Les opérations de l’US Navy affectées par les problèmes budgétaires

17 février 2013 – 11:29

Faute de trouver, d’ici le 1er mars, un accord au Congrès pour relever le plafond légal de la dette américaine, des coupes dans les dépenses fédérales seront automatiquement effectuées. Pour le Pentagone, cela se traduirait par une baisse de 10% de son budget dès le prochain exercice fiscal.

D’où des mesures d’économies prises par anticipation et des déclarations alarmistes de responsables militaires pour presser les parlementaires à trouver un accord afin d’éviter ce scénario.

Pour l’US Navy, la difficulté sera de réaliser continuer ses opérations tout en renouvelant ses navires. Pour commencer, le nombre de ses derniers devrait passer de 313 à 306, qui est, selon un porte-parole de la marine américaine, le niveau minimum “de capacité pour faire face aux menaces et soutenir les orientations stratégiques de la Défense définies en 2012.” Et d’insister : “Notre rythme opérationnel au cours de l’année écoulée réaffirme notre besoin d’un minimum de 306 navires.”

Premières victimes de cette décision : les sous-marins nucléaires lance-missiles de croisière (SSGN), en fait 4 navires lanceurs d’engins de la classe Ohio transformés pour pouvoir tirer des missiles de croisière Tomahawk. Ce type de bâtiment, par ailleurs utilisé pour les opérations spéciales, a été à l’oeuvre dans les premiers jours de l’intervention militaire en Libye, en mars 2011.

Il était prévu de maintenir ses SSGN jusqu’à ce que leur combustible nucléaire soit épuisé, soit dans les années 2026-2029. Pour remédier à ce retrait, l’US Navy compte augmenter la capacité d’emport en missiles de croisière de ses sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de la classe Virginia, dont 9 ont déjà été livrés sur les 30 commandés.

Mais au-delà ces plans, les éventuelles restrictions budgétaires à venir ont déjà des conséquences sur l’activité opérationnelle de l’US Navy. Ainsi, il est question de réduire sa présence dans le golfe Persique. Depuis 2001, la marine américaine a pour objectif de disposer en moyenne 1,7 porte-avions dans la zone de responsabilité de sa Ve Flotte, dont le quartier général est établi à Bahrein.

Seulement, cette posture n’est plus possible à tenir et le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a approuvé, la semaine passée, la décision de ne déployer plus qu’un seul porte-avions dans cette région. D’ici quelques semaines, l’USS John C Stennis sera ainsi remplacé par l’USS Dwight D. Eisenhower. Et l’USS Harry S. Truman, qui devait appareiller pour le golfe Persique dès ce mois, est resté à quai. Cette mesure devrait permettre d’économiser quelques centaines de millions de dollars.

Plus généralement, et c’est une autre conséquence des restrictions budgétaires, la marine américaine ne sera sans doute plus en mesure, à l’avenir, de maintenir 11 porte-avions en service, bien que ce niveau soit exigé par la loi américaine. Cela étant, c’est déjà le cas : en décembre dernier, l’USS Enterprise a en effet terminé sa vie opérationnelle sans attendre d’être remplacé par l’USS Gerald Ford, un bâtiment de nouvelle génération.

Plus ennuyeux est le manque de crédits pour financer la refonte (RCOH – Refueling Complex Overhaul) à mi-vie de l’USS Abraham Lincoln. La marine américaine a annoncé, le 8 février, que cette dernière a été retardée alors que ses deux réacteurs nucléaires du navire doivent être impérativement rechargés.

Devrait suivre ensuite, pour le même type d’opération, l’USS George Washington. Déjà, en octobre 2011, le financement de ces travaux n’était pas assuré. D’où les craintes que ce navire soit désarmé vers 2016-2021 alors qu’il pourrait naviguer pendant 20 ans de plus.

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  1. 20 commentaires à “Les opérations de l’US Navy affectées par les problèmes budgétaires”

  2. Le Pentagone paie aussi ici les projets pharaoniques à l’utilité parfois douteuse de l’ère Bush : F-35, canons électro-magnétiques, catapultes électro-magnétiques, … et d’une manière générale une facturation qu’on qualifierait souvent de sur-facturation en Europe.

    Par Requin on fév 17, 2013

  3. C’est marrant quand même, dans ce pays qui dispose d’un nombre impressionnant de matériel de guerre, on constate, comme partout ailleurs, qu’on en a jamais assez.
    On dit qu’on ne peut pas aller plus bas, que c’est le niveau “minimum”.
    Si la France disposerait de 2 porte avions, soyez certains qu’il y aurait également un grand nombre de personnes qui apeelerait a un 3e navire.Si on en avait 3, on en voudrait un 4e, en disant que 3 est le “minimum” requis pour nos missions.On aurait l’esprit vif pour imaginer des menaces aussi diverse qu’improbable afin d’argumenter en faveur du réarmement.
    C’est un jeu sans fin auquel se prête beaucoup trop de personnes, qui laissera sans arrêt, entendre que l’armée n’est pas assez nombreuse.
    Alors que le problème principal, c’est l’invention de menaces pour expliquer la nécessiter d’investir plus.
    La France comme les USA ne sont pas des pays qui se font attaquer par d’autres nations, c’est plutôt l’inverse.Personnes ne les obliges de faire la guerre, on aurait pût laisser Saddam en Irak, ou laisser la Libye dans la situation Syrienne.Ce n’est pas eux qui sont une menace pour notre sécuritée, ce ne sont que des intérêts politique et financier dont les principaux opposants qui vous parleront des coûts etc, sont les principaux partisans pour une armée plus “forte”.C’est a dire de perpetuer et soutenir ce genre de guerre qui n’est pas sécuritaire et dont les “problèmes” de ravitailleurs, ou de je ne sais quoi d’autres, ne doit pas être vu comme une catastrophe pour notre survie et notre défense, mais bien comme un frein a plus de guerre qu’on aura déclenché de chez nous.

    Par crigolo on fév 17, 2013

  4. “Ce n’est pas eux qui sont une menace pour notre sécuritée”
    Voilà une remarque qui n’engage que vous, Kad. était un terroriste reponsable de la mort de Français, faudrait pas l’oublier.
    De plus si Al-quaida ne s’était pas emparé de l’Afghanistan, aurrait-il pu commettre les attentats du 11/09 ? Attentat qu’on pourrait donc qualifier d’attaque d’un Etat contre un autre, ce qui relativise votre “comme les USA ne sont pas des pays qui se font attaquer par d’autres nations”
    Le fait est qu’en dehors de la zone Europe-Amérique du Nord, le Monde est toujours dans une situation militaire très tendu (Iran, Corée du Nord, tension Chine-Japon, tension Russie-Japon, Liban, Palestine, Somalie, etc etc…
    Si l’Iran arrivait à fermer le détroit d’Ormouz, comment l’économie française ferait-elle et qu’elle serait les conséquences économiques pour les Français d’après vous avec un carburant à 3€/litre par exemple ?
    La politique de l’autruche à la Bobo ne mène qu’à des catastrophes plus grande et laisser une population se faire réduire en ESCLAVAGE, c’est pas vraiment ma conception de l’Humanisme, contrairement à vous, sans doute…

    Par Requin on fév 17, 2013

  5. Sauf que les ravitailleurs sont partie intégrante de notre dissuasion nucléaire dans sa composante aéroportée. Et que c’est cela qui fait que nous ne faisons pas partie “des pays qu’on attaque”. Après on peut dire ce qu’on voudra sur le fait bien réel que nous ne sommes pas en guerre, mais si un jour un quelconque pays veut encore nous envahir nous serons bien heureux d’avoir souscrit cette assurance vie qui ne paraîtra plus avoir coûté si cher pendant si longtemps.

    Par Gouzou30 on fév 17, 2013

  6. Et encore, il faut relativiser le fait que nous ne soyons pas en guerre. Ce sont bien ces mêmes groupes que nous combattons aujourd’hui au Mali qui sont responsables de l’enlévement de Français. De ce fait, on pourrait dire qu’ils nous ont déclaré la guerre…

    Par Requin on fév 17, 2013

  7. Qu’on le veuille ou non, la France est un pays à vocation mondiale.
    Possesseur de l’arme nucléaire et membre du CSNU certes, mais surtout par son histoire et sa géographie (2e ZEE au monde, riveraine des 3 océans du globe… etc).

    Pour rebondir sur les ravitailleurs.
    > On prend le problème dans le mauvais sens. A l’heure des drones MALE armés et des Tigre, a-t-on besoin d’autant de chasseurs et donc de ravitailleurs ? Réponse : NON.
    > Et il y a aussi de la malhonnêteté intellectuelle sur cette question des ravitailleurs. En effet, tout le monde (armée de l’air bien sûr – ça semble logique – mais aussi autres armées et journalistes spécialisés) omet systématiquement de lier les MRTT aux A400M. Alors que 10 de ces derniers pourront être gréés en ravitailleurs, avec chacun une capacité proche de celle des C-135/KC-135… Sachant cela, a-t-on besoin de 14 MRTT ? Réponse : à nouveau NON.
    CONCLUSION : nous n’avons pas besoin de 14 A330-200 MRTT. 10 suffiraient amplement. S’y ajouteraient 2 A321NEO, pour le transport de passagers, quand le recours à l’A330-200 MRTT ne se justifie pas.

    Par MP3 on fév 17, 2013

  8. @MP3
    Le problème c’est qu’on observe la situation d’aujourd’hui sans réfléchir a ce qu’on aura demain.
    Aujourd’hui on ne voit que la vieillesse des machines, qui donne lieu a des indisponibilitées ou a leur utilisation limitée dans le temps.
    Tout va mal, c’est le catastrophisme a tout les étages, on ne peut pas faire ceci ou cela, on n’a pas les moyens de faire comme cela.
    Certains se lancent même dans des solutions propre a eux même.Combien de fois on lira “il faut acheter cet appareil”, “il faut avoir tel aéronef”.

    Pourtant, les solutions sont deja en production.
    L’A400M arrive, il faut que certains se le grave dans la tête.
    50 A400M qui, dans la bouche de certains, ne sont que des transall neuf qui auront ses avantages en moins.
    Cela est une pure connerie.
    50 A400M revient a une centaine de transall, mais a une différence près, un transall ne transporte pas de VBCI, d’helico, de caesar ou je ne sais quoi.Ce genre de matériel qui a nécessité l’emploi des antonov.Par ignorance, beaucoup pensent qu’il faut acquerir ce genre d’avions par nécessité, c’est vrai aujourd’hui, mais ce sera faux demain.Vous verrez de toute façon qu’on stoppera la location des antonov, tout comme nos voisins.

    Concernant les ravitailleurs, la aussi, certains ne se lassent pas de dire sans arrêt qu’ils sont vieux, on le sait.
    Semblant ignorer qu’on compte acquerir 14 MRTT.
    La aussi on saute d’un pas, car il ne s’agit plus de simple c-135 neuf, mais d’un appareil bien plus important.Ainsi on peut facilement dire que 14 MRTT equivaudrait a 20 kc135.
    Sans oublier bien sure que ces avions restent également des transporteurs de troupes et ou de marchandises.
    Et comme vous le mentionnez, l’A400M aura lui aussi une capacité de ravitailleur (en installant une cuve dans sa soute).Cela servira pour les aeronefs, mais également aux troupes au sol perdu dans un “no man’s land” de carburant.

    C’est juste pour dire que la situation de demain sera amplement meilleur qu’aujourd’hui, qu’il convient de comprendre que l’avenir c’est demain et non aujourd’hui ou hier.

    Par aeroxavier on fév 17, 2013

  9. Eh oui, voila ce que donne la course à la technologie à outrance, laissée entièrement entre les mains des lobbies militaro-industriels américains, que l’on tente évidemment de copier tant bien que mal en europe (alors qu’on pourrait sans doute vendre des matériels en juste suffisance technologique et à prix maitrisé aux BRIC et autres nations montantes, peut être en plus grand nombre ?!).
    Non seulement on fonce dans le mur de Norman Augustine, mais on continu à accélérer, en plus malgré les inadaptations flagrantes et les échecs du genre Afghanistan …

    @ crigolo et quelques autres,
    Evidemment qu’il nous faudrait deux porte-avions nucléaires type CDG modernisé (ce qui ne coûterait que de l’ordre de 5 milliards d’euros, somme toute un investissement très raisonnable au vu des avantages qui en seraient acquits).
    Ce qui permettrait d’avoir 2 porte-avions en permanence opérationnels, dont un dans l’océan indien.
    Ce qui permettrait d’avoir une base aérienne majeure avec ses 30 Rafales et ses Hawkeyes.
    Capacité pouvant alors être doublée en cas de crise avec le deuxième PAN opérationnel, avec près de 70 avions de combat et 2 bases aériennes principales déployées, soit le contrat opérationnel de la France (ce qui représenterait réellement un certain poids, en effet digne de la France et de sa place dans le monde), enfin, réellement et vraiment réalisé.
    Deux bases aériennes extrêmement mobiles qui plus est (ce qui nous permettrait également de fortement diminuer le besoin en ravitailleurs, comme on a pu le voir, concrétement encore une fois, en Libye avec les Rafales partant du CDG par exemple) et surtout bien moins vulnérable que celle que nous entretenons avec un certain coût, à demeure aux EAU et (extrêmement) limitée à ses 6 Rafale, de démonstration essentiellement comme tout le monde l’aura compris.
    C’est à dire, pour enfin, également rentabiliser, outre un système d’arme que nous sommes actuellement les seuls à maitriser avec les USA, le Rafale NAVALISE !
    On a un des meilleurs systèmes d’arme, envié et recherché partout dans le monde, avec le couple PAN CDG / Rafale et qu’est ce qu’on en fait !!!!!!!!

    Par casimir on fév 17, 2013

  10. @ aeroxavier

    A400M
    > Je le soutiens, à fond.
    > Pour moi il faudra (faudrait ?) aussi, pour être cohérent côté projection de forces / mobilité, des vecteurs complémentaires, comme des navires de transport supplémentaires (4e BPC, Ro-Ro), des HM de nouvelle génération (NH-90) ou encore des camions logistiques (PPT).
    > Je pense qu’on aura encore besoin des Antonov à l’avenir, mais en appoint, ce qui changera effectievement radicalement les choses par rapport à aujourd’hui.
    > Je note enfin que la cible de 50 A400M a été décidée à une époque où les forces potentielles à soutenir (notamment les forces terrestres) étaient plus importantes qu’elles ne sont maintenant (cf réforme de 2008). Je comprends qu’on ne puisse pas faire marche arrière (comme les Allemands ou les Anglais). Et je pense de toute façon que ce serait une erreur, dans la mesure où l’A400M peut faire beaucoup de choses, notamment du ravitaillement en vol ou encore de la STRATEVAC.

    A330-200 MRTT
    > Ce vecteur est indispensable pour remplacer les C-135FR/KC-135R mais aussi au moins les A340-200 de l’Esterel.
    > Au vu de la cible A400M inchangée, et des menaces pesant sur le format chasse de nos armées, la question du dimensionnement de la flotte MRTT se pose.
    > Mon opinion est que 14 est surdimensionné et que 10 suffiraient. D’ailleurs, les Anglais ne prévoient-ils pas une core fleet de 9 Voyager ?

    A321NEO
    > Une piste à étudier à mon avis en complément à l’A330-200 MRTT qui semble surdimensionné pour certaines destinations (Abidjan, N’Djamena, Beyrouth voire Djibouti).

    Par MP3 on fév 17, 2013

  11. @MP3
    Les anglais disposeront a l’avenir de moins d’avions que la France.
    Sachant qu’ils vont d’ici quelques années se débarasser des Tornados, que la tranche 1 de l’eurofighter ne sera pas gardé en service, la RAF mettra en oeuvre a peine plus d’une centaine d’appareils.On pensait remplacer certains tornado par des F-35, mais on sait très bien qu’ils ont réduit leur commande a une cinquantaine d’appareil pour la marine.A l’avenir, ils devront trouver l’argent pour moderniser la tranche 2 des eurofighters, ce qui laisse suggerer que le format restera a cette centaine d’aeronef.
    Admettons que la GB acquiert bien ses 50 f-35, on aura alors environ 150 chasseurs en ligne.
    Ajoutons a cela la flotte d’avion de transport qui sera a terme composé de 22 A400M et de 8 C-17.
    On ne peut pas se comparer a eux.

    Après, les NH90 arrivent (oui on dira qu’il y en a pas assez, il n’y en a jamais assez de toute façon), les PPT aussi, il est inutile d’en parler comme si cela ne serait pas en cours.
    Ensuite pour un 4e BPC, il faudra voir comment ce sera a l’avenir.Niveau transport maritime, on a pas de problème actuellement, les seuls problèmes viennent de ceux sur le net qui “pensent” que cela ne suffit pas, sans connaitre réellement la réalitée.
    Pour les Antonov, on s’en servira le temps d’avoir suffisamment d’A400M, ensuite on s’en débarassera par soucie d’économie.

    Par aeroxavier on fév 17, 2013

  12. HS, désolé.
    Quel rapport ici avec l’a400 ?
    Je pense pourtant, qu’on a pas fini d’en parler sur ce blog, et certain n’on pas fini de ramer à tous propos pour essayer de justifier ses performances non-respectées et malheureusement encore (surtout pour nos armées) ses nouvelles envolées, mais uniquement de coûts (déjà pourtant si conséquent et impliquant !) (et largement hors de proportion des capacités réelles ou fantasmées par certain qu’il est sensé apporter, surtout par rapport à nos budgets, déjà, limités) ou encore ses éventuels nouveaux retards, aller savoir. Pauvres de nous.

    Evidemment si c’est pour transporter seulement 4 à 5 000 hommes, légèrement équipés !!!
    Eh oui, y a pas que le Mali et ses 3000 nuisibles, qu’on aurait bien été incapable d’investir sans certaine aides en plus.
    Evidemment qu’il faudrait des transports maritimes Ro-Ro de préférence rapides (retour au sujet !), si on veut être en mesure d’intervenir un peu plus conséquemment ou un peu plus lourdement.
    Une brigade légère, ça fait quand même pas bézef pour une nation, 5e puissance mondiale, comme la France !
    On est vraiment loin la “d’un pays à vocation mondiale. Possesseur de l’arme nucléaire et membre du CSNU certes, mais surtout par son histoire et sa géographie (2e ZEE au monde, riveraine des 3 océans du globe… etc.)”. Pauvres de nous.

    Et dire que certain sont capable de s’en réjouir.
    Y a pas de doute, dans la connerie, il y en a qui sont vraiment, tout simplement inouïs.

    Par casimir on fév 17, 2013

  13. @ casimir
    “Evidemment qu’il nous faudrait deux porte-avions nucléaires type CDG modernisé”
    Vous avez fumé la moquette ?
    Le CdG est une GROSSE merde mal conçu et encore moins bien réalisé, mal adapté au beboin (principalement pas assez long) et qui a couté une fortune.
    D’ailleurs les projets français de porte-avions sont aujourd’hui du gabari 280 m 60-65.000 t avec des catapultes de 90 m.
    Et la propulsion nuc, c’est “bo” sur le papier, dans la réalité pour 2 ou 3 PA, ça n’a strictement aucun intérêt, pire, une recharge de réacteur, c’est 18 mois d’arret technique d’affilé quand une bonne propulsion classique ne demande que très peu d’entretien et coute bien moins cher, tout compris.

    Par Requin on fév 17, 2013

  14. @ aeroxavier

    “Les anglais disposeront a l’avenir de moins d’avions que la France.”
    On verra… Apparemment vous avez vos entrées au MoD, et vous n’avez aucun doute sur les choix à venir dans le cadre du Livre Blanc et de la LPM qui va suivre. Je suis juste un peu plus réservé.

    “les NH90 arrivent, les PPT aussi, il est inutile d’en parler comme si cela ne serait pas en cours.”
    Oui oui, n’en parlons surtout pas, c’est dans “en cours” donc tout va bien.

    “Niveau transport maritime, on a pas de problème actuellement”
    C’est vrai que les BPC ça sert surtout au transport maritime. Et puis on a presque deux fois moins de capacités amphibies que les Britanniques, les Coréens en auront bientôt plus que nous… etc. Pas de problème donc là non plus.

    “Pour les Antonov, on s’en servira le temps d’avoir suffisamment d’A400M, ensuite on s’en débarassera par soucie d’économie.”
    A mon avis non, sauf peut-être si on arrive à faire du troc avec tout ou partie de nos alliés équipés de C-17 (GB, EAU, Qatar et OTAN notamment).

    @ casimir

    Oui il y a un fossé, de plus en plus grand, entre ce que nous serions sensés être et ce que nous sommes réellement.
    Et effectivement une brigade légère déployée quand le contrat OPS dimensionnant mentionne 30.000 hommes, ça devrait aussi appeler à une certaine humilité.

    Par MP3 on fév 17, 2013

  15. @ Requin,
    il existe d’autre projet concernant un CDG modernisé et amélioré (y compris ralongé pour des catapultes de 90 mm en effet !), mais ça serait un peu long a vous expliquer manifestement.
    “La grosse merde” comme vous dite a éte quand même bien utile en Lybie par exemple (mais pas que).
    De même que l’intérêts ou plutot les intérêts de la propulsion nucléaire sur ce genre de navire, mais la aussi je craint que ce ne soit inutile de chercher à vous les expliquer (vu le niveau de vos commentaire plus digne d’un comptoir de bistrot qu’autre chose) !

    Par casimir on fév 17, 2013

  16. @ Casimir
    Mouais, à force de rien vouloir dire, j’en conclus surtout que vous ne savez rien et que vous n’y connaissez rien, surtout d’un point de vue industriel.
    Petits exemples de la merde industrielle du CdG :
    1-PA Clem : 32.700 tpc – 126.000 cv
    PAN CdG : prévu 36.000 tpc – 83.000 cv (2 réacteur K15 dérivés de ceux des SNLE type Triomphant manque de bol, entre le rajout de 4.000 t de plomb et les modif depuis la livraison on est à plus de 42.000 tpc.
    Résultat sous motorisation.
    2-Pour faire des économies d’ingénierie, on a pris des réducteurs du même type que ceux des FASM type F-67 Tourville (affichant un modeste 6100 tpc)
    Résultat usure anormale, casse et immobilisation de plusieurs mois en sortie d’IPER !!!!!!!, ces pièces qui devaient durer les 40 ans du navires devront être changer à chanque IPER (7 ans)
    3-Mauvais choix financier et technique : une hélice qui casse en pleine TLD, résultat, on prend les hélices de secours des Clem (rendement inférieur) perte de vitesse, cette connerie durera jusqu’à la dernière IPER et une nouvelle commande auprès d’un fabriquant US
    4-On fait des économie de bout de chandelle sur des clapets : un matelot dans le coma depuis 12 ans. Clapets changeaient uniquement lors de la dernière IPER.
    5-mauvais suivi de commande à la construction : les premières vitres livrés pour la passerelle déformait la vue
    6-Selon une étude des années 2005-2007, il avait été démontré que la propulsion nucléaire coutait plus cher qu’une classique tant que le baril couterait moins de $250, à ce prix là, toute l’économie mondial se sera préalablement désintégré, un PAN ni changera rien.
    7-Un PAN n’empêche pas les RAM, actuellement, quand le CdG veut bien être dispo, il est en moyenne de 1/sem, soit un rythme identique à celui prévu pour un PA classic de 280 m.
    8-La propulsion nuc empêche de faire escale dans la plupart des ports pour justement, des problèmes de sécurité nucléaire.
    9-mise en chantier : 1987, en service 2001 à titre de comparaison le QM2, plus grand de 85 m et plus lourd de 35.000 t aura été construit en moins de 3 ans.
    10-disponibilité technique d’environ 50% contre 80% pour les navires récents
    11-on peut se poser des questions sur la futur déconstruction, je sens qu’on va sentir passer la facture (j’avantage de la prop classique, c’est qu’on peut revendre le navire à l’approche de la fin de vie, comme on l’a fait pour le Foch)

    Si vous appelez ça une réussite technolique et industrielle, c’est qu’on ne parle pas la même langue.

    Sinon modifié le CdG pour l’allonger effectivement, peut-être techniquement possible (j’attend une vrai étude fini qui le prouve) mais à combien, voyons : 1 K15, réalisation de la tranche, nouvelles catapultes, disons un bon gros milliard d’Euros, cela pour une réalisation pas à la prochaine IPER (2015) mais à la suivante (env 2022-23), soit plus de la mi-vie du navire, donc en gros un bon gros milliard d’Euros de gaspiller… Sans compter le lieu de la réalisation, Toulon n’est pas forcement équipé pour une jumboïsation et St-Nazaire n’est pas équipé pour recevoir un navire à prop nucléaire, donc encore un surcoût dans les 2 cas.

    Actuellement, il existe 3 projets de “PA2″ :
    1- le CVF-FR, variante du CVF de BAE système (UK) mais avec pas mal de modif (ilots, dispositions intérieurs pour correspondre au besoin militaire français (ex : soute pour armement nucléaire) et au standard du chantier, signe particulier : 2 ilots sans doute au départ parce qu’on a 2 MT30 donc 2 conduit d’échappement de gaz chaud, autant en tirer profit. cout estimé 2007 : 2,5 Mds € HT, en stand-bye depuis 2007
    2- projet Juliette, en fait la version 2 d’un ancien projet DCN modifié en grande partie par St-Nazaire, en particulier la propulsion et ce qu’il en découle : 3 hélices, une jupe de rajoutée, une seule MT30, 1 seul ilot mais de taille limité, une partie des locaux passe dans la coque
    3- Romeo, pareil que précédement, version 2 d’un ancien projet, même dessin de coque que Juliette mais propulsion nuc (3 K15 ?)

    Peut-on dire que Romeo est une évolution du CdG : peut-être initialement mais plus aujourd’hui : chantier très différent – rappel, les 2 premiers BPC sont les derniers navires livrés par DCN Brest (et encore il ne s’agissait que d’un assemblage) depuis, la construction neuve n’existe plus là-bas – en dehors des réacteurs, tout à été mis à la sauce St-Nazaire qui a une politique industrielle très différente, si vous avez eu l’occasion de monter sur le CdG et sur un BPC, vous comprennez ce que je veux dire.

    Cette remarque marche d’ailleurs pour les 3 projets.
    Processe de construction “un peu” différent : DCN Brest : mini-bloc
    St Nazaire : méga-bloc actuellement 700 t en attendant la livraison prochaine d’un portique pouvant soulever des blocs de 1.400 t
    standardisation poussé pour éviter des surcoût idiots : les postes du CdG, fabriqués sur mesure, auront coutés plus cher par lit que les cabines fabriqués à Lanestère par STX France (toujour compté par lit) avec un confort plutôt différent.
    Respect des normes de construction (histoire d’éviter les accidents) pour le chantier civil, DCN Brest avait un peu de mal avec ça.
    Installations optimisés, par exemple les BPC sont équipés de ponts roulants pour charger des palettes entières de vivre depuis le quai avec seulement 3 marins quand il faut débaler pour le CdG et faire la chaine avec des dizaines de personnes.
    Respect des normes environnementales : CdG aucune obligation – 2000 la France (et les Européens) s’oblige à respecter les normes environnementales pour le matos militaire – le Dixmude est équipé d’une mini-central de recyclage des eaux usées.
    Ca c’était pour la coque

    Militairement :
    CdG : prototype avec des matériels uniques
    projets de PA2 : maximum de matos sur étagère : réduction des coûts et limitation des risques technologiques

    Par Requin on fév 17, 2013

  17. Ah, j’ai oublié dans la liste des conneries industrielles du CdG
    12- La DGA qui n’avait pas anticipé les E2, techniquement certe pas très grave, mais ça a fait mourrir de rire la planète entière sauf les marins français…

    Une petite rumeur cours également, l’un des 2 premiers Cdt (le 1er il me semble) du CdG aurait dit que c’était un navire ni fait, ni à faire devant la médiocrité de la réalisation…

    Par Requin on fév 17, 2013

  18. @ Requin,
    que de french bashing pour le coup.

    Bien que ce ne soit pas exactement le sujet, quoique on y soit peut être tout à fait au centre et au fond de ce problème, qui se pose à la marine nationale française comme aux américains : cohérence et juste suffisance.

    Evidemment que tout nouveau matériel prototype subit un certain nombre d’ajustements (comme dirais certain, mais tant que ça reste dans une certaine enveloppe budgétaire, la est toute la différence (de taille)) avant d’être pleinement opérationnel.
    Ce qui ne fait que confirmer au contraire qu’un porte-avions opérationnel est vraiment un savoir-faire très long à acquérir (demandez aux russes, chinois, indiens, etc.), mais aussi qui ce perd très rapidement (demandez aux anglais).
    Ce qui ne fait que renforcer l’urgence maintenant de mettre en roue un deuxième PAN modernisé et amélioré.

    Donc, cher Requin (pas trop à jour vos projets, notamment celui avec les anglais, abandonné depuis maintenant un certains nombres d’années !), la solution, très pragmatique (on tiens compte notamment des plâtres essuyés par le CDG, pour améliorer ce qu’il y a à améliorer. Au lieu de laisser partir justement ce savoir-faire acquit sans certains essais et aménagements), d’une construction d’un nouveau porte-avions nucléaire type CDG de 50 000 tonnes (au lieu de 43 000), rallongé d’une vingtaine de mètres, avec une forte communalité de plus de 90 % avec le CDG, est estimée, aujourd’hui, à environ 2,5 milliards d’euros et qui pourrait être encore, construit pour l’Iper du CDG prévue en 2023 (pour la prochaine, c’est malheureusement trop tard, reste à espérer qu’il n’y ait pas de crise grave entre-temps)(ah oui le deuxième pourrait être prévu aux alentours de 2030 et un troisième vers 2037, date de sortie prévue pour le CDG, ce qui permettrait de créer un mini effet de série au demeurant).

    Cela permettrait d’avoir rapidement (sans avoir tout à refaire, études, plans, développements, etc.) un bâtiment moins cher à l’entretien, avec un personnels réduits (1600 hommes au lieu de 1950 grâce aux nouvelles technologies), une nouvelle électronique moderne, construit aux nouvelles normes nucléaires civiles permettant notamment de le déployer encore plus facilement à l’étranger, des locaux réaménagés, un pont d’envol rallongé et modifié pour deux catapultes de 90 mètres et non effectivement comme actuellement de 75 mètres, ce qui permettrait d’éviter une usure accélérée de la structure des Rafales, propulsé par deux K15 modifiés et modernisés avec des axes de transmissions adaptés, car se sont eux le facteur limitant la vitesse et non pas la puissance des réacteurs par eux-mêmes, c’est donc tout particulièrement une nouvelle liaison turbine arbre d’hélice qu’il faut développer (voir même pourquoi ne pas envisager de passer directement à du turboélectrique ?), une taille des ascenseurs adaptée pour deux Rafales simultanément, accélérant la mise en Å“uvre des aéronefs et améliorant ainsi l’efficacité globale.

    Ah rapidement sur la propulsion nucléaire : Si on considère le coût complet sur sa durée de vie, avec un prix baril qui ne cesse de croitre, contrairement à ce que vous affirmer (comme un certains nombres de vos contre-vérités semble t-il), selon des études américaines, le nucléaire est moins cher, y compris malgré un coût légèrement supérieur à la fabrication, c’est à dire sur le long terme, pour tout bâtiment de plus de 25 000 tonnes, au dessus d’un prix du baril de pétrole supérieur à 70 dollars (ce qui est largement inférieur à son niveau actuel et surtout, plus encore, indubitablement futur).

    Par ailleurs, les avantages opérationnels de la propulsion nucléaire vis-à-vis de la propulsion classique sont manifestes :
    - endurance (sur la distance pour couvrir de très longues distances en très peu de temps, comme sur l’instantané, pour rester à vitesse maximale pour permettre la mise en œuvre des avions de manière optimale tout le long des temps d’opérations)
    - accélération : qui peut lui sauver la vie pour mettre en œuvre ses avions au plus vite en cas de danger immédiat détecté
    Si ces deux avantages ne sont pas primordiaux au quotidien, ils peuvent en revanche s’avérer tout à fait décisifs en cas d’engagement dans un conflit de forte intensité (contexte qui est tt de même le 1er devant être considéré).
    D’autre part, outre que les avantages opérationnels de la propulsion nucléaire vis-à-vis de la propulsion classique sont connus, un porte-avions conventionnel se déplace forcément au rythme global, donc moins rapide, des pétroliers ravitailleurs qui lui sont indispensables (coûts supplémentaires à prévoir également !), avec accessoirement le coût de ces pétroliers ravitailleurs en plus.
    Avec une propulsion nucléaire, un Hawkeye et un Rafale qui va loin et fait beaucoup de choses, la France peut faire jouer à son GAN un rôle similaire à celui des GAN américains, avec une doctrine d’emploi également similaire, ce que beaucoup cherchent à faire ou voudraient bien pouvoir faire.
    Avec une propulsion classique, la doctrine d’emploi sera forcément différente, et les capacités globales du GAN dégradés.

    Les droits d’escale ne sont pas vraiment un problème. Il y a déjà un bon gros paquet de ports qui accueillent les PAN US, de même que le CDG.
    Le souci, cher Requin, serait plus pour les droits de passage, mais là aussi, sachant que les 11 PA nucléaire de l’US navy voyagent déjà partout dans le monde depuis bien longtemps, tous les principaux passages sont déjà “déverrouillés” à la propulsion nucléaire par ces super-carriers (Suez compris).
    De plus, ce type de navire est typiquement un bateau de grand large, et de permanence au grand large, tout l’opposé d’un esquif destiné à faire du cabotage, cher Requin.
    Nos PAN n’ont besoin que de quelques points relais portuaires potentiels, et ils les ont déjà (en Italie, à Chypre, à Djibouti, aux EAU, etc …).

    Après, comment vous expliquer, qu’ un porte-avions est avant tout un outil stratégique et géopolitique, voire diplomatique et politique, au rendement sans équivalent pour tout pays qui se veut encore une réelle puissance qui puisse compter réellement et non se contenter d’être un simple supplétif essentiellement politiquement symbolique d’ailleurs.
    C’est à dire, le fait d’avoir une vraie base aérienne majeure, complète et surtout mobile, avec 30 Rafales et Hawkeyes disponibles, y compris pour la mission de dissuasion, ceci sur tout les océans du globe et indépendamment de toute sujétion très limitante d’avoir à chercher, préalablement des bases aériennes pour toute intervention (même relativement proche comme en Lybie !).
    C’est à dire encore, un des dernier vrai instrument de souveraineté et d’autonomie qui nous reste avec la dissuasion.

    Par casimir on fév 18, 2013

  19. @ Casimir
    Je ne remets pas en cause la pertinence des porte-avions, et encore moins leur utilité pour la France. J’en veux juste un bon et à un coût normal.
    Ce que je dénonce fortement, c’est la connerie industrielle du programme CdG.
    Malheureusement, comme vous n’y connaissez visiblement rien en chantier et industrie navale, vous croyez bêtement la propagande gouvernementale (vous croyez donc sans doute également qu’on “assiste” l’armée malienne – LOL)
    Il y a une très net différence entre des petits pb de jeunesse et ce qui c’est passé avec ce programme.
    Mettre des clapets eaux douces dans des soutes à merde, c’est pas un pb de jeunesse, c’est un non-respect de norme de construction. Dans le privé, avec les conséquences dramatique qu’il y a eu, le responsable aurait été faire un tour en zonzon pour “mise en danger involontaire de la vie d’autruit” et “coups et blessures invonlontaires”.
    Consevoir une hélice irréalisable dans les conditions imposés par la DGA, c’est pas une erreur de jeunesse, c’est de l’incompétence pur et simple
    vouloir mettre des réducteurs conçu à la base pour des frégates de 6000 t sur un PA de 40.000, c’est un manque de bon sens inqualifiable pour des ingénieurs dignes de ce nom
    Vous y connaitriez en instrutrie naval vous seriez que les process de feu-DCN Brest et STX France (seul chantier en France aujourd’hui pour construire des BPC, PA et PR) n’ont rien à voir et la politique de bureau d’étude idem (d’ailleurs ceux de Brest ont disparu dans les réformes) donc on ne tranfert pas comme ça des plans (qui plus est mauvais) d’un chantier naval à un autre. STX France, C’est un chantier qui assemble par méga-bloc, qui a son usine de mobilier embarqué, ses fournisseurs, ses clients privés très éxigent en qualité donc avec la R&D qui va avec et qui peut être transferée en partie sur du militaire comme on le voit sur les BPC (vous le seriez si vous étiez déjà monté à bord), qui a construit des tankers de 400 m de long, c’est propres bureaux d’étude nettement plus performant sur les gros navires que ne le sera jamais DCNS faute de besoin, d’ailleurs les BPC, le Projet Brave, et les 3 projets de PA2 sont tous co-signés DCNS-STX France.
    Donc les études du CdG, bin elle n’ont aucun intérêt pour un CdG amélioré, qui n’est juste qu’un fantasme dans votre tête.
    Par contre le CVF-FR et Juliette.2, parce que à jours des process STX, pourraient entrer en production rapidement (Romeo étant plus compliqué, à cause de la production de la chaufferie et des difficultés technique de production d’un navire à propulsion nucléaire à St Nazaire)
    Si vous connaitriez le fonctionnement des GAN en mer, vous seriez que le PAN ravitaille TOUTES les semaines, et que son escorte n’est pas nucléaire, donc la soit-disante autonomie grace au nuc, c’est juste du pipo.
    Si vous y connaisiez encore en industrie navale, vous seriez que les PR français sont hors-normes (simple coque) et qu’ils seront remplacés dans la prochaine LPM sans doute par le projet Brave (dans les 30.000 t à charge, norme Panamax)
    De plus, ne confondez pas l’US Navy et ses plus de 100 réacteurs nuc en activité et la Marine Française.
    Les PA US classe Nimitz sont dotés de réacteurs qui n’ont besoin d’être rechargé qu’à mi-vie (25 ans), les Ford n’auront pas besoin d’être rechargé du tout, on est loin des K-15 avec un rechargement tous les 7 ans pour le PAN.
    Evidement, avec une série de plus de 20 réacteurs, les coûts d’étude sont lissés “un peu” différement que pour 1 navire (chaine de propulsion complete).
    A condition évidement que l’étude soit vrai parce que si c’est les mêmes qui ont dit il y a dix ans que le F-35 serait un avion de 5e Gen moins cher qu’un de 4e, on peu avoir des doutes. MDR
    Quand au condition d’utilisation des PA, que je connais sans doute beaucoup mieux que vous pour l’avoir vécu (ce qui est sans doute la plus grande différence entre nous, quand on parle de PA, JE sais de quoi je parle) et bien des turbines à gaz (MT30 en l’occurence) sont beaucoups plus adaptées aux accélérations rapide (c’est d’ailleurs ce qu’on met dans les frégates ASM aujourd’hui) qu’un réacteur, les barres d’uranium n’aiment pas trop les mouvements brusques en général…

    Par Requin on fév 18, 2013

  20. @ Requin,
    “Je ne remets pas en cause la pertinence des porte-avions, et encore moins leur utilité pour la France. J’en veux juste un bon et à un coût normal” : on est donc d’accord, sur le fond.
    Ceci dit, je n’ai jamais que le CDG était exempt de défaut, ni perfectible, bien au contraire.
    Son principal étant qu’il soit unique, c’est à dire indisponible dans 40 % des cas et surtout qu’on se résigne à ce qu’il n’est pas de successeur, notamment en tenant compte de l’expérience justement maintenant acquise.
    Une fois perdu cet instrument, je pense que la France aura perdue beaucoup de ce qui reste encore de sa souveraineté et de son autonomie et ainsi que de sa place, aussi relative même qu’elle puisse devenir, en tant qu’acteur dans le monde.

    Par casimir on fév 20, 2013

  21. C’est pas parce qu’un navire est unique ou une tête de série qu’il doit présenter un taux de disponibilité technique aussi faible.
    Dans le cas présent, c’est juste parce que le programme a été menée de façon complétement abérente, cela de A à Z.Entre autres, une vrai étude indépendante en amont aurait vite démontré l’impertinence des K15 pour un PA (même avec 2 navires au lieu d’un).
    Ce navire est l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire en construction naval, il n’a pas grand intérêt. Surtout qu’il y a aujourd’hui des plans de PA bien meilleur.

    Par Requin on fév 22, 2013

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