Le Drian : “Faisons en sorte que notre capacité d’intervention soit préservée”
5 mars 2013 – 16:07Invité, le 4 mars, de l’émission “Mots croisés”, sur France2, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé que son ministère “doit contribuer au redressement des comptes publics, ni plus, ni moins.”
Le lendemain, sur les ondes de RMC, et après avoir longuement évoqué la situation au Mali, M. Le Drian est revenu sur la question des ressources allouées aux forces françaises alors que la publication du prochain Livre Blanc est imminente.
Comme il l’avait fait la veille, le ministre a tenu à rappeler l’équation qu’il faut résoudre. L’enjeu est en effet de répondre à deux “contraintes de souveraineté”. La première est que “la France tienne son rang, qu’elle puisse assumer ses responsabilités comme elle le fait aujourd’hui au Mali.” Et M. Le Drian de souligner que “peu de pays sont à même de faire ce que fait la France” contre les groupes terroristes implantés au Sahel.
“L’autre nécessité de souveraineté, a poursuivi le ministre, est que la France ait la maîtrise de ses propres finances, qu’elle se désendette parce qu’un pays endetté n’a pas de souveraineté.” D’où l’énoncé de l’équation à résoudre : “faire en sorte que l’effort de défense soit maintenu et que la défense contribue aussi comme les autres (…) à la maîtrise de nos dépenses” publiques. Et il y a une difficulté supplémentaire : il n’est pas question de toucher aux deux composantes de la dissuasion, comme certains l’ont suggéré, le président Hollande s’étant engagé sur la “nécessité de (les) maintenir.”
A la question de savoir si le budget de la Défense va baisser au cours des prochaines années, M. Le Drian a répondu qu’il n’était pas “en mesure de le dire”. “Je défends le budget de la Défense car je considère qu’il est indispensable pour notre avenir” a-t-il fait valoir.
“Faisons en sorte que notre capacité d’intervention soit préservée”, a-t-il ajouté. “Le président de la République est conscient de la qualité de nos interventions, de notre défense et il est aussi en responsabilité de faire en sorte que la France tienne son rang, y compris en termes financiers”, a avancé M. Le Drian, qui est par ailleurs un proche du chef de l’Etat.
Après avoir rappelé que la trajectoire financière définie par la Loi de Programmation Militaire 2009-2014, basée sur les recommandation du Livre blanc sur la défense de 2008, qu’il a, au demeurant, qualifié “d’encourageant” au moment de sa parution, n’avait pas pu être suivie à cause de la crise économique, le ministre a expliqué que le prochain devait être “adapté” à la situation (…) dans laquelle nous sommes aujourd’hui.”
“Il faudra faire des choix”, a-t-il poursuivi. “Sur les matériels, sur un certain nombre d’objectifs, sur la durée, sur les échéanciers, pour retarder (…) des programmes, peut être en avancer d’autres”, comme par exemple celui des drones, lesquels font défait actuellement. En revanche, M. Le Drian n’a pas indiqué s’il était question d’une nouvelle réduction du format des forces.
Pourtant, si l’on en croit le quotidien Les Echos, ce serait bel et bien un des scénarios à l’étude, avec la mise en place d’un modèle d’armée appelé “Y”. Ce dernier consisterait à réduire les effectifs de 18.500 personnels (après les 54.000 postes supprimés sur la période 2008-2014), de se passer de deux frégates, de porter le nombre d’avions de combat à 225 au lieu de 300 et de dissoudre 2 brigades de l’armée de Terre, dont une blindée. L’avantage de cette formule serait qu’elle permettrait de conserver des capacités clés. Seulement, son financement n’est pas encore garanti.
Cela étant, les marges de manoeuvres sont extrêmement étroites. Lors d’une audition devant les députés de la commission de la Défense et des Forces armées, en novembre dernier, le général Georgelin, l’ancien chef d’état-major des armées (CEMA), avait estimé qu’avec “1,5% du PIB consacré à la défense, première mission de l’Etat, nous sommes déjà un point historiquement bas. En d’autres termes, la défense a déjà été largement mise à contribution.” Et de souligner que “chacun a présent à l’esprit la performance du ministère dans la révision générale des politiques publiques (RGPP), en comparaison avec les autres départements ministériels.”
“La dépense publique, en France, représente 56 % du PIB. Quand on enlève 1,5 % pour la défense, il reste 54,5 %. Sans doute y a-t-il, dans cette masse, des marges de manœuvre à explorer”, avait-il ajouté. Quelques mois plus tôt, son successeur, l’amiral Edouard Guillaud, avait relevé, devant cette même commission, que la Force océanique stratégique (FOST) comptait 3.200 marins, un nombre “équivalent à celui des agents municipaux d’une ville comme Montpellier”, que la RATP et l’armée de l’Air avaient autant de personnels et que le groupe PSA pesait “deux fois plus que l’armée de Terre” en terme d’effectifs.
Qui plus est, quand il est dit que la Défense doit contribuer à l’effort de redressement des finances publiques, il faut avoir à l’esprit plusieurs données. La première est que les armées restent le premier employeur national, avec le recrutement, pour la seule armée de Terre, de 10 à 15.000 jeunes non qualifiés par an.
Grâce à son budget dédié aux équipements, qui représentent 70% des investissements de l’Etat, elle soutient un secteur industriel qui représente plus de 300.000 emplois (directs et indirects) non délocalisables et qui a réalisé 6;5 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’exportation en 2011. Et cela ne peut pas faire de mal aux finances du pays.
Tags: budget, défense, LBDSN, Le Drian, livre blanc, politique







27 commentaires à “Le Drian : “Faisons en sorte que notre capacité d’intervention soit préservée””
Bref, ils vont réduire homothétiquement le modèle, et sous-financer ce modèle … oui, il y a vraiment de quoi avoir les boules.
Par Romain B. on mar 5, 2013
Le Mindef ne nous a pas appris grand-chose de la situation actuelle au Mali que chacun d’entre nous ne connaissaient déjà par d’autres sîtes d’informations.
Il est évident qu’il n’allait pas se répandre sur les sujets d’actualités opérationnels ,la situation étant tendue au maximum…
Il est évident que la situation des otages doit-être bien connue du gouvernement , et le dénouement ne saurait tarder.
Soirée sans grand intérêt oû “l’otage-Gesquière “semble seulement commencer à comprendre pourquoi il ne faut pas jouer au petit soldat … Mais ce qui est plus inquiètant est la réflexion de Morin concernant la future purge des armées…
Par Wrecker on mar 5, 2013
Il nous manque des ravitailleurs et des drones, c’est vrai. Et sans doute d’autres capacités “techniques”.
Mais en Libye comme au Mali on a vu que finalement on nous en a prêté.
Pour ce qui est des forces au sol c’est autre chose. Personne n’est prêt à mettre des troupes pour faire le boulot à notre place.
On va voir comment on préserve notre capacité d’intervention…
Par MP3 on mar 5, 2013
@Wrecker
“Nom de Dious …”,
ce Morin, je l’aurais volontiers taillé en pièces (au sens figuré, je précise) … Il a attendu la dernière seconde pour à nouveau condamner les FAS, sur lesquelles il semble faire une très étonnante fixation durable.
Mais elle à quel ratelier bouffe-t-il ce vilain Morin pour tant vouloir mettre à poil et démoraliser nos armées ???
HEUREUSEMENT, Le Drian a rapidement répondu (même si un peu trop timidement) au sujet des FAS, opposant le fait qu’il serait idiot de se débarasser de qque chose “qui est déja payé”.
Ouf …
Par Fralipolipi on mar 5, 2013
C’est clair que 1,5% sur 56 de dépense publique c’est rien. Surtout au vu des services rendus !
Et le ministère de la défense contribue plus que les autres, depuis longtemps déjà, à réduire la dépense.
Si le gouvernement et le chef des armées sacrifient leur armée, ce sera vraiment minable et lâche de leur part.
Par MP3 on mar 5, 2013
tout le monde trouve le mindef excellent,moi je le trouve tres mauvais d’ailleurs la seule phrase qu’il sait prononcer! c’est tout nous laisse a penser……
Effectivement tout nous laisse a penser que le train Grece express est en gare,et la France
est entrain de monter dedans cela aurait été
le cas avec l’ancienne gourvernance mais cela aurait mis plus de temps, par contre la gourvernance actuelle a le chic de se mettre tout le monde a dos dans son dogme suicidaire
Par booster1 on mar 5, 2013
Quelques idées que l’on peut avoir si on tente de lire entre les lignes, côté équipements :
… en mal
- 2 Fremm de moins (11 seraient bien produites pour la Royale, mais 2 seraient ensuite louées à la Grêce)
- le retrofit des M2000D … fait encore pschitt
- Scorpion dangereusement mis à mal
(je n’ose pas évoquer pire)
… en bien
- confirmation des A400, mais aussi des A330MRTT
- continuité sur Rafale
- accélération sur les drônes (mais bon là, on part de tellement loin)
Reste des ???
- le retrofit ATL2
- l’ANL
- l’achat 2nde tranche des Caïmans (et le nombre de Tigre HAD)
- Le programme Batismar
- Scorpion
- le remplacement Milan
…
Côté Effectifs, c’est encore une autre histoire.
Finger crossed !
@MP3
Je vous suis, mais peut-on être sûrs qu’il y aura toujours qqun pour nous assiter en ravitos, veille aérienne, transport aérien, chaque conflit étant à chaque fois un cas particulier ???
Par Fralipolipi on mar 5, 2013
La baisse des effectifs, les dissolutions d’unités, tout ça c’est du connu et ça semble parti pour durer. Il faut bien remercier les militaires pour leur boulot exemplaire dans le cadre de l’opération Serval…
En revanche le retardement ou l’annulation de commandes de matériels prôné par JYLD figurait justement parmi les pistes de réduction des dépenses déconseillées par la Cour des comptes lors de son bilan à mi-parcours de la LPM, qui montrait que cette mesure coûte plus cher qu’elle ne rapporte. Elle préconisait aussi, entre autres, la baisse du nombre d’officiers généraux, la réforme du statut privilégié et particulièrement coûteux de la 2S, et une gestion plus rigoureuse des marchés publics passés par le mindef. Tout cela semble enterré puisque c’est à nouveau le budget opérationnel qui va trinquer.
S’il s’agit vraiment d’une contribution “pas plus, pas moins” par rapport aux autres ministères, de belles coupes sont alors à prévoir dans d’autres grandes administrations régaliennes…
Par extraquik on mar 5, 2013
@fralipolipi
effectivement les 2000d sont condamnés, AA 9 escadrons de 20 et 3 flott de 15 aero par contre le drone devient prioritaire et la decision me semble proche
le 2000d en gros bidons plus pod d’eclairage
cela ne fait plus que deux gbu c’est pas tres rentable par rapport un raf
Par booster1 on mar 5, 2013
passer un certain seuil de manque de mathos et surout d’hommes , on deviendra incapable de tenir en opération si on rencontre autre chose que du brigand ou du terroriste fanatique mais asymétrique…idem pour la marine qui devrait avoir la taille de notre espace marin et de déploiement stratégique.et des MRTT ne seraient pas du luxe.on veut etre indépendant ou non m^me si on bricole avec les européeens qui eux aussi désarment.
Et les programmes industriels d’armement, n’est ce pas du “redressement” et des emplois non délocalisables ..;je rigole, hélas!
Par parabellum on mar 5, 2013
Diable.
Réactivons Albion, ça libérera des sous-marins.
Par ailleurs, si ce fameux modèle “Y” est celui qui émergera, peut-on qualifier ce qui sera en mesure d’être déployé de significatif ?
Par Kouak on mar 5, 2013
Honnêtement, le cas des 2000-D n’est pas franchement un problème. Leur mise à niveau coûterait beaucoup trop cher (avec ce qui était prévu) pour pas grand chose. Gardons les avec quelques modifications pour l’emport de l’Astac, et plus si affinité mais maintenons le programme Rafale jusqu’au bout. MRTT à fond ainsi que les drônes: Pas un luxe. Par contre le coup des frégates, c’est vraiment petit, déjà qu’elles étaient passées de 18 à 11, si ils faut en louer 2 aux Grecs, la marine Française s’est bien fait enfiler.
Par Nenel on mar 5, 2013
Zéro la barre en avant toute !….
Par lephil on mar 5, 2013
@ Fralipoli
“peut-on être sûrs qu’il y aura toujours qqun pour nous assiter en ravitos, veille aérienne, transport aérien, chaque conflit étant à chaque fois un cas particulier ???”
> Bien sûr que non… Ce que je dis, c’est que ça arrange pas mal de nos alliés de soutenir plutôt que d’être en première ligne. Autant donc garder des capacités de première ligne (notamment terrestres) qui font défaut ailleurs. Ainsi va l’Europe de la Défense…
Rafale
On en produirait donc moins pour la France (225 au lieu de 286) et moins longtemps. Sachant qu’on espère beaucoup pour l’export. Perso ça ne me choque pas, notamment si on a ce qu’il faut en nombre suffisant à côté (drones MALE et hélicos de combat en particulier mais aussi moyens sol-air). Comme ça on utilisera de façon plus rationnelle nos moyens qu’actuellement.
MRTT
A mon avis, si on tombe à 225 chasseurs, il y aura automatiquement un effet sur la cible MRTT, déjà généreusement dimensionnée une fois pris en compte que 10 de nos A400M pourront être transformés en ravitailleurs. Une règle de 3 rapide pourrait donc voir la cible MRTT tomber de 14 à 10. 10 MRTT c’est déjà un chiffre respectable.
Je reste par ailleurs assez dubitatif sur l’utilisation d’un MRTT pour faire des relèves en Côte d’Ivoire ou au Liban. Ca fait quand même surdimensionné. 2 A321NEO complèteraient peut-être utilement un nombre réduit de MRTT.
A400M
Je ne serais pas surpris d’au moins un étalement des livraisons. A moins qu’on ne réduise notre cible de quelques avions (4 maxi pour nous à priori), comme l’ont déjà fait la GB et l’Allemagne.
Scorpion
Ce qu’il faut c’est renouveler les capacités de l’armée de terre. Les Puma, VAB, ERC, AMX-10RC, pour ne citer qu’eux, sont à bout de souffle. Il y a urgence.
FREMM
2 FREMM en moins pourquoi pas. Mais seulement si les programmes BATSIMAR et AVSIMAR sont lancés. Je me demande ce que vont devenir la trentaine de MDCN associés aux deux frégates. Vont-ils se transformer en sub MDCN ?
Retrofit ATL-2
Ca me semble indispensable. La quantité exacte d’avions retroffités reste pour moi dépendante du futur de la flotte de surface de 1er rang (à priori réduite à 16 unités donc) et des programmes BATSIMAT et AVSIMAR.
ANL
J’y vois un intérêt plus industriel qu’opérationnel. Alors que pour le MMP j’y vois nettement un intérêt opérationnel.
Caïman Terre (NH-90 TTH)
Indispensable. On est beaucoup trop à la masse en matière de transport tactique.
Tigre HAD
Indispensable aussi. Le Tigre dans ses 2 versions apportera le complément indispensable aux autres moyens d’appui feu aérien (Rafale et drone MALE notamment).
Par MP3 on mar 5, 2013
L’AA avait déjà prévu 8 escadrons de Rafale soit 160 avions, si on ajoute les 45 Rafale Marine( 3 flottilles de 15), cela fait 205 Rafale en ligne(je dis bien bien en ligne). On ne garderait donc que 20 Mirage 2000 D, l’escadron ASMP? Et on renoncerait à la modernisation des 2000 D. Si C le cas, on est dans les clous avec 225 AdC en ligne. Les deux frégates en moins, les FREMM AA? On se contenterait des Horizon? On évoque ici ou là une force d’urgence, une force de stabilisation, une force ultime pour l’AdT. Une force ultime avec une seule BB à 120 XL, est-ce crédible? Et pourquoi pas deux forces, une d’intervention à 4 brigades(qui peut faire aussi de la stabilisation) et une force ultime à 2 BB avec 240 XL? En fait, le MCO(et la modernisaton future) des XL pose pb depuis longtemps et on cherche à gagner là-dessus.
Par Amusé on mar 5, 2013
En fait, le La Fayette, c’est du N. Donc les 2000 D passent à la trappe mais pas tout de suite. Ils ne seront pas modernisés. Bon, autant avoir du Rafale…
Par Amusé on mar 5, 2013
Deja presque toutes nos entreprises terrestres sont controlee par Volvo, comme RTD, Panhard et Acmat, il nous reste que Nexter et Soframe. Que vont nous faire si Volvo decide de ceder les activetes defense? plus Panhard, ni Acamt, ni RTD on sera foutu.
Soframe est le dernier constructeur 100% Francais qui contsruit de vehicules melitaire leger, comme le PVP.
Par Luc on mar 5, 2013
Leclerc, Tigre, NH-90 TTH… Les forces terrestres ne pourront pas tout avoir.
Et en termes d’emploi ces dernières années on a bien vu ce dont on a le plus besoin…
Par MP3 on mar 5, 2013
LEs vrais économies qui se traduirait en milliards, c’est dans la fonction publique, territoriale et SEM qu’il faut les faire.
Il y a pléthores d’employés et ils deviennent plus nombreux que la population des gens censées les payer.
Les placés là par les parties politiques à tous les echelons qui ne font que glander et premener leur incompétence.
Des rectorats avec plus de grattes papier que de prof….c’est une gabegie monumentale et unique au monde.
Mais, bien sûr, si c’est le seul socle électoral restant, bien sûr…..
L’armée doit rester crédibles et notre technologie s’exporte et apporte au PIB.
Qu’apporte au PIB un fonctionnaire, rien, nada, si ce n’est qu’il coûte la peau des fesses, et que c’est une bureaucratie difficilement exportable, personne en veut, un outil à broyer les initiatives…j’en passe et des meilleures.
Par valmont on mar 5, 2013
Nous sommes sur une pente raide, où chaque Euro citoyen compte dans l’escarcelle, il ne s’agit pas de faire dans la gabegie comme certains hauts fonctionnaires ont tendance à jouer, mais à utiliser avec droiture et fermeté chaque denier alloué. En revanche les 54,5% du PIB restant des autres ministères, nous aimerions savoir comment ils vont être bouffés, car à ma connaissance aucun d’entre eux n’a réduit une quelconque voilure, c’est encore la fête du slip avec open bar pour tous. Ça sera difficile de digérer les gabegies des autres, si rien n’est fait dans le sens des économies alors que la Défense a été et est depuis plusieurs années un excellent élève, ce qui n’en fait pas pour autant une communauté qui manquerait de lucidité. Déjà il faut se préoccuper des soldes et du problème Louvois avant toutes choses, je n’aime pas quand on a tendance de ne plus en parler.
Par ALBUHERA on mar 5, 2013
Soit ils sont inconscients, soit ils sont cons
Par Roland on mar 6, 2013
@ Roland
ou les deux…
Par Requin on mar 6, 2013
Fin 19ème nos gouvernants étaient assez lucides, dans les années 30 complètement aveugle j’ai même entendu il y a peu, justifier les avancées sociales comme primant la préparation de la guerre, aujourd’hui nous sommes sur un baril de poudre dont la mèche est au MO et on taille sans états d’âme sur les armées dans toute l’europe, si une grave crise éclate ce n’est pas avec des matériels qui seront en ligne dans 5 ans que l’on va se battre c’est avec ce qui est en ligne aujourd’hui aussi maintenons tout ce qui est en ligne et ralentissons les programmes encore en construction et si la situation économique se redresse on pourra atteindre la cible après 3 ou 4 ans de vaches maigres . Les commandes externes permettront de maintenir le plan de charge donc les emplois industriels. Pour les économies j’ai une piste l’allemagne pour 79milloins d’hab. dépense 40 milliards de moins en dépense sociales, c’est vrai qu’on est moins bien soigné en germanie !
Par sentinelle 2 on mar 6, 2013
Bien résumé Fralipolipi,
“- confirmation des A400, mais aussi des A330MRTT
– continuité sur Rafale
– accélération sur les drônes” enfin ce qui restera sur les drones.
Ajoutons quelques FREMM et Baracouda qu’on arrivera tant bien que mal à préserver, peut être pas en nombre suffisant:
Vu les coûts des premiers programmes que vous citez, il ne restera plus que les yeux pour pleurer.
PS : c’est déjà, en tout et pour tout, AA et aéronavale réunis, plus que 170 Rafales à l’orée de 2018 (les 2000D non rétrofités sont prévu d’être retiré pour cette date).
Et encore, sans compter la déflation des Rafales qui seront construit en France pour l’export (la aussi déjà plus ou moins fortement dans les cartons, d’ailleurs Longuet en 2011 déjà (!), a menacé d’arréter la production faute de commande export).
Par casimir on mar 6, 2013
Comme ils ne sont pas réputé pour leur imagination, probablement qu’il sont en train de copier vers l’armée britannique, qui s’apprête à passer de 9 à 4 brigades actives, soit en résumé une brigade réellement déployable, plus un groupe de combat aéromobile, le reste constitué en GB de leur réserve (apparemment nous avec une seule brigade blindée, on espère plus envoyer qu’un seul ou deux escadrons de chars : c’est carrément en passe de devenir de la figuration, même Daguet apparait maintenant comme inaccessible !).
Le plus inquiétant c’est que l’on semble foncé tout droit vers des forces armées, enfin ce qu’il en restera, uniquement et principalement destinées à soutenir “nos” industriels de la défense, de moins en moins nationaux par ailleurs, notamment en leur servant de force de vente et de démonstration pour ce qui ressemble de plus en plus à des échantillons commerciaux.
Reste plus qu’à espérer qu’on ne soit pas trop directement touché et impacté par la prochaine vraie crise.
PS : “A la question de savoir si le budget de la Défense va baisser au cours des prochaines années, M. Le Drian a répondu qu’il n’était pas “en mesure de le dire” :
Quel faux cul en plus, même pas capable d’assumer ses propres choix : c’est courage fuyons, tellement à l’image du reste de cette classe de politiciens d’aujourd’hui : content de profiter des larges privilèges de la République, mais pour les choses sérieuses il n’y a plus personne.
Par casimir on mar 6, 2013
@Casimir
” uniquement et principalement destinées à soutenir “nos” industriels de la défense, de moins en moins nationaux par ailleurs, notamment en leur servant de force de vente et de démonstration pour ce qui ressemble de plus en plus à des échantillons commerciaux.”
Ha ?
Quand on divise par 2 en 20 ans les effectifs de GIAT Industrie, DCN Cherbourg, qu’on supprime purement et simplement la capacité de production neuve à DCN Brest, on favorise l’industrie de Défense ? La bonne blague…
La réalité, c’est que les industries trinquent autant des restrictions que les militaires.
Qu’on produise du matériel exportable est plutot une garantie pour nos armées car si on a déjà du mal à vendre du bon matos alors vendre un rpoduit de mauvaise qualité est encore plus dur.
Ensuite, de quel “national” parlez-vous ?
- dans le sens Public ? Et bien quand on se souvient comment étaient gérés DCN et GIAT à cet époque, et bien on ne peut pas regréter qu’il ne le soient plus et de manière plus générale, vu comment les Politiques gèrent l’economie nationale, vaut mieux pas leur confier une industrie
- dans le sens “en France” ? c’est un peu contradictoire avec votre demande de plus de synergie. Vous croyez qu’un pays comme la France aurez pu financer seul le développement d’un programme comme l’A400M pour une production limité à 50 exemplaires, idem pour les hélicoptères de combats (qui n’ont rien d’hélicoptère de transport d’ailleurs) ? Je vous rappelle également que ni le Transall, ni le Lynx, ni l’Alphajet, ni le Jaguar … n’étaient des programmes strictement nationaux. pourtant à l’époque de leur développement, le budget de la Déf était bien suppérieur !
Il n’y a pas de miracle en la matière. A un format d’armée demandé par le pouvoir politique correspond un modèle de dépenses en interne (principalement les militaires) et externe (l’industrie). Quand on touche aux unes, on touche forcément aux autres…
A part ça, je suis surtout d’accord avec Valmond, les vrais économies qui peuvent vraiment aider au redressement de l’économie nationale sont dans le fonctionnement administratif de la France (Etat comme Collectivités Territoriales) quand on tape dans la Def, on réduit notre influence dans le Monde et on détruit des emplois industriels. C’est se tirer une balle dans le pied.
Par Requin on mar 7, 2013