Une mise au point de l’armée de Terre au sujet de soldes versées en retard

L’Association de défense des droits des militaires (Adefdromil) a publié un communiqué, le 30 novembre, pour avertir que de « nombreux militaires » de l’armée de Terre « n’ont toujours pas été soldés (payés, ndlr) au titre du mois d’octobre ».

« Les militaires, après avoir rendu compte à leur hiérarchie, tiré toutes les sonnettes à leur disposition et face à la passivité de leurs chefs et des services censés les administrer, se sont tournés alors vers l’Adefdromil. (…) Mais, une vingtaine de militaires d’un régiment du Sud, plusieurs dizaines dans l’Est, une quinzaine en Ile-de-France nous signalent n’avoir rien reçu sur leur compte bancaire », explique cette structure.

De son côté, l’association Militaire & Citoyen, qui s’associe à l’Adefdromil, dénonce ces dysfonctionnements, en qualifiant la situation « d’extrêmement grave » et met en cause la mise en service, au sein de l’armée de Terre, du système qui gère les traitements des militaires, appelé Louvois (Logiciel unique à vocation interarmées de solde). A noter que ce dernier fonctionne déjà pour le Service de Santé des Armées et le Service des Essences.

Cela étant, quand l’armée de Terre avait annoncé le passage au système Louvois, qui est lui-même raccordé au logiciel d’information des ressources humaines CONCERTO pour calculer le montant des soldes, elle avait prévenu ses personnels que des problèmes pouvaient survenir tout en les invitant à prévenir du moindre changement de leur situation.

« Au regard des 130 000 BMS (ndlr, Bulletin mensuel de solde) qui seront édités, des inexactitudes seront toutefois possibles. Si d’aventure une erreur était constatée, il faudra s’adresser alors au correspondant ressources humaines (RH) habituel qui fera procéder aux corrections », pouvait-on ainsi lire sur le site de l’armée de Terre, en octobre.

Contacté par Zone Militaire, le Sirpa Terre a reconnu que 1.387 militaires, soit 1% des effectifs de l’armée de Terre, ont été affectés par des retards de paiement en octobre, lors du passage au système Louvois, lequel, selon lui, n’est pas en cause.

Ainsi, toujours d’après le Sirpa Terre, les dysfonctionnement constatés semblent « très majoritairement provenir d’absences de vérifications des administrés eux-même ou d’erreurs de saisies par les services administratifs ». Et d’assurer que ces problèmes ont été réglés « pour l’essentiel », en octobre. Ce qui suppose que d’autres cas étaient alors à régler à cette époque.

Par ailleurs, il a été précisé que chaque problème détecté « a fait l’objet d’un traitement individuel aussi rapide que possible, avec un paiement manuel; avant fin novembre, toutes les soldes d’octobre avaient été payées. »

« Toute peine mérite salaire » dit-on, et ne pas être payé en temps et en heure quand l’on a des factures ou des traites de crédit à honorer, c’est plus que gênant et désagréable. D’autant plus que les banques ne font jamais de cadeau (ou rarement) et que les pénalités tombent comme à Gravelote pour peu que des paiements soient refusés, faute d’avoir un solde créditeur.

Aussi, l’armée de Terre a fait valoir qu’elle en a parfaitement conscience de ces situations délicates. Aussi, elle « a mis et continue de mettre en oeuvre toutes les dispositions qui lui permettent de corriger les défaillances ou d’aider les administrés », certaines familles en difficulté pouvant bénéficier de prêts.

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