200 militaires français spécialistes sont arrivés à Bangui

Pendant que les hommes du 25e Régiment du Génie de l’Air (RGA) réaménagent l’aéroport M’Poko de Bangui afin de permettre le lancement de l’opération militaire prévue pour épauler la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), les forces françaises continuent leur montée en puissance avec l’arrivée dans le pays d’un détachement de 200 militaires spécialistes des transmissions, du matériel et du Service des essences des armées.

L’Etat-major des armées précise que ce « déploiement, effectué par l’escadron de transport Esterel, a été réalisé au titre des mesures conservatoires et préparatoires à un éventuel renforcement du dispositif à Bangui, comme l’a souhaité le président de la République ».

Il est également prévu une dizaine de rotations d’avions gros porteur Antonov 124 pour acheminer le « matériel logistique et de soutien nécessaire l’installation d’un tel renforcement », lequel porterait les effectifs français en Centrafrique à un millier d’hommes, comme l’a indiqué, la semaine passée, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

L’opération Boali, qui compte donc actuellement 600 militaires, consiste à apporter un soutien logistique et technique à la Misca, dont la mission visera à stabiliser la Centrafrique, pays qui s’enfonce progressivement dans le chaos depuis le renversement du président Bozizé par les rebelles de la coalition Séléka, avec un risque de génocide, doublé par celui d’une déstabilisation régionale.

Par ailleurs, les militaires engagés dans l’opération Boali ont également pour mission de protéger les ressortissants français.

Cela étant, selon des témoignages rapportés par l’AFP, l’annonce faite par Paris d’un renforcement de ses effectifs militaires en Centrafrique aurait eu un effet dissuasif sur les rebelles de la Séléka établis à Bangui, puisque ces derniers quitteraient progressivement la capitale centrafricaine

« En quelques jours, toutes les agressions ont cessé », a en effet constaté un responsable humanitaire, alors que Bangui était le théâtre d’exactions quotidiennes menées par les rebelles de la Séléka.

Reste que la difficulté sera de s’y retrouver face à la multitude de patrouilles qui sillonnent la ville. Si les militaires français sont aisément reconnaissable, ce n’est pas le cas de tout le monde étant donné que, sont présents à Bangui, la Fomac (force africaine qui se tranformera en Misca le 19 décembre) et sa police, l’UPC, la Compagnie nationale de sécurité (CNS), l’Office central de répression du banditisme (OCRB),  la gendarmerie locale et d’ex-rebelles intégrés aux forces de sécurité centrafricaines.

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