A Gao, la MISMA demande le soutien de la population civile

14 fĂ©vrier 2013 – 17:00

Après deux attentats suicide et une attaque d’un commando du Mouvement pour l’unicitĂ© et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), la tension reste vive Ă  Gao, ville oĂą le groupe islamiste s’Ă©tait Ă©tabli en 2012.

Ainsi, le 13 fĂ©vrier au matin, des centaines de kilos d’explosifs ont Ă©tĂ© dĂ©couverts Ă  deux pas de l’hĂ´tel Askias, oĂą sont installĂ©s les journalistes. Cet impressionnant stock, rĂ©parti en 4 fĂ»ts reliĂ©s Ă  une des dĂ©tonateurs par des cordons mais de disposant pas de dĂ©clencheurs, Ă©tait entreposĂ© dans la cour de la dernière rĂ©sidence connue d’Abdoul Hakim, l’un des dirigeants du Mujao. L’intervention des dĂ©mineurs français aura permis d’Ă©carter tout danger. Et l’on imagine sans peine ce qu’il se serait passĂ© si par malheur ce dispositif avait Ă©tĂ© mis Ă  feu.

Toujours est-il que l’infiltration de combattants islamistes dans Gao reste une menace. Et cela d’autant plus qu’ils semblent particulièrement motivĂ©s pour passer Ă  l’action. Aussi, la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), armĂ©e par la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CĂ©dĂ©ao), a lancĂ© un appel Ă  la population pour l’aider Ă  dĂ©jouer les plans des militants du Mujao.

“Les jihadistes ou les terroristes pourraient ĂŞtre dans la ville ou dans les alentours. Pour le moment, on ne sait pas qui est jihadiste. On ne peut pas voir quelqu’un lĂ  et deviner s’il est jihadiste ou pas”, a expliquĂ© le le capitaine Yao Adjoumani, le porte-parole de la MISMA. “Nous demandons aux populations de nous aider. Il faut dĂ©noncer pour nous aider en dĂ©nonçant tout ce qui est suspect”, a-t-il ajoutĂ©.

Actuellement, 500 soldats nigériens de la MISMA sont présents à Gao, aux côtés de leurs homologues français et maliens.

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  1. 7 commentaires à “A Gao, la MISMA demande le soutien de la population civile”

  2. Il n’a pas tout Ă  fait tort en disant qu’on ne peut pas reconnaĂ®tre un “tango” dissimulĂ© dans la population…

    Mais on ne peut pas s’empĂŞcher de penser Ă  de mauvais souvenirs :
    de ’40 Ă  ’45, quand on aime pas son voisin on dit qu’il est juif;
    de ’45 Ă  ’50, quand on aime pas son voisin on dit qu’il est collabo.

    Par virgile on fév 14, 2013

  3. Que voilĂ  un point Godwin vite gagnĂ© …..!

    Par Clavier on fév 14, 2013

  4. Pas de frappes aériennes à base de GBU dans les villes : le risque de dommage collatéral est trop grand.
    Il va falloir aller chercher les infiltrĂ©s “Ă  la petite cuillère”, en environnement urbain, avec des appuis aux effets maĂ®trisĂ©s. En avant donc les forces terrestres : armes de contact (infanterie, cavalerie, ALAT) mais aussi, probablement, gĂ©nie (pour faire face aux EEI) et artillerie (par exemple avec des tirs Ă©clairants, quand il fait nuit).
    L’art du combat interarmes en bref.

    Par MP3 on fév 14, 2013

  5. @MP3

    faire la guerre comme Bashar Al Assad, en somme

    quelle horreur ! vous n’y pensez pas !

    le changement c’est maintenant

    Par Partiote on fév 15, 2013

  6. @Clavier : Je crois m’ĂŞtre mal exprimĂ©, je n’insulte personne !
    Je parle d’un risque liĂ© au procĂ©dĂ© mĂŞme de dĂ©lation, qui s’est avĂ©rĂ© ĂŞtre rĂ©el non seulement pendant et après la deuxième GM, mais presque Ă  chaque fois qu’un système de dĂ©lation est mis en place… Un phĂ©nomène qui n’est pas liĂ© du tout aux Nazis mais juste Ă  la nature humaine, Ă  l’intĂ©rĂŞt que trouvent certains dans la possibilitĂ© de pouvoir se dĂ©barrasser de quelqu’un par une simple dĂ©claration anonyme.

    Bon, pour gommer ce vilain point Godwin, je passe Ă  d’autres exemples : aux USA, dans les annĂ©es du “McCarthisme”, quand on aime pas son voisin on dit qu’il est communiste.
    en France, au milieu du XIVe siècle, quand on aime pas son voisin on dit qu’il fait commerce avec le Malin.
    Un siècle plus tard, on dira qu’il est protestant.
    Pendant la Terreur, au tour du noble et du royaliste.

    Après, on en pensera ce qu’on veut : il n’y a parfois pas d’autre possibilitĂ©… quand il n’y a pas de preuves matĂ©rielles (le cas au mali), le jugement se fait Ă  la parole donnĂ©e, c’est tout ce que l’on a. Je n’ai hĂ©las rien de mieux Ă  proposer que la dĂ©lation pour dĂ©nicher les extrĂ©mistes infiltrĂ©s. Cependant, il est plus que probable qu’il y ait des abus, que des innocents soient accusĂ©s et condamnĂ©s.

    Voici les travers d’un système malgrĂ© tout efficace. Je ne l’espère pas, mais je pense que l’avenir confirmera mes craintes.

    Par virgile on fév 15, 2013

  7. Eh oui MP3, “Il va falloir aller chercher les infiltrĂ©s “à la petite cuillère”, en environnement urbain, avec des appuis aux effets maĂ®trisĂ©s” :
    Mais ça risque d’ĂŞtre trop tard.

    Ce qui aurait pu et du ĂŞtre fait dĂ©s le dĂ©part et Ă  chaque ville “libĂ©rĂ©e” du nord, avec des effectifs suffisant et coordonnĂ© par une planification organisĂ©e (ce dont il Ă©tait possible après l’interception initiale des colonnes fonçant vers Bamako dĂ©but janvier, Ă  dĂ©faut de prĂ©paration prĂ©alable suite aux atermoiements pendant des mois de nos politiciens).
    Avec un passage au crible de chaque ville, quartier par quartier, un par un et une par une et en particulier avant que les nuisibles aient eu le temps de se planquer ou de disparaitre dans la nature, au lieu de se contenter de foncer, assez bĂŞtement (faut-il commencer par le dire !), dans le vide, qui plus est dans une course Ă©perdue, ceci avec des moyens lancĂ©s dans la bataille essentiellement au coup par coup et apparemment sans plan rĂ©ellement dĂ©fini et au petit bonheur la chance, surtout sans pratiquement d’opposition en face.

    Ce qui aurait put alerter et amener nos si brillants gĂ©nĂ©raux (qui n’ont sans pas grand chose Ă  envier Ă  ceux de 40 (un point godwin pour casimir !), vu que l’on a pas changer le système qui maintenant reproduit la mĂŞme mĂ©diocritĂ© de carriĂ©riste apeurĂ©s) Ă  au moins un peu s’interroger (je sais c’est pas leur fort) sur cet Ă©tat de fait.

    Maintenant on risque fort d’avoir Ă  rester très longtemps et en nombre (et des troupes qualifiĂ©es, c’est Ă  dire principalement françaises Ă©videmment) si on veut avoir un rĂ©el rĂ©sultat bien sur, faute d’avoir mis les moyens adĂ©quats et la rĂ©flexion nĂ©cessaire en temps et en heure, pour un coĂ»t qui sera au final certainement beaucoup plus Ă©levĂ© que prĂ©vu, soit l’exact opposĂ© voulu au dĂ©part.

    La encore, pour prĂ©ciser (merci de bien vouloir noter que je n’incrimine en aucun cas ceux qui sont rĂ©ellement sur le terrain (au contraire vu le matĂ©riel avec lequel ils sont la majeur partie obligĂ© de se battre), qui ne font que faire ce que d’autres ont supposĂ© avoir pensĂ©), la faute principale revenant Ă  nos tristes politiciens d’aujourd’hui (pas un pour relever l’autre depuis de trop nombreuses annĂ©es et mĂŞme dĂ©cennies), bien incapable de dĂ©cider et de prĂ©voir, encore moins d’anticiper (pourtant le fait principal de gouverner, enfin autrefois), guère aidĂ© en cela par une caste auto promue bien confortablement rĂ©installĂ©e de, si nombreux en plus, gĂ©nĂ©raux de salon (sans parler de la place laissĂ©e presque totalement vacante par ces mĂŞmes politiciens Ă  des lobbies toujours plus efficaces eux, concernant bien sur leurs intĂ©rĂŞts particuliers et de moins en moins nationaux).

    Par casimir on fév 15, 2013

  8. Nettoyage ou grande lessive?

    Par Wrecker on fév 15, 2013

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