L’agresseur présumé du militaire à La Défense a reconnu les faits

La conférence de presse donnée par le procureur de Paris, François Molins, a permis d’en savoir davantage au sujet du suspect arrêté ce mercredi dans le cadre de l’enquête portant sur l’agression à l’arme blanche d’un militaire lors d’une patrouille « Vigipirate », le 25 mai, au quartier de la Défense.

L’agresseur présumé a donc été interpellé à La Verrière, dans les Yvelines au domicile d’une de ses amies qui n’a « a priori aucune implication dans les faits » et « ne savait pas qu’il était recherché. »

Prénommé Alexandre D et âgé bientôt de 22 ans, il a « implicitement reconnu les faits » qui lui sont reprochés et pourquoi ils (les policiers) étaient là », a indiqué le procureur. Le suspect a en outre fait l’objet d’un suivi éducatif au cours de sa jeunesse, notamment pour « refus d’autorité parentale » et était « connu que pour de petits délits. » Sans casier judiciaire jusqu’à présent, il n’avait fait l’objet que « plusieurs rappels à la loi. »

« Converti à l’islam à la fin de sa minorité », il est était inconnu des services de renseignement. Cependant, son identité avait été contrôlée à l’occasion d’une prière de rue en 2009.

« A part cette prière de rue, il n’y a pas d’autre élément pouvant laisser croire à sa dangerosité », a précisé Christian Flaesch, le directeur de la police judiciaire.

Quant à ses motivations, le procureur a dénoncé la « volonté de tuer assez évidente » du suspect « au nom de son idéologie religieuse » étant donné qu’il n’a pas hésité « à porter plusieurs coups » avec une « détermination impressionnante » contre le 1ère classe Cédric Cordiez. L’arme utilisée contre ce dernier était « probablement un couteau de type Laguiole. Fort heureusement, la lame n’a pas « sectionné d’élément vital. »

Le suspect a, toujours selon le procureur, acheté deux couteaux dans un hypermarché du centre commercial de la Défense vers 16h44, soit un peu plus d’une heure avant l’agression contre le militaire. Les images de vidéosurveillance ont permis d’établir qu’il avait fait « une prière musulmane » précisément 8 minutes avant de s’en prendre à sa victime.

Désormais, Alexandre D va être présenté à un juge antiterroriste étant donné que la qualification d’agression « en lien avec une entreprise terroriste » doit en principe être retenue contre lui. Ce qui suppose que sa garde à vue pourrait durer jusqu’à 96 heures.

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