Militaires tués en Guyane : Le principal suspect a été arrêté au Brésil

Le principal suspect de l’enquête concernant la mort de deux militaires du 9ème Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), tombés dans une embuscade lors d’une opération contre des orpailleurs clandestins à Dorlin, a été interpellé à Macapa, dans le nord du Brésil, le 27 juillet, soit un mois après les faits. Deux autres personnes ont été également arrêtés au cours de la même opération.

Chef brésilien d’une bande sans foi ni loi et également soupçonné d’avoir commis un meurtre au Surinam, Manoel Ferreira Moura, dit Manoelzinho, était activement recherché par la gendarmerie française, qui a déployé 120 hommes depuis une quinzaine de jours dans le secteur de Regina, situé dans l’est guyanais, pour le traquer.

Les gendarmes avaient récemment confiés qu’ils soupçonnaient une partie de la bande de Manoelzinho de vouloir se rendre au Brésil. Les pirogues et des quads volés sur son chemin témoignaient de cette intention. Et manifestement, les faits leur ont donné raison.

La bande de Manoelzinho, qui comptait une trentaine d’hommes, s’est divisée en plusieurs groupes après l’attaque de Dorlin. Ses membres de pratiquaient pas l’orpaillage mais se contentaient de racketter les garempeiros du site dont ils avaient pris le contrôle en janvier dernier, après avoir tué 6 de leurs rivaux.

Dans un communiqué, madame le garde des Sceaux, Christiane Taubira, a dit apprendre « avec satisfaction l’arrestation au Brésil des principaux suspects dans l’embuscade qui avait causé la mort de deux militaires français sur le site d’orpaillage clandestin de Dorlin le 27 juin ». « Les actes d’enquête et les poursuites qui doivent intervenir relèvent maintenant de la coopération entre les autorités judiciaires françaises et brésiliennes afin que ces faits graves puissent recevoir une réponse pénale appropriée » a-t-elle ajouté.

Seulement, le traitement judiciaire de cette affaire va être compliqué. Bien que le Brasilia et Paris ont signé en 1996 une convention d’extradition, il n’est pas certain que la justice brésilienne soit disposée à remettre, du moins dans l’immédiat, Manoelzinho à son homologue française, étant donné qu’il a déjà été condamné par contumace dans son pays natal pour vol.

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