Les hélicoptères Tigre pourraient faire les frais des restrictions budgétaires

A l’heure où les hélicoptères de combat de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) s’illustrent en Libye, la pression budgétaire exercée sur le ministère de la Défense (3,6 milliards d’euros d’économie à faire en trois ans, partiellement compensée par des recettes exceptionnelles qui tardent et des gains de productivité) pourrait avoir des conséquences sur les programmes Tigre et NH90, selon le quotidien La Tribune.

En principe, vers 2018-2019, l’armée de Terre devrait diposer de 80 hélicoptères Tigre, déclinés en deux versions : HAP (appui et protection, qui a connu l’épreuve du feu en Afghanistan) et HAD (appui et destruction, avec la capacité de tirer des missiles air-sol Hellfire 2).,

Dès 2012, l’ALAT pourrait normalement compter sur 40 Tigre HAP et les deux premiers exemplaires de la version HAD devraient lui être livrés. Seulement, d’après le journal économique, l’Etat-major des armées étudierait l’option de mettre plus de la moitié de la flotte de Tigre HAP afin d’économiser sur les dépenses de maintenance.

Et la Tribune va encore plus loin en précisant, selon ses sources, que ces appareils pourraient être proposés à l’exportation une fois rénovés, à l’image de ce qui a été fait pour les 12 Mirage 2000 vendus au Brésil en 2005.

Quant au NH90 version terrestre (TTH), 34 exemplaires ont été commandés jusqu’à présent et 34 autres devraient l’être en 2014. Normalement, l’ALAT attend 133 appareils. Mais là, il sera compliqué de réduire la voilure puisque Eurocopter, le constructeur, a demandera des dédommagements à l’Etat si la cible finale n’est pas respectée, et cela pour une raison simple : le prix unitaire de ces appareils a été fixé sur la base d’une « quantité négociée ».

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