La modernisation de 4 frégates saoudiennes confiée à la France

Cela faisait longtemps que la signature du contrat LEX (Life Extension Sawari 1) était attendue. D’un montant supérieur à un milliard d’euros, ce dernier vise à moderniser 4 frégates de type al-Medinah, dérivées des F-2000 françaises et de 2 pétroliers-ravitailleur « Boraida », en fait appartenant à la classe Durance.

Ces navires avaient été vendus par la France à l’Arabie Saoudite dans les années 1980. L’enjeu, pour Riyad, est de prolonger leur durée de vie pour une dizaine d’années supplémentaires.

Le constructeur naval français DCNS est le premier concerné pour ce dossier. Pour décrocher ce contrat, il a proposé au chantier naval saoudien Zamil de s’associer à ce projet de modernisation de ces 6 navires et promis des transferts de technologie.

Mais il n’est pas seul puisque Thales, MBDA et ODAS (ex-Sofresa, une société publique qui, intervenant dans le cadre de contrats inter-étatiques, réunit l’Etat français et plusieurs industriels de l’armement) sont également dans la boucle.

Et c’est justement l’une des raisons qui explique l’épilogue tardif du contrat LEX, étant donné que les actionnaires d’ODAS auraient refusé, en novembre dernier, d’accorder à DCNS une garantie sur les travaux accomplis par le groupe Zamil. A l’époque, La Tribune écrivait que « la situation pouvait se dénouer à la faveur d’un arbitrage d’Etat ».

Qui plus est, les industriels français se livrent à une guerre d’influence dans le royaume saoudien, ce qui tend quelque peu à brouiller les cartes, comme par exemple avec le « mega » contrat Mark 3, qui, a donné lieu à des tensions entre Thales et MBDA, l’an passé, pour fournir à Riyad des missiles de défense aérienne.

Quoi qu’il en soit, et si l’on en croit le site d’informations économiques, le contrat LEX aurait finalement été attribué à ODAS au cours de ce mois, et cela, après 5 ans de discussions. Dans le détail, DCNS et Zamil obtientrait 700 millions d’euros, le reste de la commande se partageant entre Thales (moins de 200 millions), MBDA et ODAS.

Pour le missilier européen, il s’agira de doter les deux pétrolier-ravitailleur saoudiens de son nouveau système surface-air à très courte portée Simbad-RC. Par ailleurs, et toujours selon la même source, DCNS « aurait déjà obtenu un autre contrat de 150 millions d’euros pour la modernisation des frégates Sawari 2 », ce qui tombe plutôt bien pour le constructeur naval, qui a connu un début d’année difficile, avec une chute de ses prises de commandes.

Ce contrat de plus d’un milliard d’euros vient s’ajouter à celui d’un montant pratiquement équivalent, qui, récemment signé aux Emirats arabes unis, porte sur la livraison de deux satellites d’observation ainsi que de 17 radars tactiques Ground Master 200 de défense aérienne.

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