Vers la création d’une force de réaction rapide de l’Otan en cas de cyber-attaque

Après le discours prononcé le 3 juin par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, afin de préciser les intentions françaises en la matière, l’Otan a approuvé, le lendemain, la création d’une force de réaction rapide dont la mission sera de protéger les réseaux informatiques de l’Alliance en cas de cyber-attaque.

« Nous avons conclu un accord pour créer des équipes de réaction rapide pour protéger les systèmes informatiques de l’Otan », a déclaré Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Alliance, à l’issue d’une réunion, à Bruxelles, des 28 ministres de la Défense des Etats membres, ayant porté sur les questions de cyberdéfense. Cette « Net Force » devrait être opérationnelle d’ici l’automne prochain. A priori, elle devrait être très modeste pusqu’il s’agirait de former, dans un premier temps, deux équipes de trois personnes chacune.

« C’est un problème sérieux que nous prenons avec sérieux » car « il peut avoir des conséquences dévastatrices », a fait valoir M. Rasmussen. Le fait est : en 2012, les réseaux informatiques de l’Otan ont été la cible de 2.500 cas d’activités « anormales » ou de tentatives d’intrusion, soit une toutes les trois heures, jour et nuit, chaque jour de l’année. »

Par ailleurs, et suite à des cyberattaques massives ayant visé l’Estonie un an plus tôt, l’Otan a inauguré, en 2008, un Centre de recherche et de formation à la cyberdéfense (CCDCOE), à Tallin, en Estonie. La France vient de prendre la décision d’y participer, avec « la volonté de rapprocher l’Union européenne et l’Alliance » dans ce domaine, comme l’a indiqué Jean-Yves Le Drian.

La protection des réseaux de l’Otan est, selon M. Rasmussen, une « première phase. » La seconde consistera à « examiner comment l’Alliance peut répondre aux demandes d’alliés faisant face à des cyber-attaques. » Et de préciser : « Une attaque contre un allié peut nous affecter tous si elle n’est pas combattue rapidement. »

Seulement, ce second volet sera compliqué à mettre en place, étant donné que les pays membres de l’Otan n’ont partagent pas la même approche dans ce domaine, certains estimant qu’il s’agit d’une prérogative purement nationale. »

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