Mali : Un pilote français d’hélicoptère a été mortellement blessé

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a donné, ce 12 janvier, quelques précisions au sujet de l’intervention militaire française au Mali, laquelle a été décidée à la demande du président malien par intérim.

Le ministre a ainsi expliqué que les groupes jihadistes installés au Nord-Mali depuis l’an passé ont profité des délais nécessaires pour l’application des décisions internationales visant à aider l’armée malienne à reprendre les territoires qu’elle a perdus pour lancer une offensive visant à déstabiliser l’ensemble du Mali. C’est « la sécurité de la France et de l’Europe » qui est « en jeu », avec le risque d’un Etat terroriste à portée.

D’où le lancement de l’opération Serval, qui a pour but d’arrêter l’offensive jihadiste, empêcher les groupes islamistes de nuire et de protéger les ressortissants français et européens au Mali. La décision d’intervenir a été confortée par des informations obtenues par les moyens de renseignement, selon lesquelles des préparatifs d’une offensive importante vers Mopti et Diabali, avec une concentration importantes de véhicules, ainsi que par les combats intenses ont été menés à Konna par l’armée malienne.

Dans la nuit du 10 au 11 janvier, une première unité française a pris position à Mopti-Sévaré, puis des moyens aéromobiles et aériens ont été engagés. Les premières frappes ont été effectués le 11 janvier à 16 heures par des hélicoptères français, en l’occurence des Gazelle HOT et Gazelle canon de calibre 20mm du 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces spéciales (RHFS). Cette action a permis de stopper une colonne jihadiste. Plusieurs véhicules ont été détruits.

Mais malheureusement, un pilote français, le lieutenant Damien BOITEUX, du 4ème RHFS de Pau, a été mortellement blessé par le tir d’une arme légère d’infanterie. L’officier est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital de Mopti.

Par ailleurs, des frappes aériennes ont été réalisés au cours de la nuit et ce matin par les Mirage 2000D du dispositif Epervier, basés au Tchad. Ces appareils sont susceptibles d’être épaulés par des Rafale placés en alerte en France. Les avions de l’armée de l’Air ont visé des concentrations de véhicules ennemis.

Enfin, M. Le Drian a indiqué que plusieurs compagnies sont en passe d’être déployées à Bamako pour protéger les ressortissants français et européens. Les effectifs seront de plusieurs centaines d’hommes.

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