L’attaque jihadiste de Tombouctou a été relativement importante

Dans la nuit du 20 au 21 mars, des éléments jihadites ont attaqué l’aéroport de Tombouctou après avoir perpétré un attentat à la voiture piégée. L’Etat-major des armées (EMA) a donné quelques précisions au sujet de cet assaut qui s’est produit dans un secteur qui passait pour calme, comparé à ceux de Gao et de l’Adrar des Ifoghas.

Ainsi, plus de 50 jihadistes ont d’abord visé les forces armées maliennes, ce qui a conduit l’Escadron d’appui à l’engagement (EAE) du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) à intervenir et à riposter pour tenir la position attaquée.

Visiblement, ce n’était pas une escarmouche puisque deux Mirage 2000D ont été amenés à intervenir en appui des troupes au sol et à effectuer des frappes contre les éléments jihadistes. Selon le bilan avancé par l’EMA, l’on compte « plus d’une dizaine de terroristes tués. » Un soldat malien a perdu la vie et 4 autres ont été blessés, dont deux vraisemblablement lors de l’intervention des avions français.

« Il semblerait que lors d’une de ces frappes , un des véhicules maliens ait été soit mal balisé, soit situé à proximité immédiate d’un élément terroriste sur lequel la frappe a été effectuée, et que dans cette frappe deux militaires maliens aient été très légèrement blessés », a expliqué le colonel Thierry Burkhard, le porte-parole de l’EMA.

Pour le moment, cette attaque surprise des jihadistes dans le secteur de Tombouctou ne justifie pas, pour le moment, et selon l’Etat-major, l’envoi de renforts français dans cette zone. En tout cas, elle montre que les groupes terroristes, malgré les coups sévères qui leur ont été portés, ont gardé une certain capacité de nuisance.

Par ailleurs, dans la région de Gao, le Groupement tactique interarmes(GTIA) 2 a poursuivi ses opérations de ratissage notamment dans le secteur de Djebok. Un réseau de fabrication et de poseurs d’engins explosifs improvisés (IED) a ainsi été démantelé.

Plus au nord, dans l’Adrar des Ifoghas, les GTIA 3 et TAP, en coopération avec les forces tchadiennes, ont investi une vallée située au sud de celle d’Amettetaï. Les soldats tchadiens, commandés par le général Deby, ont, pendant cette manoeuvre, interdit toute possibilité d’exfiltration des terroristes vers la ville de Kidal. Aucun bilan sur d’éventuelles pertes jihadistes n’a été donné par l’EMA.

En revanche, ce dernier a indiqué que de nouveaux stocks d’armes et de munitions ont été découverts, dont une mitrailleuse de 14,5 mm, un canon anti-char SPG9, des mortiers et un poste de tir missile 107 type 85.

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