Un partenariat entre la France et l’Afghanistan bientôt signé

L’avenir de l’Afghanistan après l’échéance de 2014 se joue aussi dans les coulisses. Ainsi, et après un premier refus de Kaboul, qui aurait souhaité un autre point de chute, le mouvement taleb du mollah Omar, qui est le principal groupe insurgé afghan, devrait finalement avoir la possibilité d’ouvrir un bureau de représentation à Doha afin de pouvoir entamer des pourpalers de paix, sous l’égide des Etats-Unis, de l’Allemagne et du Qatar.

Cette démarche est soutenue par Paris. C’est du moins ce qu’a déclaré le ministre de la Défense, Gérard Longuet, qui a passé le réveillon de la Saint Sylvestre sur le théâtre afghan, auprès du contingent français. A cette occasion, il a déclaré que la France devait avoir « des relations bilatérals durables » avec l’Afghanistan, dans la perspective du retrait de la coalition internationale prévu pour la fin 2014, anné à partir de laquelle les forces afghanes devraient en mesure d’assurer la sécurité sur l’ensemble de leur territoire.

« Un traité d’amitié franco-afghan est en préparation » a aussi rappelé Gérard Longuet. Ce projet avait d’ailleurs déjà été évoqué en octobre dernier, à l’occasion de la visite à Paris du ministre afghan des Affaires étrangères, Zalmai Rassoul. Le document en question concerne la formation des soldats et des policiers afghans, la création d’une force de gendarmerie mais aussi l’agriculture, la santé, la recherche et le développement.

Selon la présidence afghane, la rédaction de ce traité « de partenariat stratégique » entre Paris et Kaboul est « presque achevée ». En attendant qu’il soit signé, le président Karzaï « remercie la France pour son assistance, surtout dans la formation de l’ANA (armée nationale afghane, ndlr).

Par ailleurs, les effectifs du contingent français présent en Afghanistan devraient théoriquement être ramenés de 3.600 à 3.000 soldats en 2012. C’est, en tout cas, ce qu’avait annoncé le président Sarkozy en juin dernier. A moins que le changement éventuel de la donne politique en France, au printemps prochain, ne se traduise par un retrait plus important des forces françaises, lequel devra toutefois composer avec les contraintes logistiques.

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