Décès de l’ambassadeur serbe auprès de l’Otan

« En début de soirée mardi, un homme a sauté d’une plate-forme d’un parking et est tombé de plusieurs mètres. Les pompiers et médecins de l’aéroport sont intervenus mais n’ont pas pu le sauver », a indiqué, le 5 décembre, Jan Van der Cruysse, le porte-parole de l’aéroport de Bruxelles.

Ce qui n’aurait être qu’un banal fait divers n’en est pas un car l’homme dont il est question est Branislav Milinkovic, l’ambassadeur de la Serbie auprès de l’Otan. Les faits se sont précisément produits vers 18H00, le 4 décembre, jour où une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Alliance était prévue.

Selon les témoignages, Branislav Milinkovic devait se rendre à l’aéroport de Bruxelles pour y accueillier le vice-ministre serbe des Affaires étrangères. Arrivé sur place, et pour une raison inconnue, il s’est éloigné de sa délégation qui rejoignait alors un parking situé en hauteur. C’est après que son corps a été retrouvé une dizaine de mètres plus bas.

Sans attendre les résultats de l’enquête ouverte par les autorités belges, le Premier ministre serbe, Ivica Dacic, a déclaré qu’il s’agissait « évidemment d’un suicide » dont « il est difficile de comprendre les raisons ou les causes. »

Quoi qu’il en soit, le décès de l’ambassadeur serbe a provoqué, comme l’on peut l’imaginer, la consternation à l’Otan. Et cela d’autant plus que, selon les témoignages de diplomates en poste à Bruxelles, il « était apparu tout à fait normal durant la journée ». Et le quotidien britannique The Daily Mail a indiqué qu’il avait été même vu en train de blaguer avec ses collègues peu de temps avant son suicide présumé.

Opposant à Slobodan Milosevic, Branislav Milinkoviv, 52 ans, avait été d’abord nommé, à la faveur du changement de régime à Belgrade, ambassadeur auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), puis auprès de l’Otan, la Serbie ayant rejoint le Partenariat pour la paix de l’Alliance.

Les dossiers évoqués entre la Serbie et l’Otan concernent essentiellement la situation à la frontière avec le Kosovo, l’ancienne province serbe ayant proclamé son indépendance en 2008.

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