Le premier Atlas de l’armée de l’Air a été baptisé « Ville d’Orléans »

Le 1er août dernier, la Direction générale de l’armement (DGA) annonçait avoir pris livraison du premier avion de transport tactique A400M « Atlas » destiné à l’armée de l’Air. Le lendemain, l’appareil avait rejoint la base aérienne d’Orléans, où « une cérémonie officielle » devait avoir « lieu ultérieurement, en présence des autorités concernées. »

C’est désormais chose faite. Ce 30 septembre, en effet, l’arrivée de l’Atlas au sein de l’armée de l’Air a été célébrée lors d’une première cérémonie officielle à Séville, où ce type d’appareil est assemblé par Airbus Military, suivie d’une seconde, à Orléans.

A cette occasion, ce premier Atlas aux couleurs françaises a été baptisé « Ville d’Orléans » par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « Orléans est la base historique du transport aérien militaire », a-t-il fait valoir, lors de son allocution.

« Avec l’Atlas, nos forces aériennes se tournent vers l’avenir. Cet avion va pratiquer, comme ce fut le cas de ses prédécesseurs, les théâtres parmi les plus dangereux en disposant de capacités tactiques aujourd’hui inégalées. C’est la vocation même du transport aérien militaire. Et c’est celle qui en fait sa noblesse. Cet appareil va contribuer, à son tour, à développer de nouveaux modes d’action servis par des équipages de combat dont j’ai pu mesurer toute la valeur », a encore ajouté M. Le Drian, qui a par ailleurs insisté sur les défis qu’il a fallu relever dans le cadre de ce programme européen.

Et ils n’ont pas manqué… Car il aura fallu une dizaine d’années pour les 7 pays partenaires (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) pour faire face aux retards dû à des problèmes techniques, concernant notamment la motorisation de l’appareil, ainsi qu’aux surcoûts qui en résultèrent. Ainsi, l’A400M fut sauvé grâce à un accord trouvé entre les clients et le constructeur pour financer les 6,2 milliards d’euros qu’il manquait alors pour aller jusqu’à livrer ce de premier exemplaire.

La suite dépendra des intentions des pays clients, c’est à dire s’ils maintiendront leurs commandes alors que leurs dépenses militaires respectives sont sous contrainte. Ainsi, l’armée de l’Air doit en principe recevoir 50 Atlas d’ici 2022. Seulement, le projet de Loi de programmation militaire (LPM) prévoit la livraison de seulement 15 exemplaires sur la période 2014-2019. « On le voit, l’écart est important, ce qui peut impacter la cadence de livraison, renchérir le coût unitaire des avions et avoir des répercussions sur l’emploi », a confié, au Figaro, Domingo Urena, le patron d’Airbus Military?

En Allemagne, comme en Espagne, il est envisagé aussi de revendre à l’exportation une partie des avions commandés, ce qui ne sera pas sans poser de problèmes à Airbus Military, qui compte justement sur des ventes à l’étranger pour rentabiliser le programme A400M et assurer son avenir.

Plus : L’armée de l’Air a mis en ligne un « Webdocumentaire » sur l’A400M Atlas sur son site Internet

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