Sangaris : Un chef de groupe « lourdement sanctionné » dans l’affaire de l’insigne d’épaule aux références nazies

Il fallait avoir l’oeil pour remarquer, sur une photographie diffusée brièvement sur la page Facebook dédiée aux opérations militaires françaises, un insigne d’épaule douteux porté par un militaire du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) engagé dans la mission Sangaris, en Centrafrique.

Un journaliste de BFM TV, manifestement, plus attentif que tout le monde, a ainsi remarqué la devise « Meine Ehre heißt Treue » (« Mon honneur s’appelle fidélité »), inscrite sur l’insigne d’épaule (ou patch) en question, lequel comportait également un fond tricolore sur lequel était marqué le nombre « 32″. Si, au premier abord, cette phrase n’a rien de particulier, même écrite en allemand, il se trouve qu’elle a été la devise des waffen SS. D’où la polémique…

A l’époque, le député centriste du Tarn, Philippe Folliot, proche du 8e RPIMa, avait précisé que le militaire mis en cause était un jeune sergent « qui ne devait même pas connaître la référence nazie ». Et d’ajouter : « La devise n’est pas choquante en soi, si on ne connaît pas la référence ». Le parlementaire avait également estimé qu’il ne fallait pas en faire une « affaire d’Etat ». « L’insigne est non réglementaire, il sera donc sanctionné (…) et surtout cet épiphénomène ne doit pas entacher la très difficile mission que le 8e RPIMa mène de manière exemplaire en Centrafrique », avait-il fait valoir.

Reste qu’une enquête avait été ouverte pour tenter d’identifier le militaire porteur de cet insigne d’épaule affichant, selon le colonel Gilles Jaron, le porte-parole de l’Etat-major des armées (EMA), une « idéologie condamnée sans équivoque ».

L’on en était resté là jusqu’à ce qu’aux précisions données ce 16 janvier par le général Soriano, le commandant de l’opération Sangaris. « J’ai conduit une enquête qui m’a amené a conclure qu’il y avait une faute de la part d’un chef de groupe qui a été lourdement sanctionné », a-t-il en effet affirmé, au cours d’une visio-conférence donnée depuis Bangui.

Pour l’officier, il s’agit « d’un acte isolé, limité à un groupe, sur l’initiative de ce chef de groupe, qui ne reflète en rien la valeur, la capacité opérationnelle, ni le comportement » du régiment auquel ce militaire appartient. Quant aux sanctions infligées à ce chef de groupe, il faudra repasser. Le porte-parole de l’EMA a refusé de donner la moindre précision à ce sujet.

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