Les pays du Benelux vont faire cause commune pour la surveillance de leur espace aérien

Avec un nombre d’appareils de combat qui diminue drastiquement (ou qui va être réduit) aux Pays-Bas et en Belgique, il devient compliqué pour ces deux pays d’assurer la surveillance de leur espace aérien. D’où la lettre d’intention (LoI) signée la semaine passée par Bruxelles et La Haye visant à assurer, d’ici 2016, conjointement la police du ciel au-dessus du territoire du Benelux. Cette dernière devra être suivie par l’adoption d’un traité « formel » afin de mettre au clair toutes les implications juridiques qu’une telle coopération suppose, notamment en cas de détournement d’avion.

Concrètement, il s’agira de se partager les tâches de décollage d’alerte (Quick Reaction Alert, QRA) et d’idenfication des avions suspects (Renegade). Pour les Pays-Bas, cette coopération est d’autant plus importante que leur force aérienne ne disposera, à terme, que de 37 F-35 Lightning II, destinés à remplacer les F-16 actuellement en service. Et ce nombre sera même de seulement 32 appareils puisque 5 resteront basés aux Etats-Unis « de manière permanente » pour assurer la formation et l’entraînement des pilotes… dont seulement 29 seront pleinement opérationnels au Pays-Bas.

Aussi, selon le ministre néerlandais de la Défense, Mme Jeanine Hennis-Plasschaert, le format des forces aériennes bataves sera insuffisant pour assurer à la fois la permanence QRA, la participation aux opérations à l’étranger et les vols d’entraînement quotidien aux Pays-Bas. D’où « l’important intérêt » qu’elle porte à cette coopération avec la Belgique, étant donné qu’elle permettra de dégager des marges de manoeuvre au niveau de la disponibilité des pilotes.

Côté belge, le ministère de la Défense, a fait valoir que cette future coopération ne « posait aucun problème technique ou opérationnel ». Qui plus est, la Belgique envisage aussi de doter sa composante aérienne de F-35 de Lockheed-Martin, ce qui serait de nature, là encore, ouvrir d’autres possibilités de coopération, voire même de mutualisation, en matière de maintenances des appareils.

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