Entrée en service d’une corvette “furtive” au sein de la marine chinoise
28 février 2013 – 15:12
Alors que la région Asie-Pacifique est toujours sous une relative tension en raison des différends territoriaux en mer de Chine, la marine chinoise a mis en service sa première corvette furtive de type 056, lors d’une cérémonie officielle organisée le 25 février à Shangaï.
Selon les médias officiels chinois, cette nouvelle classe de bâtiment “permettra à la Chine de renforcer ses capacités pour défendre ses revendications territoriales”, lesquelles concernent notamment les îles Spratleys, Paracels et Senkaku/Diaoyu.
A l’occasion de l’entrée en service de cette corvette, le commandant de la marine chinoise, l’amiral Wu Shengli en a appelé à l’amélioration ainsi qu’à la croissance des forces navales, lesquelles doivent être capables de “se battre et de gagner”. Belle lapalissade car on imagine mal qu’une force armée se modernise pour perdre une guerre.
Quoi qu’il en soit, il est certain que la priorité de Pékin est d’accroître sa puissance maritime. C’est en tout cas l’objectif qui a été fixé par le président Hu Jintao, lors du dernier congrès du Parti communiste chinois. Nul doute que son successeur, Xi Jinping, qui entrera en fonction en mars, continuera dans cette voie.
Jusqu’à une époque récente, la marine chinoise avait pour mission principale de protéger le littoral. Mais depuis quelques années, elle prend une nouvelle dimension en se dotant progressivement de capacités océaniques. Désormais, elle est en passe de devenir la deuxième flotte mondiale, derrière l’US Navy.
Quant à la corvette de type 056 (ou de classe Jiangdao), l’on sait qu’elle mesure un plus de 90 mètres de long pour un déplacement de 1.300 tonnes. Son armement se compose de 4 missiles antinavire C803, d’un système surface-air FL3000, d’un canon AK-176 de 76 mm et de deux autres de 30 mm. Elle dispose en outre de 6 tubes à torpilles et embarque un hélicoptère Harbin Z-9, qui est en fait la version chinoise de l’AS365 Dauphin d’Eurocopter.
Destinée à remplacer les frégates de type 53 avec un équipage trois fois moins important (soit 60 marins), la corvette de type 056, peut naviguer à une vitesse maximale de 25 à 28 noeuds (kn) selon les sources. Son autonomie est de 3.704 km, avec une vitesse de croisière de 18 kn. Au total, 20 exemplaires seront construits pour assurer des missions d’escorte et de lutte anti-sous-marine.
Tags: Asie-Pacifique, Chine, corvette, marine, type 56







21 commentaires à “Entrée en service d’une corvette “furtive” au sein de la marine chinoise”
En regardant l´image, je ne peux m´empêcher de tituler cette corvette de frégatte.
Par Legaulois on fév 28, 2013
Le choix technique de la partie arrière est intéressant … Si un moyen aéroportée est utilisé, ce sera un drone. Cela a permis de sur-élever la coque à l’arrière pour gagner un pont supplémentaire.
Par Deres on fév 28, 2013
@Deres
Ouaip, mais y-a pas de hangar hélico … pas bien
(à comparer avec l’Adroit, de même tonnage, qui peut engloutir un Dauphin/Panther, justement, dans sa superstructure pourtant réduite au maxi).
Autre point, l’autonomie de 3704 km (ce ne serait pas plutôt des Miles nautique ?) semble un peu courte.
Pour le reste, elle semble avoir plutôt bonne gueule cette corvette.
Par Fralipolipi on fév 28, 2013
Des forces armées capables de “se battre et gagner” , bien conçues dans cette idée, n’est pas une lapalissade, l’histoire de France devrait nous éclairer là-dessus (Maginot, Dien Bien Phu). Il parle d’offensive et de mobilité.
«Belle lapalissade car on imagine mal qu’une force armée se modernise pour perdre une guerre.»
Il y a dans la pensée chinoise une troisième notion entre Gagner et Perdre : le non (non-perdre, non-gagner) . Ce n’est pas parce qu’on ne perd pas qu’on gagne ; ce n’est pas parce qu’on ne gagne pas qu’on perd. Cette troisième voie est celle de la représentation (assez proche du concept de force de “Dissuasion” de Beaufre). Maintien du statu quo.
Lui il parle clairement non pas de statu quo mais de victoire. Voilà.
Par francis henri on fév 28, 2013
On se demande où sont les senseurs notamment le radar principal.
Par MP3 on fév 28, 2013
Malgrè tout les chinois progressent vite dans pas mal de domaines, ils parviendront bien a réduire de façon significative les écarts technologiques encore significatifs avec certaines autres armées
Par Nonmaisdisdonc on fév 28, 2013
@Deres
“Le choix technique de la partie arrière est intéressant … Si un moyen aéroportée est utilisé, ce sera un drone. Cela a permis de sur-élever la coque à l’arrière pour gagner un pont supplémentaire.”
Ben justement non, ils comptent se servir du dauphin fabriqué sous licence.
Par LeGaulois on fév 28, 2013
@Fralipoli
“Autre point, l’autonomie de 3704 km (ce ne serait pas plutôt des Miles nautique ?) semble un peu courte.”
Effectivement, mais l´autonomie est donnée à 2000 nmi soit les 3704 km.
Ce qui rejoint la politique chinoise de construire des navires de défenses cotières mais étant néanmoins capables d´évoluer dans le “grand bleu”.
Par LeGaulois on fév 28, 2013
A la différence de l adroit… c est un batiment de combat
Par pRcam on fév 28, 2013
pRcam
La mission de l’Adroit c’est de l’anti-piraterie, protection de ZEE, etc. La mission de cette corvette est d’escorter. Pas besoin d’une corvette sur-armée pour faire de la police de pêche.
Par maerox on fév 28, 2013
pRcam: parce que vous considérez qu’un bâtiment armé de la sorte est dissuasif ? Laissez moi rire !
L’Adroit est un exemplaire destiné à valider un concept, il ne reflète pas les capacités de ce type de navire une fois la phase industrielle lancée. L’armement prévu sur la famille Gowind est potentiellement très supérieur à celui de ce frêle esquif chinois… au pif: VL MICA, Aster 15, Exocet/Harpoon/RBS-15…
Par patex on mar 1, 2013
@LeGaulois :
Même si son armement est conséquent avec ses missiles anti-navire et la possibilité annoncée d’embarquer un “Z-9 Harbin”, ce navire de 1300 tonnes de déplacement reste plutôt léger pour être désigné en tant que frégate.
Quant à l’armement, on peut trouver une panoplie similaire sur certains types de patrouilleurs océaniques ou OPV.
Sur le développement de la gamme des OPV du type “Adroit” il est question faire évoluer d’autres versions vers des corvettes.
Cependant, vous pensez peut-être aux avisos A69 français de la classe d’Estienne d’Orves qui possèdent aussi un armement important (canon 100mm, 4 exocet, 2 canons 20mm et 4 torpilles), avec une capacité ASM. Des avisos de 1500 tpc qui sont effectivement immatriculés avec le code OTAN “F” qui désigne les frégates…
Mais n’oublions pas que les américains ont des OPV de 3000 tonnes, soit des navires qui correspondent plutôt à nos frégates de surveillance de la classe “Floréal” (2950 tonnes).
Avant les “La Fayette” de 3600 tpc, les “Floréal” sont nos plus petites frégates qui ont plutôt la mission d’assurer la souveraineté de la France dans ses lointaines ZEE (comme un important patrouilleur océanique).
Donc entre patrouilleur océanique ou OPV, aviso et corvette, ces navires “Type 056″ semblent plutôt, au regard de leurs missions d’escorte et ASM correspondre à des corvettes ( voire jadis, à des “avisos escorteurs”), plutôt que des frégates à proprement parler.
Et quand vous dites que la faible autonomie des “Type 056″ s’inscrit dans “la politique chinoise de construire des navires de défenses côtières” , rien n’est moins certain :
Cette faible autonomie ne présente aucun handicap particulier pour des missions d’escorte sachant qu’elles s’inscrivent au sein d’une escadre qui aura un pétrolier ravitailleur.
N’oublions pas que la Chine développe laborieusement, mais surement une importante capacité aéronavale avec un porte-avions de 70 000 tonnes, destiné à être accompagné par deux autres ( de 60 000 tonnes?)programmés, de conception chinoise.
La Chine se dote aussi d’une capacité de projection avec déjà au moins trois TCD de 17 000 tonnes, les “Type 071″, appelés à être complétés par des BPC qui se présentent comme la copie quasi-conforme des “Mistral”, mais mieux armés que ces derniers.
Ces BPC pourront aussi embarquer des hélicoptères lourds, copies du “Super-Frelon”, en plus de leurs copies des “Dauphin” .
Ces porte-avions, TCD et BPC, sans oublier les destroyers “Type 051C, 052B et 052C”, représentent un ensemble qui me paraît plutôt sur-dimensionné pour une politique de défense côtière, même au regard de tous les contentieux de ZEE qu’entretient la Chine avec tout ses voisins…
Par Zayus on mar 1, 2013
La future décennie des années 2020 verra certainement la marine chinoise assoir son statu de seconde marine mondiale au-delà de la seule valeur de son tonnage cumulé.
Cette marine devient une véritable puissance océanique apte à rester présente sur tous les océans du globe.
Ainsi nous constaterons une évolution qui confirmera un classement où paraîtront trois marines asiatiques parmi les cinq premières (USA, Chine, Russie, Inde et Japon.
Donc d’ici quinze ans la Marine Nationale arrivera peut-être, dans le meilleur des cas, à se maintenir au niveau de la Royal Navy et des futures flottes sud-coréenne et brésilienne.
Par Zayus on mar 1, 2013
En observant plusieurs photos de cette corvette, j’ai l’impression que le hangar semble plutôt bas et ses deux portes (droite et gauche) étroites pour embarquer un “Z-9″.
En plus on ne retrouve pas, sur le pont arrière, le marquage de piste commun aux navires chinois (et proche du marquage français…) pour les hélicoptères.
Je pense que si ces”Type 056″ embarquent un hélicoptère, se sera certainement une autre version avec un pont arrière, justement plus bas.
Je ne serais pas étonné de voir cette version destinée à accueillir un drone naval…
Sachant qu’un hélicoptère a la place de se poser sur ce pont, mais seulement pour faire de la liaison, et non pour y être embarqué.
Par Zayus on mar 1, 2013
En effet Zayus, les flottes de combat des différentes puissances qui compterons demain, semble suivre, avec quelques années de décalage, leur developpement économique : La Chine est ainsi désoramis la deuxiéme puissance économique mondiale (A ce propos, c’est plus dans 10 ans maintenant qu’elle est en passe de rattraper les USA, mais plutôt dans 5 ans selon de très nombreux experts, ceci à parité de pouvoir d’achat égale, c’est à dire sans les distortions des taux de change et ce qui reflète mieux la réalité). De même l’Inde a rattrapé le Japon en 2011 (selon ces même données et la Russie et le Brésil ont fait de même avec la France et la GB.
Deux exeptions notoire à ce phénomène : la Corée du sud dont la flotte toujours en plein développement a désormais rattrappé la flotte italienne et inversement, l’Allemagne, nain politique, dont la flotte minimaliste au vu de sa puissance économique, est au combien représentatif de cette pseudo europe qui se morfond et se ratatine sur elle même.
“des BPC qui se présentent comme la copie quasi-conforme des “Mistral”, mais mieux armés que ces derniers” : c’est pas très difficile. Etonnant c’est nouvelle tendance de faire de plus en plus des navires sous armés en France et à prendre de plus en plus la marine nationale pour une marine de police des péches et non plus à assumer une véritable marine de guerre (bien qu’avec l’inertie ambiante on ait une certaine marge de manoeuvre, mais quand même !). Peut être à rapprocher avec la démission morale des politiciens européens évoquée ci-dessus, qui est peut être bien, plus que tout autre, notre véritable problème.
Par casimir on mar 1, 2013
@Zayus
Sans vouloir trop faire du “Aeroxavier” (sans son accord), je pourrais tt de même opposer que le Tonnage global d’une flotte n’est qu’une partie du problème.
Evidemment, je ne nous imagine plus du tout jouer les gros bras avec nos frégates face aux ports chinois.
Mais même avec une flotte chinoise à 1 million de tonnes, contre une flotte UK ou française 3 ou 4 x moins lourde, s’il s’agit de monter une opération d’envergure en océanique (ce qui est le terrain de comparaison le plus raisonnable), bien loin de ses propres côtes,
je parie encore gagnant (et pour longtemps) sur nos bonnes flottes européennes.
Le nombre ne fait pas la qualité, et manoeuvrer en temps de guerre loin de ses bases, c’est aussi un métier, avec ses précieux savoir-faire (que la Chine n’a pas encore pu copier en intégralité
Je reste persuadé que l’autonomie de cette corvette est un peu courte (même en bande littorale, car c’est qd même bien grand la Chine, surtout si on y ajoute les larges mers revendiquées au Sud et au Nord.
Le ravitaillement en mer, ok, mais c’est qd même bigrement contraignant.
Je préfère tt de même l’autonomie de 6.000 NM de l’Adroit, du même tonnage (même s’il va un peu moins vite).
Par Fralipolipi on mar 1, 2013
@Casimir :
La Corée-du-Sud et plus récemment le Japon, connaissent effectivement une forte croissance de leur efforts de défense qui s’applique notamment à la montée en puissance de leurs flottes respectives.
La question du changement de statu constitutionnel de “forces d’autodéfense” au Japon, commence même à être posée au regard de l’évolution stratégique de zone asiatique.
Cette montée en puissance ne peut être comparable à celles de l’Inde et surtout de la Chine qui connaît véritablement une augmentation exponentielle des moyens financiers accordés à sa défense.
Mais ce qui se traduit par un budget conséquent ne se conjugue pas du jour au lendemain par des équipements qui arriveraient, d’un coup de baguette magique, à hauteur comparable des USA.
La “marche sera encore longue”…
La Chine, même d’ici 10/20 ans, n’aura pas 10 porte-avions de 100 000 tonnes et 10 LHD de 40 000 tonnes et 10 TCD de 25 000 tonnes, sans parler de toutes les autre classes de navires (et sous-marins) de première ligne que possède US Navy.
On ne construit pas une flotte comparable à l’ USN et opérationnelle de surcroît, en une ou deux générations. L’écart est trop important en terme de structures : il faudrait à la Chine beaucoup plus de chantiers navals avec une productivité jamais vue dans l’histoire pour parvenir à se mettre à hauteur quantitative et qualitative de la flotte US en si peu de temps.
Il ne faut pas oublier que la Chine ne maîtrise pas toutes les technologies attenantes à ce type d’entreprise : L’exemple du “Liaoning” est révélateur d’un programme qui avance à tâtonnements. Ce premier groupe aéronaval chinois ne sera pas opérationnel avant 2018/20 dans le meilleur des cas.
Les chinois jouent beaucoup sur les effets d’annonce réels et fictifs.
Il s’avère qu’ils accordent beaucoup plus de moyens à leur défense, qu’ils ne le laissent officiellement entendre et qu’ils présentent une “vitrine technologique” qui n’aurait rien à envier aux technologies américaines les plus avancées.
Mais dans ce dernier cas, il ne s’agit au mieux que de “très discrets prototypes” montrés par des “images volées”, ou de maquettes et plans numériques en 3D dévoilés à l’occasion de salons internationaux…
J’évoquais une maquette qui présente la copie quasi-conforme des “Mistral”, la Chine présente aussi des projets de LHD comparables à ceux de l’US Navy : leurs TCD “Type 071″ présentent une conception proche des “San Antonio” américains.
La puissance militaire chinoise est certainement une réalité, mais qui est aussi rythmée par des spéculations et du bluff.
Même loin derrière la première, la Chine confirmera malgré tout son statu de seconde puissance navale.
L’avenir des marines russe, indienne et japonaise, malgré une volonté politique affichée de croissance et/ou de développement technologique reste aléatoire.
L’essentiel des unités russes n’est plus vraiment opérationnel avec un “Kusnetsov” qui ne sort jamais sans ses 4 remorqueurs, au cas où…
Des SNA, même récents, souvent proies d’avaries graves…
Cependant la marine russe s’équipe de nouvelles corvettes, frégates et BPC modernes et ambitionne de créer trois groupes de deux porte-avions de 60 000 tonnes (à concevoir, construire, essayer et mettre en service)…
La marine indienne connaît aussi une forte croissance portée par l’ambition de ne pas se laisser décrocher par sa rivale chinoise.
Et tout comme sa rivale, la marine indienne possède sa vitrine avec son “STOBAR” “Vikramaditya” de 44 000 tpc, ex-Gorshkov refondu avec l’aide de l’italien “Fincantieri”.
Une vitrine complétée par des destroyers et frégates de conception nationale. Sans oublier la capacité apportée par les missiles “Brahmos” (équivalent de l’ex Anti-Navire Supersonique français, programme abandonné au début des années 2000).
L’Inde avec 6 sous-marins “Scorpène”, 6 “type 214″ et 5 SNLE dérivés des “Akula II” projète une flotte sous-marine pouvant aller jusqu’à 30 unités. Cette marine ambitionne aussi de lancer trois porte-avions de 40 000 tpc de la classe Vikrant.
Mais ses unités les plus récentes révèlent de nombreux problèmes techniques au fil de leur emploi : la transition technologique et transfert de technologie, s’avère plus laborieuse que prévu.
Quant à la marine japonaise son évolution reste tributaire de l’évolution de choix politiques et stratégiques. N’oublions pas que la Japon compte aussi parmi ces puissances économiques déclinantes.
Seule la volonté politique de faire face aux pressions environnantes verra le Japon s’émanciper des contraintes statutaires de sa défense et de son économie de défense. Un changement pourrait faire du Japon un sérieux concurrent des actuelles industries de défense, libres d’exporter!
En dehors de l’Inde, parmi les autres marines “émergentes” l’exemple sud-coréens est le plus probant avec une bonne autonomie de son industrie et des chantiers navals devenus les fournisseurs exclusifs de cette marine. Avec ses destroyers sur-armés, qu’on peu presque qualifier de croiseurs, deux BPC de la classe “Dokdo” en attente d’être complétés par deux autres avec un “sky-jump” pour recevoir des F 35B, le potentiel sud-coréen surclassera la marine italienne.
À l’inverse le cas brésilien est plus aléatoire, malgré d’importantes ambitions affichées : 20/30 frégates modernes, au moins 1 SNA + 5/6 sous-marins classique “scorpène”, et 2 porte-avions CATOBAR de 60 000 tonnes…
Rien moins que ça, alors qu’à ce jour le Brésil ne maîtrise aucune de ces technologies et reste entièrement tributaire des transferts technologiques de pays vendeurs, dont la France au premier rang de ceux-ci.
La France est déjà engagée pour diriger les programmes de sous-marins et tient à bien à rester présente sur les futurs programmes de frégates brésiliennes. Si le Brésil devient acquéreur du Rafale, il n’est pas improbable d’imaginer que ce type d’appareil soit également choisi pour équiper les futurs CATOBAR brésiliens.
Si ces hypothèses se confirment, je ne serais pas étonné de voir les marines française et brésilienne s’équiper, sur une même période (à partir de 2030), d’un même type de porte-avions répondant au même cahier de charges : 60 000 tpc à propulsion classique.
À raison de deux unités chacune, soit une série de quatre navires “franco-brésiliens” dont la dernière unité entrerait en service avant 2040 pour la Marine Nationale en remplacement du Charles-de-Gaulle.
Ceci dit, la marien brésilienne n’est à ce jour, en 2013, qu’une marine de seconde catégorie au potentiel encore inférieur à celui de la marine espagnole…
En 2020 le cumule d’importance des neufs premières marines suivant la marine américaine, seront encore très loin d’arriver à hauteur du gigantisme de cette dernière.
Par zayus on mar 1, 2013
@Fralipolipi :
Je suis pourtant bien d’accord avec vous, le tonnage cumulé des flottes de combats ne représente aucune valeur objective quant à leur classement. Mais cette méthode de classement arbitraire est devenu commun pour attribuer une place aux différentes marines.
C’est suivant ce classement que nous retrouvons la Marine japonaise, prendre sa “cinquième place à la Marine Nationale!
!
Bon sang de sort
Alors qu’en terme d’efficacité opérationnelle nous pouvons encore, en 2013, classer les marines française et britannique devant les marines russe et chinoise…
Par zayus on mar 1, 2013
@Casimir
“Deux exeptions notoire à ce phénomène : la Corée du sud dont la flotte toujours en plein développement a désormais rattrappé la flotte italienne et inversement, l’Allemagne, nain politique, dont la flotte minimaliste au vu de sa puissance économique, est au combien représentatif de cette pseudo europe qui se morfond et se ratatine sur elle même.”
Vous confondez les poires avec les pommes.
Comparez les littorals des deux pays et force est d´avouer que sur l´autel des guerriers, l´un priera pour des navires interdisant une invasion par la mer, tandis que l´autre se confortera dans la religion du Panzer.
Un peu de bon sens…
Par Legaulois on mar 1, 2013
@ Legaulois,
Et vous irez ou avec vos Panzer ?!
je parlais évidemment du rôle renforcé que vont avoir les différentes marines “des gens INFLUENTS” par rapport à la nouvelle donne géopolitique d’un monde multipolaire et aux échanges de plus en plus importants (à 90 % maritimes).
@ zayus,
je ne vous contretirais pas bien sur.
Vous aurez noté que je précisais avec un décalage de quelques années, ce n’est en effet pas du jour au lendemain que la flotte chinoise (cependant inexistante il y a 20 ans, aujourd’hui quasiment classée deuxième, tout critères confondus) égalera la flotte américaine (quoiqu’attention à refuser de voir : qui pensait en 1933 que l’Allemagne aurait de telles forces armées quelques années plus tard).
Je ne fesais que souligner des tendances de fond de ce nouveau XXIe siècle. Et malheureusement pour l’europe, le peu d’entrain de nos dirigeants à garder des outils de défense suffissant, apparait à ce niveau, encore comme un symptome de plus de leur déclin moral et de leur désormais intrinséque manque de volonté, la suite s’enchainant naturellement.
Par casimir on mar 2, 2013
@ Legaulois,
Et vous irez ou avec vos Panzer ?!
J’évoquais évidemment le rôle renforcé que vont avoir les différentes marines “des gens INFLUENTS”, qui compterons réellement, en particulier par rapport à la nouvelle donne géopolitique d’un monde multipolaire et aux échanges de plus en plus importants (à 90 % maritimes).
@ zayus,
Vous aurez noté que je précisais, avec un décalage de quelques années, ce n’est en effet pas du jour au lendemain que la flotte chinoise (cependant inexistante il y a 20 ans, aujourd’hui quasiment classée deuxième, tout critères confondus) égalera la flotte américaine (quoiqu’attention, à refuser de voir des évolution qui peuvent être très rapide et encore accéléré : qui pensait en 1933 que l’Allemagne aurait de telles forces armées quelques années plus tard).
Je ne fessais que souligner des tendances de fond de ce nouveau XXIe siècle. Et malheureusement pour l’europe, le peu d’entrain de nos dirigeants à garder des outils de défense suffisant, apparait à ce niveau, encore comme un symptôme de plus, de leur déclinisme moral et de leur désormais intrinsèque manque de volonté, la suite s’enchainant naturellement.
Par casimir on mar 2, 2013