La Direction générale de l’armement distingue trois chercheurs

Tous les ans, la Direction générale de l’armement prévoit 13 millions d’euros de crédits pour financer des allocations de thèses ainsi que des stages post-doctorat ou de recherches à l’étranger.

Ainsi, ce sont 450 thèses qui sont financées, chaque année, par le ministère de la Défense. Si les sciences de la matière et du vivant (électronique, informatique, optique, biologie) figurent parmi les priorités, il n’en reste pas moins que les sciences humaines (économie, sociologie, etc…) bénéficient également d’une attention particulière.

Ce dispositif est complété par un « Prix de thèse DGA », institué en 2002 afin de récompenser un ou plusieurs jeunes docteurs en fonction notamment de l’intérêt et du degré d’innovation de leurs travaux

Ce 21 novembre, trois chercheurs se sont vus décerner le « Prix de thèse DGA » 2013, par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le Délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon. Les lauréats recevront chacun un chèque de 5.000 euros.

Parmi les 3 thèses récompensées, l’on trouve donc celle de Mickaël Bouvet. Ce jeune doctorant a travaillé sur « l’étude d’enzymes de modification ARN (ndlr, acide ribonucléique) impliquées dans la réplication des flavivirus et des coronavirus », c’est dire des micro-organismes responsables de la dengue et de la fièvre jaune (pour les premiers) et du SRAS (pour les seconds).

« Ces maladies représentent un danger ppur les forces françaises en opérations extérieures », a souligné la DGA. Et justement, ces travaux ont permis d’identifier une molécule pouvant inhiber l’activité des flavivirus.

Autre lauréat, Camille Couprie, pour ses travaux portant sur « l’optimisation variationnelle discrète et applications en vision par ordinateur », qui ont consisté à développer des méthodes d’analyse visant à améliorer l’extraction d’éléments dits d’intérêt dans des images. Ce qui peut avoir de nombreuses applications en matière de biométrie, d’imagerie médicale ou satellitaire, de cartographie, de robotique, d’identification de cibles ou encore de vidéosuveillance.

Enfin, Delphine Dumas a été récompensée pour ses thèse intitulée « Les rétines courbes, une approche bio-inspirée de simplification et miniaturisation des systèmes infrarouge ». Ces travaux sont à l’origine d’une première mondiale : la réalisation de capteurs courbés, comme peut l’être la rétine d’un oeil. « Cette courbure réduit nettement les défauts d’images provoqués par les objectifs des systèmes optiques actuels, qui utilisent des capteurs plans », explique la DGA.

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