Cinq pirates interpellés par le TCD Siroco dans le golfe d’Aden

Bien que les dernières stastistiques du Bureau Maritime International (BMI) ont montré une chute du nombre d’actes de pirateries dans le golfe d’Aden, il n’en reste pas moins que ce phénomène est loin d’être complètement éradiqué. La preuve en est avec l’attaque du pétrolier Nave Atropos, battant pavillon des îles Marshall, dans la nuit du 17 janvier.

Ainsi, un skiff s’est approché du navire en ouvrant le feu, entraînant une riposte de son équipe de protection embarquée. Cette action a contraint les pirates de rebrousser chemin. Suite à cela, une alerte a été communiquée via le réseau internationale d’échange d’informations maritimes à l’état-major de la force navale européenne Atalanta, dont le Transport de chaland de débarquement (TCD) Siroco est le navire amiral depuis la mi-décembre, ainsi qu’à l’ensemble des moyens militaires présents sur zone.

Grâce au concours d’un avion P3 Orion japonais, habituellement basé à Djbouti, un boutre suspect, battant pavillon indien, a été repéré à 200 nautiques du TCD Siroco. Le navire de la Marine nationale s’est donc lancé à sa poursuite afin de tenter de l’intercepter.

L’embarcation en cause, le Shane Hind, qui a vraisemblablement servi  de bateau-mère aux pirates, après avoir été capturée quelques jours auparavant par ces derniers au large des côtes somaliennes, a été pistée par le P3 Orion japonais et l’hélicoptère Alouette III du TCD Siroco.

Finalement, l’interception du boutre a eu lieu le 18 janvier, en fin de matinée. Une fois le Shane Hind à portée de vue, le TCD Siroco a dépêché son équipe de visite, appuyée par l’Alouette III. Les pirates « présumés » se sont rapidement rendus devant les marins français. Cette action a permis de libérer 11 membres d’équipage indiens, jusqu’alors retenus en otage.

« Les 5 présumés pirates ont été pris en charge par l’équipage du Siroco conformément aux règles juridiques. Ils ont en particulier subi un examen médical et ont pu se restaurer en attendant la procédure de recueil de preuves devant permettre la poursuite des présumés pirates devant un tribunal », a indiqué l’Etat-major des armées (EMA).

« Cette issue heureuse montre que l’excellente coopération de la force Atalante avec tous les acteurs de la lutte contre la piraterie au niveau international est une réalité et que grâce à celle-ci, aucune impunité n’existe dans la zone d’opération », a commenté le contre-amiral Hervé Bléjean, commandant la force navale Atalanta.

Le TCD Siroco, qui pourrait être revendu prochainement à une marine étrangère, d’après l’amiral Guillaud, le chef d’état-major des armées (CEMA), ne s’intéresse pas qu’aux pirates. Le 31 décembre dernier, toujours dans le cadre de l’opération Atalante, ce navire est intervenu pour intercepter, au large des îles Glorieuses, et à la demande du gendarme délégué permanent du préfet administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), deux embarcations de marins mahorais qui pêchaient illégalement dans les eaux françaises.

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