Manifestation anti-française à Bamako

Le premier tour de l’élection législative malienne s’est déroulé sans problème notable, le week-end dernier. Hormis un coup d’éclat de rebelles touareg dans la commune de Talataye, dans la région de Gao, où ils ont empêché la tenue du scrutin pour réclamer l’indépendance de l’Azawad, un territoire qui correspond au Nord-Mali.

Justement, cette question a motivé une autre manifestation, qui, organisée à Bamako, a rassemblé près d’un millier de personnes, ce 27 novembre. Et pour la première fois depuis le lancement de l’opération Serval, en janvier dernier, des slogans hostiles à la France ont été scandés.

« A bas la France! A bas la France! », ont crié les manifestants. La raison? La situation à Kidal, bastion des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Cette ville n’est pas encore passé sous le contrôle effectif de l’armée malienne, laquelle y maintient une présence symbolique.

« Lors de la signature de cet accord (ndlr, de Ouagadougou, en juin), les groupes armés avaient pris l’engagement d’assurer le retour de l’administration et que la sécurité de la zone devait être assurée par l’armée, conformément à sa mission régalienne. Malheureusement, c’est avec une grande consternation que les populations constatent qu’aucun de ces droits n’est reconnu à l’Etat du Mali et la France est juste là en train de soutenir ces hommes sans foi ni loi. Dans une mobilisation digne d’un sentiment de révolte, nous avons le droit de dire non à la France », avait expliqué, la veille Me Mohamed Aly Batilly, l’un des instigateurs de cette manifestation.

« Notre problème, c’est que la France est derrière le MNLA », a lancé un des manifestants dont les propos ont été recueillis par un journaliste de RFI. « Comment fait le MNLA pour rester vraiment à Kidal si ce n’est pas la France qui l’aide? Nous ne nous sommes pas d’accord avec la politique française à Kidal », a-t-il ajouté.

Même si des négociations pour un réglement politique du conflit qui oppose la rébellion touareg et les autorités de Bamako sont bien en cours, tant bien que mal, la situation à Kidal, où 2 journalistes français ont été assassinés, le 2 novembre, demeure instable, voire « inacceptable » pour le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Et pour son ministre de la Défense, Soumeilou Boubèye Maïga, « Kidal est la seule région pour le moment où la souveraineté de l’Etat n’est pas effective ».

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