Mali : Les casques bleus pourraient prendre le relais de la MISMA en juillet
18 mars 2013 – 11:16“Nous allons passer du cadre actuel (…) Ă un nouveau dispositif diplomatique qui est acceptĂ© par tous les membres du Conseil de sĂ©curitĂ©, une opĂ©ration de maintien de la paix (OMP), qui devrait probablement ĂŞtre votĂ©e au mois d’avril et appliquĂ©e deux mois plus tard”, avait affirmĂ© Laurent Fabius, le ministre français des Affaires Ă©trangères, la semaine passĂ©, au sujet de la situation au Mali.
Mais il faudra probablement attendre un mois de plus pour que la future mission des Nations unies soit opĂ©rationnelle. EnvoyĂ© Ă Bamako pour Ă©valuer les conditions de dĂ©ploiement de cette dernière, le sous-secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral aux opĂ©rations de maintien de la paix de l’ONU, Edmond Mulet, a estimĂ© qu’il faudrait au moins un mois de plus.
“L’ONU table sur la prĂ©sence complète de sa mission de stabilisation au Mali en juillet pour remplacer la mission africaine Misma et le gros de l’armĂ©e française”, a-t-il en effet dĂ©clarĂ©, le 16 mars
“Il ne s’agit pas d’une force d’interposition (…) et de crĂ©er une force tampon entre le Nord et le Sud”, a-t-il poursuivi. “D’autres pays en Afrique et dans le monde, des missions de maintien de la paix visaient Ă sĂ©parer des forces belligĂ©rantes mais ce n’est pas le cas au Mali”, a encore insistĂ© M. Mulet.
“Les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© et les Etats membres sont très clairs pour que le Mali Ă©tende son autoritĂ© sur tout le territoire du Mali” a prĂ©cisĂ© le responsable avant d’ajouter que “la souverainetĂ© du Mali est l’objectif principal de cet appui international.”
Le rapport Ă©tabli par Edmond Mulet sera remis au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies, Ban Ki-moon, avant d’ĂŞtre soumis au Conseil de sĂ©curitĂ© d’ici la fin du mois. C’est en fonction des recommandations qu’il contiendra que la dĂ©cision de lancer ou non une mission de maintien de la paix au Mali sera prise via une nouvelle rĂ©solution.
“Les Nations unies n’auraient ni le mandat ni la capacitĂ© d’endiguer la menace sĂ©curitaire qui est posĂ©e par les terroristes, a prĂ©cisĂ© M. Mulet, au sujet du rĂ´le qu’aura Ă tenir cette mission. “Ce sont des actions qui sont entreprises avec beaucoup plus d’efficacitĂ© par des partenaires qui en ont la capacitĂ©,” a-t-il estimĂ©.
“Le dĂ©ploiement de cette mission de stabilisation se fera en coordination avec les forces françaises”, a-t-il ajoutĂ© avant de souligner que “la France a dit qu’elle serait sur le terrain le temps nĂ©cessaire et s’il y a encore du travail Ă faire ils (ndlr, les militaires fançais de l’opĂ©ration Serval) continueront de le faire.”
Cette mission des Nations unies pourraient compter jusqu’Ă 10.000 hommes. Outre ceux qui servent actuellement dans le cadre de la MISMA, dont les effectifs sont fournis par la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CĂ©dĂ©ao) et le Tchad, d’autres pays seraient susceptibles d’y participer, comme la Mauritanie et le Burundi. Sa base principale pourrait ĂŞtre installĂ© Ă Gao.
Par ailleurs, si la situation militaire et sĂ©curitaire s’amĂ©liore au Mali, le pays devra encore rĂ©gler d’autres problèmes. En plus des affaires liĂ©es Ă la question touareg dans le nord ainsi qu’au processus dĂ©mocratique qu’il faut remettre sur les rails, il faudra encore apporter une rĂ©ponse Ă la crise humanitaire, laquelle “n’est pas terminĂ©e”, a rappelĂ©, le 17 mars, le Programme alimentaire mondial (PAM).
“Nous devons redoubler de vigilance et aider jusqu’au bout ces populations dans le processus de retour dans leurs villages. La dignitĂ© humaine recommande cette dĂ©marche”, a dĂ©clarĂ© Ertharin Cousin, la directrice exĂ©cutive du PAM, lors d’une visite au Mali, en Ă©voquant le sort des civils ayant fui les zones de combat.
Le PAM va venir en aide Ă plus d’un million de personnes au Mali, via deux programmes. Le premier concernera les populations du Nord du pays tandis que le second, aura pour objectif de “rĂ©pondre aux besoins chroniques” dans le Sud, qui se remet lentement “des effets de la sĂ©cheresse de 2012.”
Tags: casques bleus, Mali, MISMA, Nord-Mali, ONU, PAM, Serval






4 commentaires à “Mali : Les casques bleus pourraient prendre le relais de la MISMA en juillet”
le problème pour les casque bleu ;c est que niveau présence pour la vie de tous
les jours ça va mais qu on ils s agit de rĂ©pliquer voir d agir tout simplement bah …ils peuvent pas … il y a intĂ©rĂŞt que la situation soit rĂ©gler sinon , ça ne servira a rien
Par kaneda on mar 18, 2013
@kaneda
d’experience – et les soldats en question n’y sont pour rien- les casques bleus sont hĂ©las totalment inefficaces car plombĂ©s par des rĂ©gles d’engagement nulles militairement , souvent sous Ă©quipĂ©s et avec une chaine de commandement illisible.si le principal pays contributeur n’impose pas son style et ses moyens , ca tourne vite en “canard posĂ©” mais face a de la guerilla offensive: adieu!Et surtout si on met des ouzbeck au sahara ou quelques troupes improbables du genre.aux africains de s’allier d’abord s’ils le veulent!
Par parabellum on mar 18, 2013
L’ONU pourquoi faire au Mali? Servir de tampon entre le Nord et le Sud?Ou pour virer les salafistes d’al quaĂŻda?
Ce n’est pas avec ce “machin” que l’on va remplacer les militaires Français !
Par Wrecker on mar 18, 2013