Nouvel exploit du Groupe Militaire de Haute Montagne

Un an après avoir exploré pour la première fois la cordillère de Darwin, qui située à l’extrême sud du Chili, n’avait jamais été explorée, le Groupe Militaire de Haute Montagne (GMHM), basé à Chamonix, a accompli un nouvel exploit dans l’Himalaya indien.

Ainsi, le 26 septembre, le lieutenant Jourdain, l’adjudant-chef Bohin, le sergent-chef Moatti et le caporal Ratel ont gravi, et cela pour la première fois de l’histoire de l’alpinisme, la face ouest du Kamet, le second plus haut sommet de l’Himalaya indien, qui culmine à 7.756 mètres.

Trois autres membres du GMHM, le capitaine Albrieux, le médecin principal Ginon, l’adjudant Bayol et le chasseur Bletton ont également fait partie de cette expédition et sont restés au camp de base avancé.

Pour compliquer la donne, les militaires du GMHM ont repoussé leurs limites en entreprenant l’ascension en mode alpin, c’est à dire sans oxygène et sans lien physique avec leur camp de base, tout en emportant le minimum de matériel.

En partant du dernier camp de base, sité à 5.800 mètres, ils ont mis 5 jours pour atteindre le sommet, après, a raconté le lieutenant Jourdain, 4 bivouacs, dont 2 au delà de la « zone de mort », à plus de 7.500 mètres.

« Tout le parcours fut vertigineux et techniquement extrême avec surplombs et murs de glace. Impossible de poser un sac. Il fallait tailler dans la pente pour dresser les tentes », a, rapporte l’AFP, expliqué l’officier.

La première ascension du Kamet fut réalisée en 1931 par les alpinistes britanniques Franck Smythe et Éric Shipton, qui empruntèrent un autre itinéraire pour arriver à leurs fins.

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