Mali : Le GTIA « Désert » prend la relève

Au plus fort de l’opération Serval, les forces terrestres françaises étaient organisées selon 3 Groupement tactiques interarmes (GTIA). Maintenant que les groupes jihadistes ont subi de lourds revers au Nord-Mali, le dispositif français a commencé à se réduire dès avril dernier, avec notamment le départ du GTIA TAP (troupes aéroportées).

Et, cette tendance se poursuit à l’occasion de la relève des unités qui ont été projetées sur ce théâtre à partir du 11 janvier. D’ici juillet prochain, il ne devra plus rester que 2.000 soldats français environ. Dans le même temps, la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) devrait avoir commencé à prendre le relais.

En attendant, le GTIA 2, qui était jusqu’alors sous le commandement du colonel Bruno Bert, par ailleurs chef de corps du 92e Régiment d’Infanterie de Clermont-Ferrand, va s’effacer au profit du GTIA « Désert », aux ordres du colonel Eric Ozanne, commandant le 2e Régiment Etranger d’Infanterie (REI) de Nîmes.

La cérémonie du transfert d’autorité a eu lieu le 20 main en présence du général Laurent Kolodziej, commandant de la brigade Serval ainsi que de la 6e Brigade légère blindée; laquelle fournit les unités qui vont armer le GTIA Désert.

Ainsi, ce dernier sera composé d’un état-major tactique et d’une compagnie du 2e REI, d’une compagnie VBCI du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTIR), d’une compagnie de combat, d’un détachement de fouille opérationnelle spécialisée (FOS) ainsi que d’une Equipe opérationnelle de déminage (EOD) du 1er Régiment Etranger de Genie (REG), d’un escadron AMX-10RC du 1er Régiment Etranger de Cavalerie (REC), lequel retrouve le Mali après la projection d’une de ses unités depuis le Tchad, en janvier, et, enfin, d’un groupement d’artillerie doté de Camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) et de mortiers de 120mm.

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