Le salon grec de l’armement Defensys reporté à des jours meilleurs

En deux ans, pour faire face à son endettement massif et au risque de faillite, la Grèce a reçu une aide massive de 347 milliards d’euros en deux prêts étant donné qu’elle ne pouvait plus emprunter sur les marchés ainsi qu’un effacement de sa dette à hauteur de 107 milliards d’euros.

Et comme n’importe qui le ferait s’il a un minimum de bon sens quand il prête de l’argent (du moins, s’il veut en revoir la couleur et éviter de remettre la main à la poche), des efforts et des garanties ont été demandées à Athènes. Seulement, quand le pays est entré dans un cercle vicieux et reste toujours au bord de la faillite, avec un PIB en chute de 6,5% et un chômage de 22,6% de la population active.

C’est donc dans ce contexte que les Grecs seront appelés une nouvelle fois aux urnes – le précédent scrutin n’ayant pas permis de dégager une majorité apte à gouverner – le 17 juin prochain, afin de choisir entre le parti d’extrême gauche Syriza, d’Alexis Tsipras, et le parti conservateur, emmené par Antonis Samaras. L’enjeu de cette élection a été résumé par l’ancien Premier ministre Lucas Papademos : « Etre ou ne pas être dans la zone euro? Telle est la question »…

Car si les conservateurs, comme les socialistes du PASOK, défendent une ligne européenne, ce n’est pas le cas du Syriza, qui propose d’arrêter les licenciements dans la fonction publique grecque, de porter le salaire minimum de 480 à 700 euros, de supprimer des taxes ou encore d’annuler les dettes des foyers les plus en difficulté. En revanche, rien n’est dit sur le budget de la défense du pays, dont le montant a flirté avec les 4% au cours des 10 dernières années.

Les dépenses mitaires grecques – qui, en pourcentage du PIB, arrivaient en seconde position des pays de l’Otan, derrière celles des Etats-Unis – n’expliquent pas à elles seules l’état des finances publiques du pays. Et l’on remarquera, d’ailleurs, que d’autres Etats qui ont fait le choix, par le passé, de tailler dans le budget de leurs armées, ne sont pas actuellement dans une situation financière très confortable…

Quoi qu’il en soit, l’incertitude tant politique qu’économique en Grèce a conduit à l’annulation du salon de l’armement Defensys, qui devait avoir lieu du 27 au 30 octobre à Salonique.

« Nous avions initialement reçu des marques d’intérêt de la part de grands groupes étrangers. Mais les réservations ne se sont pas concrétisées », a expliqué à Athens News Agency, Dimitrios Bakatselos, le président de la Chambre de commerce de Salonique.

Pour sa première édition, en octobre 2010, le salon Defensys avait attiré 162 exposants venus de 22 pays et attiré un peu moins de 10.000 visiteurs. Et d’après les organisateurs, 150 entreprises avaient manifesté leur intérêt pour cet évènement, qui a donc devrait probablement lieu en 2013.

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