L’Otan ne comptera plus les attaques des insurgés afghans

Après avoir admis que le nombre d’attaques commises par les insurgés afghans n’avait pas diminué de 7% entre 2011 et 2012 comme elle l’avait prétendu mais qu’il était finalement resté au même niveau, la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), déployée en Afghanistan sous l’autorité de l’Otan, a décidé de ne plus publier ce type de statistiques.

Cette erreur dans les chiffres est dû aux forces afghanes qui, désormais en première ligne dans la plupart des provinces, ont omis de signaler les attaques dont elles avaient été la cible. D’où la baisse de 7% évoquée par l’ISAF, laquelle a été reprise par le gouvernement américain pour expliquer que les taliban étaient affaiblis.

Seulement, cette donnée, globale, ne reflète pas la réalité du terrain. Ainsi, ce n’est pas parce qu’une région, où la présence des insurgés est importante, connaît une hausse des attaques que le pays tout entier est à feu et à sang. C’est du moins l’argument avancé par l’ISAF pour ne plus la publier.

Cette stastistique « ne prend pas la mesure complète des progrès de la campagne » alors que « 80% des attaques lancées par l’ennemi se produisent dans des zones où vivent moins de 20% des Afghans », a ainsi expliqué Jamie Graybeal, un porte-parole de la coalition internationale.

Mais surtout, étant donné que les unités afghanes ne donnent pas les bons chiffres et qu’elles « conduisent un nombre croissant d’opérations, souvent hors de la vue de l’ISAF », cette dernière a estimé que ses « bases de données deviendraient de plus en plus inexactes. »

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