M. Le Drian : « La place du renseignement doit être confortée »

Pour la deuxième fois depuis sa prise de fonction, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est allé à la rencontre des personnels de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) en se rendant au siège de cette dernière, situé boulevard Mortier, dans le XXe arrondissement de Paris.

Après avoir rappelé toute la détermination des autorités françaises à faire libérer Denis Allex, un officier de la DGSE, retenu en otage par les Shebabs somaliens depuis plus de trois ans, Jean-Yves Le Drian s’est dit convaincu, comme le président Hollande, que le renseignement « est un enjeu vital, au coeur de notre stratégie de défense et de sécurité nationale » et que « sa place doit être confortée. »

L’on s’en souvient, le dernier Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale (LBDSN) avait recommandé de mettre l’accent sur la fonction « connaissance et anticipation », c’est à dire sur les activités liées au renseignement.

Dans ce contexte, et outre la création du poste de coordonnateur du renseignement, actuellement occupé par Ange Mancini à l’Elysée et celle, en 2010, de l’Académie du renseignement ainsi que de la fusion de la DST et des Renseignements généraux pour former la DCRI, des efforts financiers ont été consentis pour améliorer les capacités des services français en la matière.

C’est ainsi que la DGSE, qui est l’un des trois services de renseignement placé sous la tutelle du ministère de la Défense (les deux autres étant la Direction du renseignement militaire et la Direction de protection et de la sécurité de la Défense), a vu son budget annuel porté à plus de 550 millions d’euros.

Or, pour M. Le Drian, ses efforts ont porté leurs fruits. « Je mesure à quel point la DGSE est un service intégré, qui réunit sous une même autorité les différents instruments de recherche qui garantissent, ensemble, une analyse exhaustive de l’information » a-t-il constaté. Et d’ajouter : « A l’évidence, cette intégration est un facteur d’efficacité. Elle doit être préservée, voire amplifiée, de même que nous devons approfondir la mutualisation des capacités de l’ensemble de la communauté du renseignement. »

Aussi, la DGSE « est à la hauteur des investissements que l’Etat a consentis », a reconnu le ministre de la Défense, estimant qu' »il nous faudra renforcer encore l’efficacité de nos outils, par une coordination accrue de l’ensemble des services, ainsi que par la mutualisation » afin de « démultiplier la capacité et l’efficacité globales des instruments du renseignement. »

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