après une première annonce d’une réduction drastique de leurs ressources financières.

D’après le dossier dédié aux armées de l’Union européenne publié dans le dernier numéro d’Armées d’Aujourd’hui, le budget italien de la Défense s’élève à seulement 14 milliards d’euros. Les forces transalpines comptent 177.300 militaires et 30.000 personnels civils.

Comme attendu, même si la chose n’est pas encore officielle, la commande d’avions F-35 devrait faire les frais de ces nouvelles restrictions budgétaires. Initialement, Rome souhaitait en acheter 131 exemplaires. Puis, il y a deux ans, ce chiffre a été révisé à 90 unités.

« Nous maintiendrons nos programmes internationaux et nous continuerons à avoir une force aérienne forte mais ce programme sera révisé », a précisé Matteo Renzi. Les plans du Parti démocrate, auquel appartient le président du Conseil, a récemment plaidé pour une réduction de 50% de la commande de F-35.

De son côté, invitée de la chaîne Sky TG24, Mme Roberta Pinotti, ministre de la Défense, a justement cité le programme F-35 comme source principale d’économies. « La question que nous devons nous demander est quel genre de défense nous voulons, le type de protection que nous pouvons servir », a-t-elle déclaré. Une étude est en cours pour déternimer combien d’appareils équiperont, in fine, l’Aeronautica Militare.

Mais ce n’est pas tout. Les forces italiennes seront soumises à de nouvelles réformes, avec à la clé des suppressions d’effectifs (elles ne compteront plus que 150.000 miliaires et 20.000 civils d’ici à 2024) ainsi que la revente de 385 casernes et terrains.

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